March Madness: Le basket universitaire aux Etats-Unis

La March Madness va commencer le 19 Mars. C’est un événement incontournable du sport américain. Pendant 10 jours, WeSport vous propose de découvrir cet événement  à travers une série de plusieurs articles.

On commence cette série par la découverte du basket universitaire, véritable institution aux Etats-Unis. Joueurs stars, salle immense, championnat très bien organisé, le championnat NCAA n’a rien a envié à la prestigieuse NBA .

 

L’université symbole des valeurs américaines

Le sport universitaire fait parti à part entière du sport américain. Il est connu sous le nom de NCAA pour National Collegiate Athletic Association. Cette association regroupe 24 sports, qui vont du basket au bowling en passant par le tennis et l’aviron. Très populaire, il arrive même à dépasser parfois le sport professionnel. C’est une évidence les américains sont très attachés à leur université, que ça soit parce qu’ils les ont fréquentés ou tout simplement parce qu’elle se situe dans leur ville. Les équipes de sports sont la vitrine de ces universités ou de ces villes. Leurs athlètes sont de véritables stars locales et même nationales.

Credit photo : Glassdor

C’est évidemment le cas du basket, un des sports les plus pratiqués outre-Atlantique. Les équipes universitaires sont très populaires et, au même titre qu’en NBA, tout le monde connait les meilleurs joueurs de la NCAA. Dès le lycée (voir avant parfois), les meilleurs basketteurs du pays sont repérés et starifiés. On peut facilement trouver sur internet des prévisions de draft pour les 5 ans à venir !

Les universités prestigieuses se battent pour recruter les meilleurs lycéens du pays. Pour attirer ces futures stars, elles leurs offrent un droit d’entrée gratuit dans leur faculté. C’est donc une proposition pour avoir un diplôme réputé sans débourser d’argent. Ce phénomène de bourses d’études est fréquent aux Etats-Unis. Vu le prix que peut atteindre le cursus de certaines universités, ces lycéens reçoivent donc un cadeau de plusieurs dizaines de milliers de dollars. Par contre ce sera le seul avantage auquel ces jeunes joueurs auront droit !

 

 

Un sport populaire mais amateur

Si la NCAA génère énormément d’argent grâce à la billetterie, aux contrats publicitaires et aux contrats télévisuels, les joueurs ne touchent pas un seul centime. Il est même interdit de signer des contrats avec des équipementiers sportifs ou même avec une simple marque de pizza qui vous offrirait quelques pizzas par semaine. Les joueurs de NCAA sont de simples étudiants et ils ne doivent recevoir aucun salaire et aucun avantage en nature.

Certes ces étudiants ne payent pas leurs études mais fréquemment (surtout au basket), ils proviennent de milieux défavorisés. Ils n’ont donc pas forcément d’argent pour se nourrir. De nombreux scandales ont déjà éclatés à ce sujet. Certaines universités ont été accusé de verser des pots de vins aux joueurs pour les attirer. Pire des joueurs ont déjà étaient suspendus simplement pour avoir accepter qu’une marque de fast food ne leur offre quelques repas…

A l’opposé la NCAA génère des revenu équivalent à 1 milliards de dollars par an et les entraineurs sont aussi bien payés (voir mieux) qu’en NBA. A titre d’exemple la légende Mike Krzyzewski, entraineur des Duke Blue Devils, touche 9 millions de dollars par an. C’est plus que la plupart des coachs évoluant en NBA. On retrouve dans ce systèmè tout le charme du « puritanisme » américain !

 

 

Des salles à faire pâlir notre Pro A

Un exemple de la popularité du championnat universitaire de basket aux Etats-Unis est la capacité des salles qui accueillent les matchs.

La plus grande salle est le Carrier Dome de Syracuse avec 35000 places. C’est donc plus que le Well Fargo Center de Philadelphie, plus grande salle NBA, qui ne contient que 21600 places. Tout comme en NBA, beaucoup de salle contiennent entre 15000 et 20000 personnes. On compte 35 salles de plus de 15000 personnes dans le championnat NCAA.

Si on compare à la France, le constat est éloquent. Les 3 derniers champions de France (Le Mans, ASVEL et Limoges) ont une salle d’une capacité aux alentours de 6000 places. La plus grande salle d’un club de Pro A et celle de Pau avec 7700 places. En NCAA, plus de 100 universités ont une salle de plus de 10000 places et près de 200 ont une salle de plus de 6000 places…

Même si ces salles ne sont pas toujours pas remplies, les infrastructures dans lesquels se déroule ce championnat montre son importance outre-Atlantique. Presque 30 millions de spectateurs assistent tous les ans à près de 5000 matchs de basket universitaire !

 

 

Le championnat

Le fonctionnement est complexe et propre aux Etats-Unis. Les différentes équipes universitaires du pays sont réparties en différentes divisions et conférences. Il y a trois divisions au total et une multitude de conférences. Plus l’université est prestigieuse ou plus son programme de basket est important et plus son équipe évoluera au plus haut niveau NCAA.

Pour la première division NCAA, il y a 353 équipes au total réparties en 32 conférences. Le regroupement est souvent régional. Il peut également être effectué par affinité sportive ou historique. On citera parmi les conférences les plus connus, l’Atlantic Coast Conférence (Duke, North Carolina), la Big East (Villanova, Georgetown) ou la Big-10 (Michigan, Ohio State).

 

Credit photo: Parlons Basket

Chaque équipe joue une trentaine de matchs de saison régulière. Comme en NBA, les matchs de ne se limitent pas à des matchs entre équipe d’une même conférence. A la fin de la saison régulière le classement de chaque conférence est établi. Un tournoi par conférence est ensuite organisé entre les meilleures équipes de la saison. Le vainqueur de chaque tournoi sera qualifié automatiquement pour la March Madness. Si certaines équipes sont des habituées de cet évènement, d’autres ne participent que très rarement, voir jamais, à cette folie du mois de mars.

 

 

A propos de l'auteur

Je m'intéresse de près ou de loin à tous les sports (ou presque). Grand fan des Warriors (même avant qu'ils ne se mettent à gagner), je voue un culte particulier à Steph Curry!

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