Basketball

Pourquoi t’aimes le basket : Steph Curry, une dynastie de guerrier et Luka Doncic

Curry

Ah, le basketball, un sport chéri par beaucoup de personnes sur notre planète. Chaque son, chaque mot peut rappeler à un fan un merveilleux moment, mais aussi un souvenir douloureux. “Curry, way downtown : BANG !”, “Oh, blocked by James !”, “Oh Thomas Heurtel, donne-moi ton short !”, tant de phrases qui résonnent en nous encore et toujours. Mais au juste, qu’est-ce qui nous a fait aimer le basket, nous autres amateurs de la balle orange ? Quels évènements, quelles équipes ou quels joueurs nous ont fait basculer du côté obscur du terrain ? La rédaction basket de We Sport a essayé de répondre à ces questions à travers le point de vue de différents rédacteurs. 

La découverte d'un spectacle

Ma première relation avec le basket s'établit en 2015. À cette époque, bien que je regarde déjà d'autres sports, je souhaitais en découvrir un nouveau dans lequel j'étais totalement novice. Par chance, j'ai choisi le basket. C'est alors que chaque matin avant de prendre le bus, je regarde les résultats de la nuit sans pour autant voir réellement un match. Plus le temps avance, plus une équipe me tape dans l'œil : les Golden State Warriors et leur série de victoire hallucinante (bien que je ne soit pas au bout de mes surprises). Je décide donc de m'intéresser de plus près à cette équipe et c'est à ce moment que je visionne pour la première fois les highlights de Stephen Curry. La magie opère directement. Swish, cross, step-back, je découvre donc ce qu'est la NBA avec un de ses maestros.

À partir de ce moment-là, j'essaye de regarder des matchs en direct, mais le sommeil me rattrape toujours en début de troisième quart-temps. Entre la mi-temps, les temps morts et les pubs incessantes, tout est fait pour que je m'endorme devant mon écran. Je regarde donc les résumés de la nuit pour me rattraper. Néanmoins, la NBA rentre dans mon programme sportif quotidien.

Le phénomène Steph Curry

Certains l'adulent pour son jeu, d'autres le haïssent à cause des chevilles brisées aux joueurs de leur franchise, mais une chose est sûre : Stephen Curry a ouvert la porte à toute une nouvelle vague de fans à travers le monde dont je fais évidemment partie. Son maniement de la balle orange est tellement incroyable qu'il devient impossible de ne pas rester scotché devant ses highlights. Tirs à 3pts du parking, dribbles de folies, passes dans le dos à foison, collection de reins et de chevilles de toute le ligue, la liste des raisons de suivre ce joueur est longue comme le bras. De plus, il s'inscrit dans une dynastie suprême des Warriors qui ne connait pas le mot défaite.

Une dynastie de Warriors 

Comme dit plus haut, Stephen Curry m'a ouvert la porte de la NBA, mais son équipe également. Des joueurs comme Klay Thompson, Draymond Green ou Kevin Durant m'ont fait encore plus apprécier ce sport qui, mélangé à la culture américaine, devient un véritable divertissement sportif. Je me rappelle parfaitement du début de saison 2015-2016 où les Warriors commencent avec un 24-0 magistral. Ce démarrage d'une telle violence provoque une frustration de certains fans de basket qui scandent haut et fort que Golden State est trop fort et que n'importe quelle franchise avec cet effectif peut le faire. Je trouvait alors cela totalement aberrant comme comportement, mais je décidai de passer outre. Finalement, j'ai eu raison de ne pas en tenir compte car au moment du légendaire 73-9 la joie qui s'empara de moi fut immense et je vécus un moment historique.

Malheureusement, quelques mois plus tard, je connus également le sentiment antagonique lorsque les joueurs de Steve Kerr perdirent les finales NBA contre les Cavaliers après avoir mené 3-1. Cette défaite gâche le palmarès d'une dynastie fabuleuse mais révolte cet effectif pour les deux saisons suivantes. En 2017, les Warriors terrassent toute la ligue et terminent au sommet de la conférence ouest. Ensuite, leur suprématie va se poursuivre en Playoffs en sweepant toute la conférence ouest. Les Warriors vont être gentleman et laisser un match aux Cavs de Lebron James. La saison suivante, les joueurs d'Oakland vont enfiler les tongs comme on dit dans le jargon. Ils finiront 2e de conférence ouest, puis martyriseront les Spurs et les Pelicans 4-1, se feront peur contre les Rockets en finale de conférence en la remportant 4-3 avant d'annihiler les Cavs avec un sweep insolent.

