Epreuve d’après Tour de France, ou d’avant Vuelta, selon les objectifs de chacun. Le Tour de Pologne proposait un terrain de jeu propice aux sprinteurs, mais surtout aux puncheurs qui se sont tiré la bourre pendant la semaine. Retour sur l’épreuve en points clés.

Kwiatkowski maître du jeu

Michal Kwiatkowski a eu le droit à un joli costume en guise de récompense. Crédit : Getty Images.

Ce n’était peut-être pas l’équipier Sky le plus en vue sur les routes du Tour, mais le Polonais a montré qu’il fallait continuer sur lui malgré tout. A domicile, et sur un terrain qui lui est propice, l’ancien champion du monde a dominé les deux premières étapes accidentées. Puis a tranquillement géré sa courte avance au général pour s’adjuger l’épreuve. Une maîtrise désormais habituelle dans l’équipe britannique. Et encore une ligne au palmarès de Kwiatkowski, qui n’avait jamais gagné son tour national.

Pascal Ackermann toque à la porte

Année de la révélation pour Pascal Ackermann. Alors que le sprint allemand tangue quelque peu depuis la baisse de régime de Marcel Kittel et André Greipel, la relève vient sans doute du sprinteur de la BORA Hansgrohe. Celui-ci est monté en puissance au fil de la saison. Avec une victoire en Romandie, au Dauphiné, sur son championnat national, sur la London Classic, et maintenant en Pologne, où il a levé les bras à deux reprises. On attend encore que l’Allemand se mesure au gratin. Mais jusqu’à présent, tous les compteurs sont au vert et la progression complètement logique.

Thibaut Pinot en reprise

Le troisième homme de ce Tour de Pologne est sans doute Thibaut Pinot. Pas pour une victoire significative, mais déjà pour une place sur le podium final de l’épreuve. Un résultat au demeurant anecdotique, mais rappelons nous qu’on avait quitté le Franc-Comtois sur les routes du Giro, évacué vers l’hôpital en raison d’une trop grande accumulation d’efforts et d’un surplus de fatigue. Le leader de la Groupama-FDJ avait alors observé une période de repos qui l’a privé de son second objectif : le Tour de France. Calendrier chamboulé, mais on retrouvera Pinot sur la Vuelta… avant les Mondiaux ? On peut noter cependant son rôle important en Pologne pour offrir une victoire d’étape à son coéquipier Georg Preidler. Les jambes reviennent, bonne nouvelle.

On pourrait aussi parler de la reprise de Simon Yates après son Giro canon, fêté avec une victoire d’étape et une 2e place finale, ou encore l’inquiétude autour de Fabio Aru, toujours plus discret cette année. Mais le Tour de Pologne n’est qu’une étape dans les calendriers, certains sortant du Tour, d’autres préparant la Vuelta.