La vengeance est un plat qui se mange froid. La semaine suivant sa déconvenue à Madrid, Rafael Nadal est de retour au sommet. Après une semaine menée de main de maitre, il a su conclure en beauté face à Novak Djokovic en trois sets 7/5 1/6 6/3. Il empoche ainsi son dixième titre à Rome et son 36e Masters 1000.

Un match particulièrement haché

Le choc annoncé par tous aura duré presque trois heures. 1h14 rien que pour la première manche.

Lors du premier set justement, les deux légendes de la petite balle jaune se sont rendus coup pour coup. C’est d’abord le Serbe qui prend l’ascendant et breake d’entée Rafael Nadal avant de se faire rejoindre instantanément. C’est finalement à 5 jeux partout que le Majorquin a su faire la différence et breaker pour de bon Novak Djokovic.

Dans le second set, l’Espagnol passe totalement à côté. Alors qu’il semble maîtriser les débats en début de manche, il commence à commettre de nombreuses erreurs. À l’inverse, Novak Djokovic reprend confiance. Visiblement touché à l’épaule, il se remobilise et enchaîne cinq jeux consécutifs.

Finalement, en fin de rencontre, le facteur fatigue commence à se faire ressentir. Alors que Rafael Nadal n’a joué qu’une heure et demi la vieille, c’est tout l’inverse pour son adversaire du jour. Novak Djokovic a bataillé pendant plus de cinq heures samedi.

Au-delà de ça, l’Espagnol a été impressionnant de calme, de lucidité. Après avoir sauvé son service à deux partout, il prend celui de son adversaire ensuite avant de s’envoler. Une nouvelle décima dans la carrière d’un homme dont la légende ne cesse de s’écrire.

L’homme qui valait treize Roland-Garros

Cette semaine romaine passée, la question est déjà sur toutes les bouches. Rafael Nadal est-il vraiment battable à Roland-Garros ? Dans des conditions assez similaires à celle du Masters 1000 de Rome, cela reste encore difficilement imaginable. À Madrid, la balle est bien différente. La terre est très rapide, justifiant à moitié sa défaite face à Alexander Zverev.

Cette semaine, sa plus grosse frayeur aura été sa chute lors du premier set. C’est dire… Alors Djokovic, Thiem, Tsitsipas ou Zverev : sont-ils capables de faire tomber Nadal du côté de la Porte d’Auteuil ? Réponse dans les semaines à venir…