Champions League

Les 30 moments marquants de 2020 : Paris et Lyon en demi-finale de Ligue des champions !

Dans une année où la pandémie mondiale de Covid-19 a chamboulé les programmations sportives et autres évènements planétaires (J.O, Euro…), chaque sport a dû s’adapter pour survivre. Si 2020 restera une année morose pour bien des personnes, les douze mois qui la composent furent tout de même riches en émotions pour tout fan de sport. Du passage de la NBA à Paris aux records de Lewis Hamilton, en passant par les prouesses de Tadej Pogačar ou le Final 8 de la Ligue des champions, la rédaction de We Sport revient pour vous sur les trente moments marquants de 2020. Aujourd’hui, retour sur l’épopée estivale européenne de l’Olympique Lyonnais et du Paris Saint-Germain, demi-finaliste de Ligue des Champions.

Le football français s’arrête

Il y a un an, on apprenait qu’un virus commençait à se développer en Chine, le fameux COVID-19. Il commence progressivement à faire son chemin vers l’Europe, arrivant en Italie notamment fin février. Le nord du pays souffre énormément, mais Ronaldo et ses coéquipiers turinois se déplaceront, avec leurs supporters, à Lyon pour y jouer un huitième de finale de Ligue des Champions, placé sous haute surveillance. Les Gones en sortiront vainqueurs, grâce à un but de Tousart. Pendant ce temps, Paris se fait défaire par Halaand et Dortmund en Allemagne. À ce moment-là, personne ne sait vraiment ce que va donner l’avenir, on ne commence même pas à penser qu’il faudra arrêter le sport, encore moins au premier confinement…

Paris se remettra de sa défaite avec deux victoires fin février face à Dijon et Bordeaux. Lyon gagnera à domicile, sans supporters adverses, le derby face à Saint-Étienne quelques jours plus tard, avant de perdre à Lille, officiellement le dernier match de championnat à être joué sur le territoire français avant l’arrêt des compétitions. Paris ira clôturer le tout avec une victoire méritée au Parc de Princes au retour face à Dortmund. Les joueurs font la fête avec les supporters, réunis devant le stade. Puis, tout s’enchaîne…

Le confinement démarre le 17 mars. Lyon est 7e en championnat, donc non-européen la saison prochaine. La Ligue et le gouvernement commencent à discuter pour l’arrêt définitif du championnat de Ligue 1, avec les positions actuelles. Après les décisions en Belgique et aux Pays-Bas de faire ainsi, Édouard Philippe annoncera le 28 avril que « la saison 2019-2020 de sports professionnels, notamment celle de football, ne pourra pas reprendre. » Malgré toute la volonté de Jean-Michel Aulas, le football français s’arrêtera ainsi : Paris champion, Lyon non-européen pour la première fois en 23 ans.

Final 8, le tube de l’été

Progressivement, les autres championnats eux, reprendront. Halaand et Dortmund ouvrent le bal avec le restart en Allemagne, avant que l’Italie, l’Espagne et l’Angleterre ne les suivent. Tous les championnats reprennent, certes à huis-clos, mais reprennent. Ils rythment notre fin de confinement, et une partie de l’été. Bruno Fernandes, Takefusa Kubo et Marcus Thuram sont beaucoup plus souvent sur notre télé, alors que Neymar, Aouar et Mbappé se replongent petit à petit dans l’entraînement en petits groupes. C’est alors que l’UEFA annonce le plan pour la fin de la plus grande des compétitions de club, la Ligue des champions.

Les matchs retours des huitièmes de finale non joués, comme Juventus-Lyon, seront organisés début août dans les stades qui étaient prévus à la base. Les autres clubs déjà qualifiés iront s’affronter, avec les vainqueurs de ces huitièmes de finale, à Lisbonne pour un Final 8 inédit. Un tournoi format Coupe du monde, avec un seul match à élimination directe, le tout joué sur 10 jours de football intensif. Les deux clubs français encore en lice s’affrontent pour une triste finale de Coupe de la Ligue au Stade de France, gagnée par Paris. Le manque de rythme est assez flagrant, inquiétant pour plus d’un en vue des échéances européennes…

