Tennis

Top 50 des meilleur(e)s joueuses et joueurs de tennis : des 15è aux 11è

Cet été, WeSportFr vous propose son classement subjectif des meilleures joueuses et des meilleurs joueurs de tennis de la deuxième moitié du XXè siècle et à nos jours. Aujourd’hui, on est la lisière du top 10 et on s’intéresse à Amélie Mauresmo, Andy Murray, Kim Clijsters ou Boris Becker.

15è (F) : Arantxa Sanchez

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La rage de vaincre incarnée. Jamais Arantxa Sanchez n’aurait perdu un point sans se battre. Elle était partout sur le court, à courir plus vite que les autres, plus loin que les autres, plus longtemps que les autres. Naturellement plus douée sur terre, Arantxa Sanchez ne manquait pas de briller sur les autres surfaces : deux fois finaliste à l’Open d’Australie et à Wimbledon, elle a remporté 2 titres à Miami et Montréal. Mais son terrain, son jardin comme dirait Lionel Chamoulaud, c’était Roland-Garros. Plus jeune joueuse titrée à Paris en 1989 à 17 ans et 6 mois contre Steffi Graf, elle en remportera deux autres en 1994 – année de son doublé Roland-Garros US Open – et 1998.

15è (H) : Ken Rosewall

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C’est le tennis d’un autre âge. Celui qui précède l’ère Open, quand les joueurs n’en finissaient pas de tourner autour du monde auprès de différents promoteurs. Ken Rosewall a joué le jeu de ce tennis spectacle, quitte à être banni des grandes compétitions internationales entre 1957 et 1967. Avant cela, Ken Rosewall n’avait pas manqué de remporter 4 tournois du Grand-Chelem (2 Open d’Australie, 1 Roland-Garros et 1 US Open). C’est tout ? Sûrement pas. Ken Rosewall, près de 20 après ses premières levées du Grand-Chelem, l’Australien continue d’en gagner à quelques 40 ans contre Rod Laver encore ou Arthur Ashe déjà. Le seul Majeur qui lui manquera sera finalement Wimbledon malgré ses 4 finales disputées. Une longévité au plus haut niveau qui fait de Ken Rosewall un des plus grands.

14è (F) : Amélie Mauresmo

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On peut dire qu’Amélie Mauresmo a pris part à un certain âge d’or du tennis féminin. Car, à part l’époque sacralisée des Evert-Navratilova-Mandlikova et consorts, on ne voit pas d’équivalent à un plateau composé des soeurs Williams, Justine Hénin, Kim Clijters, Lindsay Davenport et Amélie Mauresmo donc. Si de toutes celles que l’on vient de citer, Amélie Mauresmo n’a pas le palmarès le plus impressionnant, beaucoup d’autres qu’elle ne se seraient pas même hissé à ce niveau-là. Numéro 1 mondiale 36 semaines cumulées, détentrice de 7 Premier (ou leur équivalent de l’époque), d’une médaille d’argent olympique, d’une Fed Cup et d’un Masters, ce sont les tournois du Grand-Chelem qui ont longtemps manqué à Amélie Mauresmo. Ils finiront pas tomber dans son escarcelle, d’abord à Melbourne, ensuite à Londres, les deux en 2006. Ce n’est pas techniquement ou tactiquement que quelque chose s’était débloqué, Amélie Mauresmo conduisait certainement un des tennis les plus agréables à voir. C’est mentalement que la Francilienne a dû trouver les ressources pour triompher des meilleurs tournois du monde. Quelque chose qui avait à voir avec un complexe d’infériorité et qu’elle a battu pour devenir la Française la plus titrée de l’ère Open.

14è (H) : Andy Murray

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Le Big 4 n’aurait pu être qu’un Big 3. Andy Murray ne l’a pas entendu de cette oreille, qu’il a grandes d’ailleurs. Abonné aux accessits qu’étaient les Masters 1000 jusqu’en 2012 et le règne sans partage du triumvirat Federer, Nadal, Djokovic, sa médaille olympique obtenue sur le gazon londonien contre sa majesté Roger Federer a sans aucun doute changé la donne pour Murray.  Jusqu’alors habitué des rendez-vous manqués dans les quatre Majeurs (il en avait perdu 4 jusqu’à sa médaille olympique), Andy Murray remporte l’US Open un mois et quelques jours après son triomphe. Une finale à couper le souffle, indécise, qu’il aurait sans aucun doute laisser filer avant. Des finales de Grand-Chelem, Andy Murray continuera d’en perdre, mais il a enfin la clef pour en gagner. Deux Wimbledon suivront, une nouvelle médaille d’or olympique (à Rio en 2016 contre Juan Martin del Potro), des Masters 1000, une Coupe Davis, un Masters, une place de numéro 1 mondial. Et puis la chute, les blessures, la hanche surtout. Andy Murray fait incontestablement partie du Big 4 qui n’est pas un Big 3+1. Mais il est aussi incontestable qu’il en est le membre le moins fort. Ca n’a pas d’importance, Andy Murray est un immense champion.

