Basketball

NBA Rewind : Les Pacers de l’Indiana

Avec le NBA Hiatus, il n’y a plus de match à se mettre sous la dent. Ce n’est néanmoins pas une raison pour arrêter de parler de notre sport préféré. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA. Aujourd’hui, direction l’Indiana et la franchise basée à Indianapolis, les Pacers.

L’Histoire de la franchise

Débuts tonitruants en ABA

Les Pacers de l’Indiana existent depuis très longtemps. C’est l’une des rares franchises (avec les Nuggets, les Nets et les Spurs) à avoir connu l’ABA, l’American Basketball Association. Elle y entre à l’été 1967, et en sort en 1976, à la fusion avec la NBA. Les Pacers y ont brillé, en y remportant notamment 3 titres en 1970, 1972 et 1973. L’équipe, bien emmenée par Mel Daniels, fit des ravages.

Cependant, le changement d’air ne lui aura pas été bénéfique. Ses premières années version NBA ne montrent rien de concluant. De 1976 à 1987, l’équipe basée dans l’Indiana n’accèdera que 2 petites fois en playoffs. En 1981, ils finissent avec un bilan positif de 44 victoires et 38 défaites. Balayés au premier tour par Philadelphie, l’histoire s’arrête là. Entre temps, des joueurs et entraineurs se sont beaucoup succédés, sans pour autant mener l’équipe en haut du classement. Les bilans négatifs s’accumulent et il faut attendre 1987 pour revoir l’équipe alors coachée par Ramsay en playoffs. Mais comme en 1981, les Pacers craquent dès le premier tour, cette fois face aux Hawks. Et Chuck Person n’y pourra rien.

Reggie Miller, incarnation de la période clé

À l’été 1987, le board des Pacers ne le sait pas encore, mais ils réalisent le steal de cette draft. En 11e place, les Pacers de l’Indiana ont sélectionné Reggie Miller. Auteur d’une très bonne saison Rookie, il ne peut toutefois emmener les Pacers en playoffs. À la fin de la saison régulière 1990, la récompense est enfin là. Les Pacers sont en playoffs, sous l’impulsion de Miller qui tourne à 24.6 points de moyenne. Il est également récompensé, à titre individuel, par sa première sélection au All-Star Game. Mais l’histoire se réécrit souvent pour les Pacers. Défaites au premier tour en 1990 face aux Pistons (champions cette année-là), puis en 1991 et 1992 face aux Celtics. Les Pacers deviennent l’équipe maudite de la conférence Est.

Mais la franchise d’Indianapolis n’abdique pas. Toujours portée par son franchise player, elle persiste et signe, et voit ses efforts récompensés. Alors qu’on les pensait fini en milieu de saison 1984, l’équipe sort une fin de saison dantesque pour se hisser une nouvelle fois en playoffs. Avec un classement nettement meilleur que les saisons précédentes, ils abordent leur série en position de force. La magie opère, et les Pacers sortent le Magic du Shaq et les Hawks. Ils atteignent alors la finale de la Conférence Est, mais se heurtent malheureusement aux Knicks, alors qu’ils menaient 3 à 2. Ils se vengèrent l’année d’après en les éliminant au deuxième tour, mais tombèrent face à Orlando. Décidément, les Pacers n’y arrivent pas.

Finalement, l’exploit arrivera en 2000. Alors que les Finales leur échappaient encore une fois en 1998, l’année 2000 voyait les Pacers enfin atteindre la dernière marche. Sur leur lancée d’une belle saison conclue avec un bilan de 56 victoires, les Pacers voulaient bien figurer en playoffs. Après avoir battu les Knicks en finale de Conférence, ils devaient se frotter aux Lakers de Bryant et O’Neal. Manque de chance, les joueurs de Los Angeles les écrasèrent. À date, on ne revit plus jamais les Pacers en finale.

Les places d’honneur, encore et toujours

Des tours de playoffs, il y en a eu pourtant. Cependant, il manquait à chaque fois quelque chose aux Pacers pour faire la différence. Un coach, un collectif, ou une super star. Ils pensaient bien l’avoir trouver en la personne de Paul George. Manque de bol, l’ailier se blessait en 2014 et voyait la saison entière s’envoler. Quant à Lance Stephenson, il quittait précipitamment le navire.

Fin 2017, Paul George était échangé contre Oladipo et Sabonis, pour ce que les fans voyaient comme un échec. Finalement, le temps leur donna tort. En effet, Oladipo devint le meneur que l’on connait tous aujourd’hui, et qui se fit rapidement un trou en tant que meneur All-Star. Quant à Sabonis, d’abord très bon 6e homme, il est aujourd’hui titulaire indiscutable, et All-Star en puissance. Avec un excellent mélange de joueurs, les Pacers impressionnent notamment avec un collectif léché, et à toute épreuve. Bien que bouchés à l’Est par les Raptors ou les Bucks, les Pacers font toujours figure d’outsider, pour une équipe qui échoue finalement souvent… aux places d’honneur.

La salle des trophées

  • Titres ABA : 3 (1970, 1972, 1973)
  • Champions de Conférence Est : 1 (2000)
  • Champions de Division ABA : 3 (1969, 1970, 1971)
  • Champion de Division Centrale : 6 (1995, 1999, 2000, 2004, 2013, 2014)

Joueurs emblématiques

Mel Daniels, Roger Brown, George McGinnis, Alex English, Billy Knight, Reggie Miller, Chris Mullin, Rik Smits, Herb Williams, Vern Fleming, Dale Davis, Jermaine O’Neal, Danny Granger, Paul George, Victor Oladipo, Domantas Sabonis…

Maillots retirés

  • 30 – George McGinnis
  • 31 – Reggie Miller
  • 34 – Mel Daniels
  • 35 – Roger Brown

Rendez-vous demain pour un nouvel article de ce 30-Day NBA Rewind, avec une autre franchise dont le palmarès est aussi vide (voir pire) que celui des Pacers, les Los Angeles Clippers. 

Écrire un commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières publications

Remonter au début
Vous n'avez pas la permission de vous inscrire
elit. Donec Aenean Donec odio commodo