Crédits : Stade360

Le Lyon rugit à nouveau

Les Gones arrivent avec peu de convictions, mais un Bruno Guimarães prometteur pré-confinement et un plan de jeu pour vraiment contrer la Juventus, comme à l’aller. Memphis Depay, Aouar, Ronaldo et Bonucci : les stars sont là. Le jeune Caqueret se fait sa petite place au milieu, prêt à émerveiller l’Europe entière. Début de match dominé par la Juve, mais Lyon arrive miraculeusement à provoquer un pénalty très discutable. Memphis ne frissonne pas et marque d’une panenka pour montrer à nouveau la grandeur de son talent. Cependant, en face, il y a Monsieur Champions League, qui marque encore une fois deux buts dont un superbe du gauche à 30 mètres. La Juventus est ultra dominatrice, mais n’arrivera pas à marquer le but qui leur fallait pour passer. Lyon se qualifie avec son but à l’extérieur. Après une triste performance face à Barcelone l’année dernière, l’Olympique lyonnais retrouve un quart de finale de C1 pour la première fois depuis… 2009/2010, saison de leur seule demi-finale de leur histoire. Comme un signe…

En face cependant, à Lisbonne, ce n’est pas n’importe qui mais bien le Manchester City de Pep Guardiola. Ce même City que Fekir et Cornet ont fait souffrir une saison plus tôt avec une victoire mémorable à l’Etihad Stadium (2-1). Le Français est depuis parti, mais l’Ivoirien, lui, est bien là. Il ouvrira même les débats, avec un but opportuniste sur une mauvaise sortie de Ederson. Lyon est venu avec un plan de jeu : bien défendre, avec trois centraux et des latéraux prêt à contrer. L’égo de De Bruyne est blessé, il prend les choses en main et ramène son équipe à 1-1. Seulement, lorsque toute l’équipe de Pep joue dans la moitié de terrain lyonnaise, cela laisse beaucoup d’espace à exploiter derrière. De l’espace pour Moussa Dembélé : lancé dans la profondeur, et après une grosse erreur de Laporte, le Français se retrouve seul face à Ederson et marque. Lyon mène 2-1, à 10 minutes de la fin. Les Citizens poussent, mais ce n’est clairement pas leur jour : Sterling rate une occasion en or en se loupant complètement devant le but vide. Dembélé ira marquer le but du 3-1 quelques instants plus tard pour clôturer un match fou, gagné à l’envie et à la détermination de cette jeune équipe lyonnaise. Un vent d’été souffle à Lisbonne, un vent d’optimisme souffle en France, et particulièrement dans la région Rhône-Alpes…

En demie, c’est un tout autre calibre d’équipe : le Bayern Munich. Vainqueur du Barça 8-2 quelques jours auparavant, avec Lewandowski et Gnabry entre autres, la tâche allait être beaucoup plus dure pour Caqueret et ses coéquipiers. Pourtant, ils démarrent très fort avec deux grosses occasions pour Memphis et Toko-Ekambi qui ne finissent pas au fond. Et, comme on dit souvent à ce niveau, il faut marquer quand on en a l’occasion, sinon on le regrette. Et c’est exactement ce qu’il s’est passé. Gnabry fait parler sa vitesse pour le premier but, puis son bon placement pour mettre son deuxième but, avant que Lewandowski ne clôture les débats. 3-0, comme en 2010, face au Bayern à nouveau. Les Lyonnais peuvent avoir des regrets, mais ils ont été vaillants avec ce qu’ils avaient. Ils étaient loin d’être ridicules, les Cherki, Caqueret et surtout Aouar ont à nouveau prouvé la qualité du centre de formation lyonnais. La déception de ne pas les voir en Europe après une telle performance était difficile à gérer pour les Gones et leurs supporters.

Crédits : AFP

Paris, un été capital

Un match référence face à Dortmund avant le confinement avait soudé le groupe plus que jamais, et laissait présager un été enflammé avec des belles perspectives. Pas d’histoires de remontada, de craquer sous la pression lors d’un match retour. Non, Paris allait chercher la coupe avec des matchs uniques, en sachant qu’ils avaient Bergame (novice à ce niveau) puis ou l’Atlético ou Leipzig (novice également) avant d’atteindre la finale. Pas de cadors, il fallait donc se reposer sur le talent intrinsèque de leurs joueurs et de leur expérience européenne, en espérant qu’ils aient retenu quelques leçons depuis le temps.