Enfin, lors de la saison suivante, Golden State récupère le pivot DeMarcus Cousins. La tweetosphère s'emballe et voit en ce trade la potentielle création d'un des meilleurs 5 majeurs all-time. Néanmoins, l'ancienne tour jumelle de New Orleans passe la majorité de la saison blessée. Il restera seulement une saison à Oakland et nous n'aurons pas connu l'apogée de ce 5 alléchant.

Plus qu'une équipe ou qu'une dynastie, c'est tout un fonctionnement et un mode vie qui est visible dans cette équipe. Une bande de potes, prodiges dans leur domaine, qui n'a même pas besoin de s'entraîner ensemble pour avoir une alchimie exceptionnelle et qui atomise la plus grande ligue de leur sport ensemble.

Le renouveau Luka Doncic

Même si ce sont Steph Curry et ses Warriors qui m'ont fait aimer le basket, je ne voulais pas considérer Golden State comme mon équipe préférée par soucis d'objectivité. De plus, arriver dans un milieu inconnu et directement supporter l'équipe la plus forte est un comportement que je n'apprécie pas. C'est pourquoi j'ai attendu quelques années avant de choisir quelle franchise j'allais fièrement défendre lors des débats de comptoir.

Vint alors la cuvée 2018 de la draft. Cette dernière nous offre en pick n°3 Luka Doncic, jeune slovène qui jouait auparavant au Real Madrid. Les multiples échanges qui suivent la draft font qu'il se retrouve chez les Mavericks de Dallas. Très vite, le joueur va éclabousser la ligue de son talent. Il finira sa saison rookie avec des stats complètement folles (21.2, 7.8, 6) et montre déjà les signes d'un talent inouï. Son shoot à 3pts est magnifique, ses steps-back et euro-step bien au-dessus de la moyenne et son comportement est déjà celui d'un leader qui tombe dans le bon timing après la retraite du légendaire Dirk Nowitzki dans la franchise texane.

Ce joueur attise ma curiosité et me fait regarder quelques matchs des Mavs. Le coup de foudre est instantané. Luka Doncic me rend fou et me fait aimer sa franchise. Il agit déjà en tant que leader d'un groupe moyen pour l'ouest qu'il veut voir s'élever. Il termine sa saison Rookie de l'année, une distinction hautement méritée au vue de sa saison extraordinaire.

Une confirmation hors du commun

Pour sa saison sophomore, Doncic explose tous les records et s'impose comme LE franchise player des Mavs. Il tourne alors à plus de 28 points de moyenne, 9.4 rebonds et 8.8 passes et devient All-Star pour la première fois de sa jeune carrière. Durant cet événement, il marque un superbe panier du milieu du terrain lors du Rising star challenge. Le Slovène est ensuite élu dans la NBA First Team à seulement vingt-et-un ans, et permet dans le même temps à son équipe de rejoindre les Playoffs. Face aux Clippers, il réalise deux triples-doubles avec un magistral 43-17-13 lors du Game 4, ponctué d'un buzzer beater à 3 points en prolongation. Quand je pense que ce match aurait dû se dérouler à l'American Airlines Center avec un public en ébullition…

Bien que Dallas se soit incliné au premier tour des Playoffs, la performance individuelle de Luka Doncic n'en reste pas moins Jordanesque. Il ne reste plus qu'à apprécier ce joueur qui va certainement dominer la ligue toute entière ces prochaines années.

Moi qui cherchais un nouveau sport pour me divertir et me procurer de nouvelles émotions, le basket est parfaitement tombé. Heureusement pour moi, deux joueurs et une équipe m'ont totalement conforté dans ma décision. Merci Stephen Curry de m'avoir ouvert la porte de la NBA avec ton jeu absolument phénoménale. Merci aux Warriors de 2015-2019 pour cette domination quasiment sans conteste qui m'a fait rester. Enfin, merci à Luka Doncic pour être arrivé au bon moment comme un OVNI sur la planète basket et de me permettre de me décider sur ma franchise préférée (comme quoi, le Real Madrid peut faire de bonne chose).

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