Des cris de joie ou de rage. Nos larmes de bonheur ou de tristesse. Des heures passées devant des matchs. C’est ça le sport. La rédaction de WeSportFr revient pour vous sur les 30 événements sportifs qui ont fait l’année 2018. A consommer avec deux étoiles dans les yeux (et sur le maillot). Aujourd’hui, la démission de Zinédine Zidane du Real Madrid.

Zinédine Zidane n’est décidément pas un être humain comme les autres. Meilleur joueur français de l’histoire et légende vivante d’un club – Le Real Madrid, qu’il a fait gagner, il est entré, une nouvelle fois, dans l’histoire de son sport comme entraîneur.

Enzo zero

Il en faut du courage pour risquer d’entamer une crédibilité aussi importante que celle du double Z en devant entraîneur. D’abord adjoint de Carlo Ancelotti, technicien de la decima pour le Real, on pouvait douter de son influence dans cette victoire. Passé au laminoir de l’équipe réserve, on rirait sous cape de ses faibles résultats, puis du favoritisme présumé dont il faisait preuve à l’endroit de son fils Enzo dont les qualités de footballeur sont loin d’égaler celles de son père.

Alors, quand il est arrivé à la tête de l’équipe première, pompier en charge d’éteindre l’incendie Benitez, nombreux étaient ceux tentés de voir en lui une solution intérimaire – Florentino Perez en premier. Respecté par le vestiaire, au moins réussirait-il à ce que les fumerolles n’en sortent plus.

Acier trempé

Mais, le génie de la Castellane avait aussi bien masqué son jeu et sa personnalité qu’il parvenait, sur le terrain, à cacher un dribble ou une passe. Sous ses apparences de gendre idéal et de mari discret, le bougre avait réussi à nous faire oublier qu’on ne devient pas le meilleur joueur de sa génération sans un caractère en acier trempé.

Tout le caractère qu’il faut pour remporter 2. Tout le caractère que ça demande pour manager un vestiaire où une star chasse l’autre dans toutes les lignes. Tout le caractère que Zinédine Zidane a dû convoquer pour démissionner du poste d’entraineur du Real Madrid. Après une troisième victoire de rang en Ligue des Champions. Au sommet d’une gloire que rien, ou presque, n’aurait pu entamer. Parce qu’il devait le faire. Pour lui, pour l’équipe. Pour une certaine idée du football. Pour le madridismo.

L’onde de choc passée, le Real Madrid a cherché à se reconstruire. Mais autant construire sur les pentes d’un volcan secoué, derechef par les secousses du départ de CR7 pour la Juve.

Juan Lopetegui, débauché de la Roja pas encore mondialiste, n’a pas pu faire mieux que de le constater.