Cependant, Paris arrive avec un blessé de marque, Kylian Mbappé, et le départ de Cavani en fin de contrat fait mal aux capacités offensives du PSG. Le jeune Français démarre remplaçant face l’Atalanta, qui eux démarrent très fort. La différence d’intensité est flagrante, le club italien étant sorti de plusieurs semaines très intenses en championnat pour se remettre au niveau européen. Pašalić marque en premier pour les Italiens, qui auront quelques grosses occasions, toutes sorties par Navas. Finalement, à 20 minutes de la fin, Mbappé entre et change tout. Neymar n’est plus obligé de tout faire tout seul. Il peut lancer en profondeur le Français qui se créé de nombreuses occasions. C’est finalement Marquinhos qui égalise à la dernière minute du temps règlementaire, avant que l’anti-héros, Chupo-Mouting, ne marque le but de la victoire quelques minutes plus tard. Paris est passé très proche de l’élimination, et c’est finalement un joueur inattendu qui délivre les siens, quelques minutes après avoir adressé une belle passe pour Neymar, l’avant-dernière sur le premier but. Décisif donc.

La demi-finale fut plus tranquille pour les nerfs parisiens. Kylian fait son retour dans le 11 de départ et, malgré la blessure de Navas, les Parisiens ont montré qu’ils étaient bien meilleurs. Tombeur de l’Atlético au tour précédent, Leipzig semblait en manque d’énergie, et les fulgurances de Mbappé et Neymar leur ont fait très mal. C’est d’abord sur un coup franc parfait de Di María déposé sur la tête de Marquinhos qui leur donne l’avantage, avant que l’Argentin ne marque aussi. Les Allemands, complètement débordés, font de grossières erreurs, qui finalement mènent au dernier but, celui-ci de Juan Bernat, l’un des tous meilleurs joueurs parisiens durant la campagne. Le PSG se qualifie en finale de C1 pour la première fois, et tout Paris a fêté ça sur les champs, malgré la COVID-19. Une grande fête qui malheureusement, ne se finit pas bien…

Après avoir écrasé Barcelone et être venu à bout de Lyon, le Bayern Munich arrivait en favori. Mais les failles dans le dos de la défense, exploitées par Toko-Ekambi notamment, laissent de l’espoir aux Parisiens qui peuvent compter sur Mbappé pour faire de même. Paris se créé de nombreuses occasions mais tombe inévitablement sur Neuer, dans un grand soir. Marquinhos, Neymar et surtout Mbappé manquent de prendre l’avantage et, comme Lyon, les Parisiens vont le regretter plus tard. Sur un centre de Kimmich, l’ancien Parisien Kingsley Coman marque de la tête avec une autre erreur défensive de Kehrer. Les Munichois ont globalement dominé la partie et repartent de Lisbonne avec le titre de champion d’Europe qui leur fuit depuis 2013.

Crédits : Deutsche Welle

Comme un blues d’été…

Malgré les très belles campagnes des deux équipes françaises, qui ont fait vibrer l’Hexagone pendant quelques jours, il y a forcément quelques regrets. Les deux clubs ont perdu sur une histoire de poteaux ou d’efficacité face au Bayern, et le fait d’y avoir cru ne serait-ce qu’un instant peut réellement faire mal. Le mal de crâne n’est pas le même que celui de Messi et du Barça, mais il y a tout de même un petit sentiment de lendemain de soirée qui finit mal. Après avoir consommé l’euphorie de cet été au sommet de l’Europe, la retombée fut difficile. Lyon, sans Europe, passa l’été à essayer de garder ses cadres, alors que Paris a eu beaucoup de mal à démarrer la saison. Thiago Silva et Cavani partis, un nouveau cycle démarre pour le PSG version qatarie.

Finalement, Lyon a gardé les cadres, s’est renforcé et fait un bon début de saison, alors que Paris s’est finalement qualifié pour les huitièmes de finale de la C1, avec pour objectif d’aller un pas plus loin cette fois ci. L’épopée européenne des deux clubs a bercé notre été. On espère que Paris saura rattraper la performance globale des clubs français en Europe cette saison avec un nouveau parcours européen. Un parcours qui reflète le nouveau statut du club : comme un grand d’Europe.

Un page se tourne, mais Paris peut enfin prouver qu’il mérite d’être dans la conversation pour grand club d’Europe. Lyon ira batailler pour retrouver l’Europe l’année prochaine et pourquoi pas, revivre cette euphorie estivale. C’était la première fois qu’il y avait deux équipes françaises à ce niveau de la compétition. Une année vraiment pas comme les autres donc…

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