Les Mets 92 ont conclu leur saison par.. deux succès. Défaits en finale du championnat de France par une Roca Team monégasque bien supérieure, les hommes de Vincent Collet, auteurs d'une saison au delà des espérances, ont vu deux des leurs atterrir en NBA. Victor Wembanyama, drafté en première position comme attendu depuis des mois, mais également Bilal Coulibaly, auteur d'une grande fin de saison, en septième place. De quoi faire le bonheur de tout un club. Mais maintenant que la superstar Wemby est partie et que seul Lahaou Konaté est toujours sous contrat, comment les Mets 92 vont gérer une intersaison cruciale? 

Digérer la draft 

Deux joueurs de la même équipe de Betclic Elite draftés la même année, qui plus est dans les dix premiers, c'est tout bonnement du jamais vu. Si on imaginait depuis bien longtemps Wembanyama partir du coté de chez Oncle Sam, Coulibaly, lui, a surtout émergé au cours de la saison, bien qu'il était déjà dans les radars de bon nombre des scoots.

Et alors que les Mets 92 ont réalisé une saison exceptionnelle en tous points (2ème de la saison régulière, finalistes malheureux), ils ont trouvé de belles satisfactions en ce jeudi 22 mai du coté du Barclays Center de Brooklyn à New York. Mais désormais, deux de leurs joueurs phares ne font plus partis de l'effectif, et il faudra donc leur trouver de dignes successeurs, ce qui ne sera pas chose aisée.

Les Mets 92, un vrai chantier

D'ailleurs il faudra trouver des successeurs pour à peu près tout l'effectif de cette saison 2022-2023. Car un seul joueur est toujours sous contrat: Lahaou Konaté. Hugo Besson, drafté l'an dernier par les Bucks et qui appartient toujours aux Breakers en Nouvelle Zelande pourrait tenter d'aller marquer des points lors de la Summer League cet été.

Après sa très belle saison, Devante Jones (9.1pts, 3.3rbds, 4.4asts durant les playoffs) devrait avoir l'embarras du choix, pourquoi pas dans une équipe qui joue la Coupe d'Europe. Tashaune Thomas et Barry Brown, arrivés en cours de saison pour renforcer l'effectif pour le sprint final, pourraient eux aussi changer d'air. De quoi mettre un gros point d'interrogation au dessus de l'effectif version 2023-2024.

Il faudra donc recruter, et bien. Car cette saison, c'est certain, les Mets disputeront une Coupe d'Europe. Eux qui n'avaient pas été retenus pour disputer l'Eurocup l'an dernier, pourraient retenter leur chance cette année. A moins qu'ils ne préfèrent directement aller en BCL, place que leur confère leur classement en Betclic Elite. Mais dans un cas comme dans l'autre, les Mets 92 devront jouer sur deux tableaux. Et en tant que finalistes du dernier championnat, il faudra y aller avec des ambitions.

Dans ce cas de figure, recruter, et bien, est primordial. La draft de Wembanyama et Coulibaly va rapporter aux alentours de 1.6 millions d'euros, de quoi réinvestir cet été. Reste à faire les bons choix. Car entre le mondial qui occupera pas mal l'esprit du coach et sélectionneur Vincent Collet, et la concurrence des ogres du championnat (Monaco, ASVEL et dans une moindre mesure, le Paris Basket), l'intersaison s'annonce décisive du coté du Palais des Sports Marcel Cerdan.

Après leur très belle saison, les Mets 92 sont face à un nouveau défi: confirmer. Souvent le plus dur à faire, cette mission s'annonce périlleuse, après le dépeuplement de l'effectif. Reste maintenant à Vincent Collet et tout son staff d'être malin, tout en restant ambitieux.