Les quatre grandes déceptions du début de saison 2018-2019 de la NHL (1/2)

Il est temps de tirer un premier bilan de la saison 2018-2019 puisque la mi-saison approche à grands pas. Des renvois d’entraineur-chef, des rookies intéressants en passant par de grandes déceptions, il est grand temps de vous donner des nouvelles de la NHL. Aujourd’hui, nous nous attaquons aux déceptions de la saison 2018-2019 de la Ligue Nationale. Plus de 4 équipes déçoivent. Mais le hockey va vite. Concentrons-nous sur les 4 équipes qui déçoivent le plus et qui ne devraient pas participer aux séries éliminatoires…

 

Les Blackhawks de Chicago ne font plus peur

3 fois champions lors des 8 dernières saisons : 2010, 2013 et 2015. Emmenés par un leader exceptionnel qu’est Jonathan Toews, l’équipe de l’Illinois n’est plus ce qu’elle était. La principale raison ? Les mauvais choix répétés du directeur-général Stu Bowman. La plus marquant ? L’échange envoyant Artemi Panarin à Colombus en retour de Brandon Saad lui-même envoyé quelques années auparavant en Ohio. En effet, si les échanges sont nombreux, c’est que la DG des Blackhawks a accordé des contrats bien trop imposants pour un nombre de joueur restreint. Garder Jonathan Toews et Patrick Kane étaient inévitable. En revanche, Duncan Keith, Brett Seabrook ont mangé une grosse partie du reste. C’est pourquoi Saad, Panarin puis Teuvo Teravanein, Hinastroza, Schmaltz n’ont pu être gardés.

 

La Stanley Cup remportée par les Blackhawks de Chicago – crédit photo : urbanmatter.com

 

Corey Crawford est un excellent gardien, mais les blessures du cerbère le contraignent à se reposer une grande partie de la saison. D’un point de vue santé, il doit arrêter de jouer. En effet, les commotions sont trop nombreuses pour la goalie canadien. Seul motif d’espoir Alex DeBrincat, grand espoir de la franchise, ou encore Dylan Strome qui réussit bien en ce moment. 9 points en 15 matches pour l’ancien haut choix des Coyotes de l’Arizona. Son PDO est à 99,7 ce qui signifie qu’il ne joue pas ni de chance, ni de malchance. L’équipe trône actuellement à la 29èmeplace avec un total de 32 points en 39 matches…

 

Alex DeBrincat (gauche) et Dylan Strome (droite) réunis

 

Stu Bowman n’a donc pas réussi à faire de miracle. Il n’y aucune profondeur dans cette équipe. Excepté les superstars, les joueurs n’ont assurément pas le niveau. Enfin, Joël Quenneville, grand coach de Chicago, a été évincé il y a quelques semaines. Autant vous dire que rien ne va du côté de l’Illinois. Peut-on parler de reconstruction quand on a Patrick Kane et Jonathan Toews dans ses rangs ? La réponse est assez évidente…

 

Rappelons que Stevens, ancien coach des Kings, a été licencié plus tôt dans la saison

 

Les Kings de Los Angeles détrônés

Il a souvent été dit que pour avoir une bonne équipe il fallait avoir un excellent et responsable premier centre, un défenseur élite et un goalie au-dessus de la moyenne. C’est exactement ce qu’ont les Kings de Los Angeles. Anze Kopitar, Drew Doughty et Jonathan Quick. Et pourtant, les champions 2012 et 2014 trônent actuellement à la dernière place.

Les Kings champions de la Stanley Cup 2014

 

Avec 86 buts marqués, les Kings représentent la pire attaque du circuit. Pourtant, Ilya Kovalchuk a été recruté cet été pour 3 saisons à hauteur de 6.25 millions par saison. L’attaquant russe n’a que 7 buts en 27 rencontres. Anze Kopitar n’a lui 23 points en 36 matches. Bref, l’équipe ne score tout simplement pas. Avec un PDO à hauteur de 98.7, l’équipe n’est pas vraiment chanceuse. Avec un pourcentage de buts anticipés à 5 contre 5 à hauteur de de 49.7, l’équipe ne domine (en moyenne) pas ses matches de beaucoup. Donc, l’équipe n’est pas excellente mais pas exécrable. L’équipe n’est pas non plus très chanceuse. En toute logique, les Kings devraient donc revenir un peu en jouant de chance. Mais encore là, rien ne peut l’assurer. Dans tous les cas, rien ne peut permettre une remontée express. Aujourd’hui, c’est la 31èmeet dernière place qu’occupe les Kings.

 

 

Enfin, ce qui inquiète le plus dans cette équipe est l’âge : 29 ans d’âge moyen contre 27 pour la ligue. Sans parler de l’âge des cadres. Kopitar 31, Kovalchuk 35, Brown 34, Carter 34, Quick 33 et Doughty 29. Une reconstruction arrivera un jour ou l’autre.

 

Retrouvez le portrait de la première ligne de l’Avalanche du Colorado

 

 

D’un titre à la dernière place, le hockey va vite. Très vite. Mais il ne faut pas oublier que c’est l’histoire d’un cycle. Les mauvaises équipes repêchent en premières. Si elles repêchent bien, elles peuvent vite revenir sur le devant de la scène. Cette année, Jack Hughes devrait être le premier choix au total. Un centre américain capable de devenir un excellent premier centre. Très rapidement, vous retrouverez la suite des déceptions de la NHL…

A propos de l'auteur

Graphiste en Freelance et rédacteur bénévole. Fanatique aveugle de hockey sur glace.

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