Rencontre : Victor Joaquim, défenseur du FC Martigues



Âgé de 24 ans, Victor Joaquim est un homme qui respire le football à pleins poumons. Défenseur reconnu et récompensé par “l’étoile” attribuée par les équipes adverses, il est un joueur très intelligent. De ses débuts dans la périphérie lyonnaise à sa formation au Istres FC, il nous raconte son parcours à travers des essais parfois manqués, jusqu’à sa réussite à Martigues où il évolue à ce jour. Focus sur le défenseur du FC Martigues.

 

Peux-tu te présenter à nous ?

Je suis originaire de Lyon. J’ai quitté la ville pour aller dans un premier temps à Istres puis à Martigues où je suis installé depuis 3 ans. Je suis retourné une saison à Lyon pour ensuite revenir ici. Entre temps j’ai fait quelques voyages !

J’ai commencé le football à l’âge de 4 ans au FC Vaulx-en-Velin. J’ai d’ailleurs fait mes armes avec quelques joueurs qui évoluent aujourd’hui au plus haut niveau.

Raconte-nous ta formation à Istres

J’ai commencé là-bas avec les U17 Nationaux ! Franchement c’était une très belle saison avec un groupe soudé, des joueurs de qualité et un coach exceptionnel, Patrick Lafforgue, qui nous a forgé le mental, donné des principes et des valeurs. Ça a plutôt bien fonctionné, on s’est imposé chez plusieurs gros clubs de notre poule, on jouait vraiment le haut du tableau mais à ce moment-là on a dû se dispatcher pour aider les autres équipes du club qui en avaient besoin.

Le poste de défenseur s’est profilé à toi naturellement ?

A la base je suis ailier, je jouais sur le côté, mais au fur à mesure du temps le coach s’est aperçu que j’avais une complicité avec un joueur en particulier et donc il nous a mis derrière tous les deux. On jouait vraiment ensemble les yeux fermés, il y a eu des automatismes naturels. Istres m’a recruté défenseur, donc j’ai gardé ce poste. La saison dernière j’ai tout de même évolué milieu de terrain, de toute façon si le coach a besoin de moi derrière ou au milieu, j’y vais ! Je peux couvrir tout le secteur défensif si on a besoin de moi, peu importe.

Que retiens tu de ton passage à Vaulx-en-Velin et Saint Priest ?

Je retiens le fait que c’était vraiment une très bonne formation, j’ai apprécié. A Vaulx on avait de très bons coachs, suffit de voir quels joueurs sont sortis de là-bas. Nabil Fekir, Kurt Zouma, Romaric N’Gouma, Rachid Ghezzal pour ne citer qu’eux ! C’est là-bas que j’ai été surclassé et j’ai donc évolué ensuite avec l’AS Saint-Priest où il y avait un très bon groupe avec également de très bons coachs, puis j’ai été repéré par Istres.

 

Tu as eu très peu de temps de jeu à Martigues la saison dernière, quelles en sont les raisons ?

J’ai été au centre à Martigues et je m’entraînais souvent avec la National mais je n’ai jamais eu vraiment ma chance avec eux. Je pense que le coach avait peur de me lancer même si je me sentais prêt ! Aujourd’hui je m’entraîne avec eux, je suis en train de voir avec le coach ce qu’on va pouvoir faire ensemble cette saison !

 

Tu as déjà fait des essais ailleurs ?

Après mon année à Istres, j’étais pisté par L’OM et Toulouse, sans suite. Martigues a pris contact avec moi et je suis allé avec eux. En cours de saison je suis allé faire des tests en Roumanie, je me suis retrouvé en Grèce mais je n’ai pas pris le risque d’aller là-bas avec la situation compliquée du pays. Ces expériences m’ont beaucoup aidé, on ne peut se fier qu’à soi-même à l’étranger, se débrouiller seul, ça aide à forger le mental.

 

Quel genre de joueur es-tu ?

Je suis un joueur qui tire son équipe vers le haut, je vais pousser mes 10 coéquipiers ! Je serai toujours là pour eux, je vais le maximum pour les motiver. Je suis le genre de joueur qui donne tout, et qui réfléchit pour l’équipe, prêt à se sacrifier ! Je suis à 100% ou rien, ce n’est pas concevable de me donner qu’à 50%. J’ai d’ailleurs été capitaine la saison passée. Il faut savoir que dans notre championnat le coach de l’équipe adverse attribue une étoile au meilleur joueur à l’équipe d’en face, j’ai été dans le 15 type en fin de saison.

Je suis très dur sur l’homme mais très juste. L’entraîneur le dit lui-même : « Victor va au contact mais pas à la faute. » Je suis fier de ce côté-là, j’interviens toujours au bon moment et dans le bon tempo, sans faute et sans carton (rires). Je joue beaucoup au mental, j’analyse toujours la situation et ensuite j’interviens.

 

Comment vois-tu ton avenir ?

Je ne lâche pas, je continue à bosser de mon côté, voir ces clubs étrangers qui n’étaient pas fermés à mon profil ça me pousse à persévérer et pourquoi pas retoucher au monde pro. On verra bien comment ça va se passer avec Martigues, je ne ferme pas la porte à d’autres propositions de clubs que j’étudierais, mais je reste pour le moment aux services du coach s’il a besoin de moi. Il sait qu’il peut compter sur moi !

 

Nous souhaitons une bonne saison à Victor ainsi qu’une bonne continuation dans sa carrière.



A propos de l'auteur

Amoureuse du ballon rond depuis mon plus jeune âge, j'essaye d'exploiter mes talents sur les terrains depuis quelques années, même si mon profil ressemble à celui de Gregory Vignal. Le sport est ma religion, l'humour mon passe-temps.

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