Philadelphia 76ers : le bilan de la saison 18-19

Le process est bien en route du côté de Philadelphie mais une nouvelle fois, le parcours s’arrête en demi de conférence. Portés par un effectif cinq étoiles les 76ers sont finalement tombés sur plus fort qu’eux face aux futurs champions NBA. Retour sur une saison riche en enseignements du côté de la Pennsylvanie.

La Draft

Rares sont les rescapés de la Draft 2018 chez les Sixers : Mikal Bridges, choisi en 10e position, a été échangé contre Zhaire Smith, restent donc Landry Shamet (#26) et Shake Milton (#54 échangé contre les rookies Antetokoumpo et Spalding). Les trois rookies de l’effectif des Sixers auront eu des fortunes diverses. Passons rapidement sur le cas Zhaire Smith, l’arrière a été malheureusement victime de la malédiction des premiers tours de draft chez les Sixers, blessé dès le début de la saison puis victime de soucis de santé dûs à une allergie alimentaire n’aura joué que 6 petits matches cette saison et n’a pas pu se révéler. L’autre rookie-star Landry Shamet aura eu un peu plus de temps de jeu, participant à 54 matches (8.3 pts en 20.5 minutes de moyenne) sous le maillot bleu avant de rejoindre les Clippers dans le cadre du trade de Tobias Harris. Très habile du parking, le meneur empilera les records (nbre de paniers à 3pts inscrits en un seul match) et sera finalement nommé dans la All-Rookie 2nd Team. Dernier maillon de la châine, Shake Milton, aura plus joué en G-League qu’en NBA mais aura foulé le parquet à 20 reprises tout de même pour un temps de jeu qui ne nous permet pas vraiment de nous faire une opinion définitive sur le meneur.

 

La saison régulière

Dire que la saison régulière des Sixers aura été en dents-de-scie est un euphémisme. Capable du meilleur comme du pire, Philadelphie aura été trop inconstant pour prétendre aux tout premiers spots, malgré un effectif monumental sur le papier (et encore plus après les arrivées de Tobias Harris et Boban Marjanovic). Dans une équipe où chacun aura semblé jouer sa propre, aucun projet collectif n’aura vraiment émergé, si ce n’est ponctuellement. S’ils terminent finalement 3e de la conférence Est, ils n’ont jamais semblé pouvoir rivaliser avec les gros poissons de la conférence qu’étaient Toronto et Milwaukee et terminent avec un bilan de 51-31, assez loin des Raptors et Bucks qui auront mené la danse toute la saison. Pire, ils auront dû batailler presque jusqu’à la fin pour sécuriser leur spot face à Boston ou aux Pacers qui ne terminent respectivement qu’à 2 et 3 petites victoires.

 

Les Play-offs

Opposés aux Nets pour le premier tour de PO, les 76ers ont mal entamé leur série avec une défaite sur leur parquet. Certainement surpris par l’intensité et la rapidité mise par Brooklyn, Butler et ses coéquipiers se sont inclinés dès le début de leur campagne et ont donné quelques sueurs froides à leur supporters. Cependant cette défaite a eu un effet bénéfique puisque l’armada s’est mise en ordre de marche. Avec quatre victoires consécutives par la suite, nettes et (quasi) sans bavures, Philadelphie pouvait aborder sa demi face à Toronto avec confiance. Accrocheurs, batailleurs, les Sixers ont cru pouvoir se défaire de la machine canadienne. C’était sans compter sur un Kawhi Leonard étincelant. Si Jimmy Butler a été l’homme de cette série face aux Raptors, ni Joel Embiid, ni Ben Simmons, n’ont été en position de porter leur équipe vers la victoire. Et lors d’un match 7 assez fermé, “The Klaw” inscrivait ce buzzer qui restera certainement dans les annales et anéanti les espoirs de ses adversaires. C’est la deuxième année consécutive que les Sixers échouaient à ce stade de la compétition mais cette fois-ci la marche était presque passée.

 

Le MVP de la rédac

Joel Embiid aura été le grand homme de cette saison côté Sixers. Avec des stats assez incroyables, 27.5 pts (contre 22.9 l’an passé) à 48% au shoot, il a également affiché des stats intéressantes pour un pivot à 3 points (30% de réussite du parking). Pièce-maîtresse du système mis en place par Brett Brown, il a réussi à step-up dans tous les compartiments de jeu et son entente avec Ben Simmons continue de s’améliorer. Si l’osmose n’a pas toujours été au rendez-vous dans cette équipe il a tout de même su répondre présent tout le long de la saison régulière. Le seul point négatif, et non des moindres, aura été sa campagne de PO. Diminué physiquement suite à une blessure au genou puis à un virus, il n’a pas pu peser réellement face aux Raptors et a été à la peine face aux systèmes défensifs mis en place par Nick Nurse.

 

La (les) saucisses de la rédac

Si Philadelphie n’a pas réussi à aller plus loin sur cette campagne de play-offs, la faute revient en grande partie, à sa profondeur de banc. Muscala, Scott, TJ McConnell et consorts étaient bien trop loin du niveau du 5 de départ pour offrir une rotation intéressante. Boban Marjanovic, arrivé en même temps que Tobias Harris, n’a pas non plus pesé réellement. Trop souvent blessé ou diminué, le serbe n’a pas représenté une alternative crédible lors de la méforme de Joel Embiid. Considérablement dépouillé (volontairement) pour faire de la place à Butler et Harris, le banc aura été le véritable point faible des Sixers cette année (aucun joueur à plus de 8 points de moyenne sur la saison).

 

L’avis de la rédac

Malgré cette défaite face au futur Champion NBA, Les 76ers semblent sur la bonne voie. Le “Process” autour de Joel Embiid et Ben Simmons reste de mise en Pennsylvanie et les retouches de cet été pourraient permettre de gommer certains points faibles. Malgré cela, on ne peut que conseiller aux joueurs de se concentrer un peu plus sur leur jeu et un peu moins sur l’extra-sportif. Passés tout près cette année, ils peuvent légitimement espérer mieux avec l’affaiblissement de Toronto.

A propos de l'auteur

Si ma fille en avait, elle se serait appelée LeBron, j'ai découvert la NBA avec Kobe et The Answer, je l'ai aimée avec TP et el Manu.

Poster un commentaire

ut at Nullam dictum suscipit facilisis ante.