Dans une année où la pandémie mondiale de Covid-19 a chamboulé les programmations sportives et autres évènements planétaires (J.O, Euro, …), chaque sport a dû s’adapter pour survivre. Si 2020 restera une année morose pour bien des personnes, les douze mois qui la composent furent tout de même riches en émotions pour tout fan de sport. Du passage de la NBA à Paris aux records de Lewis Hamilton, en passant par les prouesses de Tadej Pogačar ou le Final 8 de la Ligue des champions, la rédaction de We Sport revient pour vous sur les trente moments marquants de 2020. Aujourd’hui, retour sur le titre à Augusta de Dustin Johnson au cœur d'une saison qu'il aura marqué de son empreinte.
Un retour à la compétition à succès pour le retour du PGA Tour
La saison de golf aura été largement tronquée par la pandémie mondiale, mais dès le retour du golf mondial, à la fin du mois de mai, l'ensemble du plateau aura pu arpenter les plus beaux greens du monde et notamment le circuit du PGA.
Quelques semaines après la reprise, le Travelers Championship est le tournoi qui va véritablement lancer la saison de ”DJ” comme il est surnommé. Dans le Connecticut, l'Américain de 36 ans, déjà vainqueur de majeur avec l'US Open 2011 surclasse ses adversaires. Après une première journée en guise d'échauffement, l'expérimenté Johnson signe deux cartes fabuleuses à 64 et 61 pour prendre une belle marge à l'aube de la dernière journée. Vainqueur devant son compatriote Streelman, c'est le premier titre de la saison 2020 pour l'Américain, un succès qui va en réalité être le premier d'une longue série.

Deux mois plus tard, après plusieurs semaines de pause, DJ est de retour, cette fois dans le Massachussets pour s'offrir son deuxième titre de la saison, au tournoi The Northern Trust avec une carte affolante de -30, à plus de 11 (oui vous avez bien lu onze) coups devant son dauphin English. La domination n'a jamais été aussi flagrante, la démonstration est totale pour Dustin.

Les grands rendez-vous s'enchaînent lorsque Dustin entame son avant-dernier tournoi de la saison, The Tour Championship en Géorgie (déjà), dans la banlieue d'Atlanta pour disputer un des plus beaux tournois de la saison du PGA. Si tout le gratin du gold mondial est là, ce sont les Américains qui vont se disputer la couronne avec pas moins de cinq américains sur les six premières places.
How about this clutch save from @DJohnsonPGA?! 🔥#PGAChamp pic.twitter.com/eod7ioJPIC
— PGA Championship (@PGAChampionship) December 24, 2020
En tête de cette meute, un berger, un maestro qui s'impose une nouvelle fois assez tranquillement avec une carte somme toute moyenne dans le Day 4 mais un Moving Day (Day 3 pour les non-initiés) toujours parfait, négocié à 64 sur ce tournoi.
Dustin Johnson décroche son troisième tournoi en un peu plus de trois mois, une prouesse de régularité dans un sport aussi imprévisible et cérébral que le golf.
Mais cinq semaines plus tard, Dustin Johnson va décrocher son plus grand titre, celui dont tous les plus grands ont déjà rêvé, la victoire aux Masters d'Augusta.
Une fin d'année en apothéose à Augusta
Ah le Masters d'Augusta ! Le paradis de tout amateur de golf, un parcours atypique, une ambiance exceptionnelle en plein cœur d'une végétation d'exception et une centaine de jardiniers à plein temps toute l'année. Le temple du golf mondial ne peut, année spéciale oblige, pas accueillir de spectateur, mais nous réserve bien une édition pleine de promesses.
Parmi un plateau d'exception, Dustin Johnson qui avance avec le plein de confiance et est même le favori pour remporter le titre, avec comme principaux concurrents le numéro 1 mondial Jon Rahm ou encore le hit de cette année, l'américain Bryson DeChambeau.
Mais pour s'imposer à Augusta, il faut d'abord trouver des fairways, chose que “DJ” fait à merveille. Avec des drives surpuissants, une facilité extrême dans le jeu court et même en sortie de bunker, Dustin Johnson a la meilleure des palettes pour bien figurer. Sa première journée est très bonne, sa seconde bien moins intéressante. Au bout de deux journées, Dustin Johnson est dans le paquet de tête, mais doit faire avec des opposants bien placés à l'instar de l'australien Cameron Smith, impeccable sur les deux premières journées.
Hole 1 – ✔️
Hole 2 – ✔️
Hole 3 – ✔️
Hole 5 – ✔️
Hole 7 – ✔️
Hole 8 – ✔️
Hole 9 – ✔️
Hole 10 – ✔️
Hole 11 – ✔️
Hole 13 – ✔️
Hole 14 – ✔️
Hole 15 – ✔️
Hole 17 – ✔️
Hole 18 – ✔️Dustin Johnson found every fairway at Augusta today.#TheMasters pic.twitter.com/mDKtdgKoqS
— DP World Tour (@DPWorldTour) November 14, 2020
Mais à Augusta, c'est le mental qui a son rôle à jouer, et Dustin nous démontre une nouvelle facette de son génie avec un Day 3 à en faire rêver n'importe quel joueur de golf.
Impeccable d'entrée de parcours avec un eagle au trou numéro 2, “DJ” enchaîne avec deux birdies puis un autre au 7 pour conclure son aller avec un magnifique -5, inimaginable à Augusta. Il négocie parfaitement l'Amen Corner et va même s'offrir deux birdies supplémentaires au 13 et au 15 pour une carte finale de 65, pour se rapprocher et tenter sur le dernier jour de décrocher son premier Master, ainsi qu'également d'essayer de battre le record du parcours.
Sa dernière journée est un modèle de golf. D'abord batailleur avec deux bogeys rapidement concédés, Dustin Johnson ne cède pas à la panique et se remet en selle avec deux birdies au 6 et au 8. Le retour sera parfait et c'est sans trembler que l'américain, avec une carte de -4 le dimanche, et une carte totale de -20, s'offre sa première veste verte et le record du parcours.
TWENTY UNDER AT #THEMASTERS
Dustin Johnson is lining ‘em up and knocking ‘em down to reach the lowest score ever recorded at Augusta!pic.twitter.com/WR1kKv2EqB
— BroBible (@BroBible) November 15, 2020
Dustin Johnson vient d'inscrire son nom au panthéon du golf, et rien ni personne ne pourra lui enlever.

Crédits Photo: AFP
Auteur d'une (demi) saison inédite en terme de ratios de victoire mais également en terme d'avance sur ses dauphins dans les tournois qu'il a remportés, Dustin Johnson a tout simplement marché sur le golf mondial. Exceptionnel avec son drive, fabuleux avec son fer en main, il ne lui manque que le meilleur putting du circuit pour faire de lui le joueur ultime de golf. A 36 ans, il atteint la maturité mais garde de nombreuses années à disputer devant lui. Une future légende du golf mondial est peut-être née.
Crédits Image à la Une : Getty Images