La ruée vers le Ballon d’Or (17/30) : Mario Mandzukic

We Sport FR vous propose « La ruée vers le Ballon d’Or ». Cette série livrera un focus sur les 30 joueurs nommés pour cette récompense individuelle, le portrait de chacun sera publié par ordre alphabétique, ordre ayant d’ailleurs été utilisé par France Football pour la révélation des joueurs en compétition. Aujourd’hui, on s’attaque à un attaquant qui a laissé à jamais sa trace dans une finale de coupe du monde. C’est dommage que ce soit en devenant le premier joueur à marquer contre son camp en 21 rencontres. L’infortuné s’appelle Mario Mandzukic.

Il est évidemment hors de question de résumer la saison de Mario Mandzukic à son ouverture du score en faveur des Bleus. Il serait même injuste de ne retenir que cela de sa Coupe du monde.
Depuis son arrivée à la Juventus en 2015, l’ancien avant-centre a été repositionné ailier gauche. Un choix tactique étonnant puisque le Croate d’1m90 n’a pas vraiment le profil type pour le poste, mais payant, puisqu’il joue et qu’il est bon. La saison passée, l’attaquant a donc peu marqué (10 fois) mais il a été précieux, jouant presque l’intégralité des rencontres de la Vieille dame (43/53). Et deux de ses rares réalisations auraient en plus pu être décisives.
Quart de finale retour de C1 face au Real Madrid, à l’aller la Maison blanche l’a emporté 3-0 au Juventus Stadium, la situation est donc désespérée pour les Juventini. Mais au bout d’une heure, les noir et blanc mènent 3-0, bien aidés par leur « super Mario » auteur d’un doublé. Malheureusement, un penalty de Ronaldo à la 90e+8 effacera ce qui aurait pu être un des plus beaux come-back du foot européen. Finalement, cette année, Mandzukic aura encore élargi son palmarès avec une Série A remportée au nez et à la barbe du Napoli, et une Coupe d’Italie. Deux trophées qui viennent épaissir un CV déjà conséquent, puisque l’ancien Munichois a presque tout gagné : championnat d’Allemagne, de Croatie, d’Italie, des coupes nationales en masse, une C1, une Supercoupe européenne… Ne lui manque que la Coupe du monde finalement.
Et il a bien failli épingler le trophée Jules Rimet à son tableau de chasse cet été.

Une finale de Coupe du monde comme aopthéose

Du moins, jamais son pays n’avait été aussi proche d’une première étoile. Et il y a fort à parier que l’occasion ne se représentera pas de sitôt. Titulaire à chaque rencontre à la pointe de l’attaque des Vatreni (excepté lors du 3e match de poule face à l’Islande, avant lequel son pays était déjà qualifié pour le tour suivant), Mandzukic trouve le chemin des filets trois fois. D’abord face au Danemark (1-1 3.2 a.p.), pour une égalisation qui permet à sa sélection de sortir la tête de l’eau. Ensuite en demi-finale, où il score à la 109e minute face à l’Angleterre pour envoyer son pays en finale. Enfin au match suivant, face à la France, suite à une erreur de Lloris. Un pion qui ne changera rien au résultat final, mais qui permet au buteur croate de rentrer dans l’Histoire. D’abord en devenant buteur lors d’une finale de Coupe du monde et l’un des deux seuls croates (avec Perisic qui avait égalisé à 1-1 à la demi-heure de jeu), et ensuite en étant le premier joueur (et vraisemblablement le seul, pour très longtemps) à avoir marqué contre son camp et contre celui de l’adversaire lors de ce rendez-vous quadriennal. Nul doute que l’attaquant de 32 ans préférerait vite oublier cet épisode. Mais au diable les regrets ! Mandzukic a surement vécu la saison la plus aboutie de sa carrière, et peut-être la plus forte en émotion.

Pourquoi est-il dans les 30 ?

Une finale de Coupe du monde serait déjà un bon argument. Mais si on ajoute deux titres nationaux et un beau parcours en Ligue des champions, la place de Mario Mandzukic parmi les finalistes du Ballon d’or semble plus que méritée. C’est la première fois que l’attaquant fait partie de cette liste. Loin d’être favori pour la récompense suprême, il est probable que le natif de Slavonski Brod (ex-Yougoslavie) soit en dessous de la 20e place. Désolé Mario, pour se consoler, on se remet ton but lors de la finale de C1 2017 (perdue face au Real Madrid, décidément…)

C’est tout pour aujourd’hui ! Demain on évoquera un autre ailier, qui a également été finaliste malheureux face au Real en C1, lui aussi d’ailleurs avait marqué lors de la rencontre. La comparaison s’arrête là puisque l’attaquant que nous cherchons est sénégalais, et fait 1m75. J’ai nommé Sadio Mané.

Crédit photo de couverture: REUTERS/Carl Recine

A propos de l'auteur

Diplômé ESJ Paris, journaliste foot, passé par le Paris Normandie. L'important n'est pas d'avoir raison, mais de l'argumenter. Rabiot est surcôté

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