Angleterre

Sunderland ‘Til I die : le retour des anti-héros

Nous avions quitté le Nord-Est de l’Angleterre il y a déjà quinze mois après l’analyse de l’excellente première saison de la série Sunderland ‘Til I die. Netflix a fait durer le suspense mais le jeu en valait la chandelle. Une deuxième saison plus haletante que jamais, rythmée par des résultats sportifs rocambolesques. Pas de panique, vous ne serez pas “spoilés”.  

 

Six épisodes de trente-cinq à cinquante-cinq minutes composent la nouveau volet de cette série que tout amateur de ballon rond ne peut qu’aimer. La saison précédente s’était terminée par la descente des Black Cats en League One (troisième division anglaise) alors que le club ambitionnait de remonter en Premier League. Cette année (la série couvre la saison 2018/2019), la promotion en Championship est indispensable pour le club historique voisin de Newcastle.

Enfin du football

Les temps sont durs. Depuis l’interruption des championnats, il est difficile de trouver du contenu footballistique qui puisse nous tenir en haleine. Comme lors de la première saison, Netflix a fait l’effort de proposer des images de matchs de qualité, souvent prises sous des angles peu habituels, afin d’enchanter les fans de football anglais, toujours aussi viril et spectaculaire. Mais que serait une série Netflix sans une dramatisation constante de chaque événement ? Attendez-vous, comme dans Maradona au Mexique, à entendre l’impact des ballons sur fond de musique angoissante.

Toutefois, les réalisateurs ont pris le parti d’axer les caméras sur le nouveau propriétaire du club Stewart Donald et son président Charlie Methven. Ainsi, on découvre avec intérêt l’aspect économique de la gestion d’un club de football. On y retrouve également des confidences sur les transferts comme celles sur le départ de Josh Maja aux Girondins de Bordeaux que les suiveurs de Ligue 1 vont découvrir avec étonnement.

 

Will Grigg is on fire (ou pas) à Sunderland  (High Press Soccer)

Une Angleterre divisée

La première saison présentait un contexte social clair : Sunderland est une ville ouvrière en grande difficulté depuis l’arrêt des constructions navales qui ont fait sa grandeur. Les habitants se rattachent donc à un club de football pour éclairer leur vie parfois difficile.

Cette année, une nouvelle donnée entre en compte. L’opposition entre le Nord et le Sud, et en particulier entre Sunderland et Londres, est longuement mise en scène. Par deux fois, les supporters doivent se rendre à Wembley pour y voir jouer leur équipe. Ils y décrivent toute l’importance de “descendre” à Londres, eux qui sont issus des classes populaires et qui ont voté en faveur du Brexit. Aller à Londres est une fierté pour ces hommes et ces femmes (très nombreuses dans les tribunes) qui se sentent souvent oubliés et dénigrés par la classe moyenne libérale de la capitale.

Le propriétaire en a vite fait les frais. Mais sa passion pour le sport a permis d’estomper ces distinctions sociales. À plusieurs reprises, on le voit dans la tribune des visiteurs au beau milieu des fans en train de vivre le match comme eux. Le football, le vrai.

 

Nous n’en dirons pas plus. Juste assez pour vous donner envie, une nouvelle fois, de vous laisser embarquer dans le Nord-Est de l’Angleterre où les supporters vénèrent leur club jusqu’à la mort.

Crédits photo de Une : PKFoot

@TheoPutavy

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