Il y a des destins qui font les grands sportifs. Celui d'Alejandro Valverde en est un. 15 ans après son premier podium mondial sans jamais glaner le titre, à Innsbruck le presque quarantenaire l'a enfin fait. Côté français, Bardet a été très bon, sans regrets ainsi que Thibaut Pinot sacrifié pour l'occasion. La seule déception reste évidemment Julian Alaphilippe, favori, mais sans jambes dans le mûr où on l'attendais.
Une course débridée
12 hommes s'échappent d'entrée et prennent un large écart sur le peloton. Comptant jusqu'à 18 minutes à peu près à mi course. Hors, après le passage dans les derniers kilomètres la course s'accélère. Espagnols et Italiens enchaînent les offensives tout en cachant leurs leader. Les Bleus eux ne répondent pas, sont même très discrets. Au passage des 50 derniers kilomètres, un deuxième coup d’accélération fait exploser de nombreux favoris et outsiders. Seuls Valverde, Pinot, Moscon, Alaphilippe, Dumoulin paraissent en mesure de s'imposer alors au pied du mûr.
Changement d'ambiance
Un peu moins de 3km, voilà comment on est passé d'une équipe de France qui planent avec leurs trois leaders à l'avant en train d’écrémer tout le monde ou presque. Mais rapidement, Pinot, auteur d'un exceptionnel travail de sacrifice aujourd'hui se gare. Julian Alaphilippe, caché depuis le début de journée, glisse en fond de groupe, on se dit alors que c'est stratégique et puis… non, Julian lâche prise. Bardet se retrouve seul avec Valverde et Woods au sommet. Les trois hommes se regardent et permettent le retour de Dumoulin. Finalement, tout se joue au sprint, Valverde prend le trône, la France pleure encore malgré la deuxième place de Bardet.
Félicitations à Valverde pour le titre. L'an prochain, les mondiaux auront lieu dans le Yorkshire, lieu où Peter Sagan compte bien reprendre son bien.