13è (F) : Lindsay Davenport

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Lindsay Davenport n’a pas tardé pour remporter ses 3 tournois du Grand-Chelem. 3 ans, US Open, Wimbledon, Open d’Australie, allez hop. L’année qui avait précédé l’US Open, l’Américaine avait déjà créé la surprise en battant Arantxa Sanchez en finale des JO d’Atlanta. Éloignée des terrains par une vilaine blessure au genou qu’elle a dû faire opérer, Lindsay Davenport est revenue à la compétition, remportant des tournois, revenant pour 2 saisons en haut de la hiérarchie mondiale, mais jamais sans s’adjuger de nouveau tournoi du Grand-Chelem. Lindsay Davenport a donc, par intermittence occupé les premiers rôles mondiaux du circuit féminin, mais jamais de la même manière !

13è (H) : Mats Wilander

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Longtemps, on n’a pas pris vraiment Mats Wilander au sérieux. Terrien, presqu’un second couteau qu’on regardait gagner ça et là quand McEnroe, Lendl ou Connors dominaient. Mais Mats Wilander ne l’a pas entendu de cette oreille et il a voulu faire comprendre qu’il était un grand joueur, l’égal des monstres qu’on vient de citer. C’est en 1988 qu’il y parviendra, remportant 3 tournois du Grand-Chelem sur 4 (Melbourne, Paris et New-York) et les Masters de Miami et Cincinnati. Mats Wilander devient logiquement numéro 1 mondial, pour longtemps pense-t-on tant le Suédois brillait par son sang-froid. Seulement voilà, Mats Wilander est parvenu à son but, prouver qu’il pouvait être le meilleur joueur de la planète. Il ne mettra plus jamais la même intensité, finira l’année 1989 à la 13è place ATP et ne gagnera finalement plus jamais de tournoi majeur.

12è (F) : Kim Clijsters

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Comme Amélie Mauresmo, Kim Clijsters a fait partie d’un âge d’or du tennis féminin au cœur des années 2000. Comme Amélie Mauresmo, ce sont les 4 Majeurs qui ont longtemps résisté à la Belge et Kim Clijsters a gagné 2 Masters et 5 Premier avant de lever un Grand-Chelem. C’était à l’US Open en 2005, et il faudra attendre 4 ans avant qu’elle n’en remporte un autre puisque sa carrière s’interrompt une première fois. Une première retraite fructueuse pour Kim Clijsters puisqu’en 2 ans, elle remportera 3 nouveaux tournois du Grand-Chelem (2 US Open et 1 Open d’Australie), 2 Premier et un nouveau Masters. On embrasse tous ceux qui pensent que la maternité est un problème dans le sport professionnel.

12è (H) : Stefan Edberg

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C’était une rupture. Dans un circuit masculin dominé par Ivan Lendl, pas vraiment le plus romantique des tennismen, les attaquants comme Stefan Edberg ou Boris Becker ont changé la donne. Excellent serveur, très fort à la volée Stefan Edberg est l’antithèse parfaite de ce que produisait le tennis suédois avec Björn Borg ou Mats Wilander. Par le palmarès cependant, il s’inscrit dans la lignée de ses glorieux compatriotes. Souvent opposé à Boris Becker, Stefan Edberg a remporté 2 Open d’Australie, 2 Wimbledon et 2 US Open, il a glané 4 Masters 1000 (ou leur équivalent de l’époque) il avait remporté la médaille d’or olympique en 1984 avant sa révélation sur le circuit principal. Sa carrière ne pourra hélas pour lui pas se déployer dans le temps comme il l’aurait voulu, gêné par une blessure au dos que sa posture au service n’a certainement pas aidé.

11è (F) : Venus Williams

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Si Serena Williams incarne la puissance et la régularité, Venus quant à elle incarne la puissance et l’attaque. Venus Williams aime aller de l’avant, maitriser le jeu et finir les points au filet. Aucune surprise donc à ce que l’Américaine ait brillé 5 fois à Wimbledon, 2 fois à l’US Open, mais jamais à Melbourne ou Paris. Dans l’ombre de sa sœur, Venus ne l’a pas été de beaucoup d’autres joueuses de son temps tant son jeu en a imposé, en particulier sur les surfaces les plus rapides. Médaillée d’or en simple, Venus Williams l’a été triplement en double, avec Serena, évidemment. Diminuée par une maladie auto-immune, Venus Williams continue malgré tout de jouer sur le circuit principal. Sans le même succès, mais une championne reste une championne.

11è (H) : Boris Becker

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Vous aimez Marc Philippoussis, John Isner et Ivo Karlovic ? Vous l’ignorez peut-être, mais leur père est le même et s’appelle Boris Becker. Un père spirituel ou du moins tennistique.Avec Stefan Edberg, il a contribué à renouveler profondément un jeu qui s’était enfermé autour de schémas de jeu chers à Ivan Lendl ou Mats Wilander. Premier joueur à passer la barre des 200 km/h au service, Boris Becker est plus qu’un grand serveur. Puissant en coup droit, solide en revers, l’Allemand a été le prototype de ce qu’allait devenir les attaquants puissants de fond de court aujourd’hui. 6 fois couronnés en Grand-Chelem, les victoires dans les 4 Majeurs de Boris Becker s’étendent sur plus de 10 ans entre 1985 et 1996. Naturellement plus à l’aise sur les surfaces rapides, il n’a jamais réussi à remporter un seul tournoi majeur sur terre battue. Avec 3 Masters, 5 Masters 1000 et 2 Coupe Davis, Boris Becker s’est imposé comme l’un des joueurs majeurs de la fin des années 80 et du début des années 90. Un grand.

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