Football

OL : analyse tactique, Jorge Sampaoli, le couteau suisse

Jorge Sampaoli devrait débarquer du côté de l'Olympique Lyonnais dans les prochains jours. Le technicien argentin est la cible de John Textor selon le média brésilien TNT Sports. Décryptage d'un style tactique qui suscite beaucoup d'interrogations.

Selon les dernières rumeurs, Jorge Sampaoli devrait débarquer du côté de l'Olympique Lyonnais. L'entraineur argentin, bien connu en France après son passage à l'OM, applique des principes tactiques exigeants avec son équipe. Bloc haut, contre pressing, carences sur la gestion de la profondeur, voici quelques exemples pour mieux comprendre le potentiel futur de Lyon version Jorge Sampaoli.

Sampaoli, la sûr utilisation du gardien de but

Jorge Sampaoli aime avoir le ballon. Le technicien argentin était avec l'Olympique de Marseille l'équipe qui avait le plus la possession du ballon en ligue 1 après le PSG. Des actions construites qui partent souvent du gardien de but. Sous les ordres du technicien argentin, Pau Lopez, le gardien de l'Olympique de Marseille, était l'un des joueurs touchant le plus de ballons par match. Sur la première relance, le gardien de but se trouve généralement entre ses deux défenseurs centraux afin de proposer une supériorité numérique face à un possible pressing adverse. Si le technicien argentin débarque chez les Gones, Anthony Lopes devra s'employer beaucoup plus dans le jeu de son équipe. Avec la probable arrivée de Luca Perri pour amener de la concurrence dans les cages lyonnaises, le bât blesse déjà. Très bon sur sa ligne, le portier brésilien possède quelques carences au pied et a pour habitude de jouer ses 6 mètres longs (83% d'entre eux sont du jeu long) dans le championnat brésilien.

Pau Lopez entre ses deux défenseurs centraux pour créer un surnombre sur la première relance. Les milieux de terrain proposent dans les intervalles disponibles.

Sampaoli : des ailiers capitaux

Peu importe le système de jeu de Jorge Sampaoli, les ailiers sont des points capitaux de son système offensif. Des joueurs souvent très excentrés afin d'étirer le bloc adverse tout en proposant de la verticalité. Jouant parfois avec un faux numéro 9 qui décroche. Ces ailiers restent sur la largeur pour permettre à un milieu un cran plus bas sur le terrain de se projeter vers l'avant pour créer le déséquilibre. Un rôle de faux neuf occasionnellement occupé par Dimitri Payet lors du passage de Sampaoli à Marseille. L'important pour l'Argentin c'est la supériorité numérique dans l'espace où se situe le ballon. Sur les côtés, les postes des ailiers peuvent être occupés par des latéraux qui se projettent dans un système à 3 défenseurs centraux. Sampaoli c'est de la verticalité à trouver dans le cœur du jeu.

La volonté du contre pressing

Sous Sampaoli, l'OM était l'une des équipes effectuant le plus de contre-pressing en Ligue 1. Une volonté du technicien argentin de récupérer le ballon haut pour tout de suite se projeter où repartir dans une phase de possession. Un bloc défensif haut qui laisse de l'espace dans son dos. Sur le papier, ce principe de jeu semble être à l'antithèse des forces en présence au sein de l'effectif de l'Olympique Lyonnais. Des défenseurs centraux plutôt lents qui ont du mal dans la gestion de la profondeur. Un secteur de jeu qui pourrait voir des renforts arriver cet hiver. Sous Sampaoli, l'OM était l'équipe subissant le plus dans son dos en Ligue 1.

Dès la perte de balle, les joueurs de Sampaoli (en bleu) effectuent un contre pressing. Milik anticipe la récupération dans l'axe. Marseille est alors en supériorité numérique dans la zone du ballon. Guendouzi reste en couverture.

Marseille pousse Strasbourg à la faute et se crée une grosse occasion.

Un bloc haut qui se fait prendre souvent dans la profondeur comme contre Saint-Etienne sur un long ballon que va exploiter Denis Bouanga.

Une animation défensive basée sur la densité axiale

Lors de son passage à Marseille, Jorge Sampaoli a opté pour une approche défensive amenant rigueur et densité axiale. Lors des phases de possessions adverses, l'Argentin veut garder la supériorité numérique dans son camp et laisser son numéro 9 mettre la pression, parfois seul, sur les premiers relanceurs adverses. Toujours dans cette volonté de supériorité numérique dans les espaces dans lesquels se trouve le ballon. Lorsque ses équipes jouent bloc bas, Sampaoli laissent le moins d'espace possible entre les lignes.

Sur des phases plus posées, Sampaoli peut également jouer bloc bas en ne laissant que très peu d'espaces entre les lignes.

Sampaoli, le couteau suisse de l'animation tactique

L'OM de Jorge Sampaoli était parfois difficile à lire tant l'entraineur argentin variait de système de jeu. 3-4-3, 4-2-2-2, 4-4-2 losange, 4-1-4-1 et parfois le 4-3-3. L'Argentin varie beaucoup avec parfois l'utilisation d'un faux neuf, d'un neuf excentré ou l'utilisation d'un attaquant à l'ancienne comme le faisait Arkadiusz Milik. Comme le technicien argentin le rabâche si souvent, “l'important n'est pas le système, mais l'animation”.

“La tactique ne change pas beaucoup lors de nos derniers matchs, regardez bien. Vous trouvez tout de différent, même quand ce n'est pas le cas, si l'on gagne ou perd. Ce qui change, c'est la position de l'adversaire et les espaces,” expliquait-il lors de son passage à l'OM. Du côté de Lyon, Sampaoli devra dans un premier temps s'adapter à un effectif en manque de confiance avant de potentiellement faire venir des profils correspondants à son jeu cet hiver.

Passionné de sport et des Girondins de Bordeaux. Bercés par les arrêts de Cédric Carrasso, les coups de casque de Wendel et la finesse de Yoann Gourcuff dans un stade Chaban-Delmas en feu ! Fan de la Ligue des talents, sans oublier les coups de volant de Fernando Alonso, les attaques de Thibaut Pinot ou les atémis du général du ring Gunther.

Dernières publications

En haut