30 Days NBA Rewind : Detroit Pistons

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Ligue 1

Avec le NBA Hiatus, il n’y a plus de matchs à se mettre sous la dent. Ce n’est néanmoins pas une raison pour arrêter de parler de notre sport préféré. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA. Aujourd’hui, zoom sur les meilleurs ennemis de Michael Jordan, les Detroit Pistons.

L’Histoire des Detroit Pistons

Fort Wayne pour gagner, Detroit pour décliner
Avant de s’établir à Detroit, les Pistons jouaient à Fort Wayne dans l’Indiana. (Crédits : Getty Images)

Les Pistons voient le jour à Fort Wayne en 1941 des mains de Fred Zollner, propriétaire d’usine fabricant des pistons. À la création de la NBA en 1949, il y négocie une place et la franchise obtient directement des résultats. La franchise de Fort Wayne enchaîne les qualifications en playoffs et dispute même les Finales en 1955 (défaite 4-3 contre les Syracuse Nationals sur fond de soupçons de triche) et en 1956 (défaite 4-1 contre les Philadelphia Warriors). À la fin de la saison suivante, les Pistons déménagent vers Detroit afin de conquérir un gros marché privé de basket et d’assurer sa survie économiquement. Malgré des qualifications en playoffs à la suite du déménagement, Motown ne réussit pas aux Pistons. La franchise possède de belles individualités mais n’arrive pas à développer un véritable collectif. Pendant près de vingt ans la franchise proposera du jeu sans forcément réussir sportivement, jusqu’à la draft d’un meneur sorti d’Indiana.

Bad Boys, Bad Boys what you gonna do ?
Detroit Pistons
Détestables, les Pistons étaient une des meileures équipes de la ligue dans les années 80. (Crédits : NBA)

En 1981, Detroit drafte Isiah Thomas, meneur de taille moyenne (1,85m) qui permettra à la franchise de sortir de cette période floue et d’enfin obtenir de bons résultats. Conjuguée à l’acquisition de Vinnie Johnson puis à celle de Bill Laimbeer quelques mois plus tard, cela va créer les fondations d’une des équipes les plus tenaces des années 80. L’équipe se construit pièce par pièce avec des ajouts toujours bien pensés : Chuck Daly sur le banc en 1983, Joe Dumars via la draft en 1985 et Rick Mahorn un peu plus tard. Les Pistons sont accrocheurs et retrouvent les playoffs mais n’arrivent pas encore à retrouver les sommets. En 1986, la franchise ajoute trois nouvelles pièces à son effectif : John Salley Dennis Rodman et Adrian Dantley. Avec un jeu physique et une mentalité défensive, ces Pistons, surnommée “Bad Boys”, vont alors dominer l’Est. Trois années de suite, Detroit va rallier les Finales et remporter deux fois le titre. Si l’équipe était détestable pour ses adversaires, elle avait trouvé la formule pour gagner.

Grant Hill and Goin to Work
Detroit Pistons
En 2004, les Detroit Pistons retrouvèrent les sommets en remportant le titre. (Crédits : NBA)

Suite à ces deux titres, la franchise va peu à peu se déconstruire. Sweepé par les Bulls de Jordan en 1990, la franchise perd ses pièces maîtresses dans les années qui suivent, suite à des transferts (Rodman) ou à leurs retraites (Laimbeer, Thomas). Dans le creux de la vague, les Pistons récupèrent Grant Hill lors de la draft 1994 et retrouve espoir. Cependant ,des décisions douteuses de la direction ainsi que les blessures a posteriori de leur jeune star empêcheront la franchise de retrouver un niveau de jeu convenable. Ironie de l’histoire, c’est le départ de Hill qui va construire l’ère “Goin To Work” à Detroit. Il est transféré à Orlando et son départ permet à la franchise d’obtenir Ben Wallace en échange. En 2002, ce sont Chauncey Billups, Richard Hamilton et Tayshaun Prince qui viennent renforcer l’effectif, suivi l’année suivante par le coach Hall of Famer Larry Brown. En Février 2004 la franchise ajoute Rasheed Wallace via un échange et possède désormais un effectif taillé pour les joutes de fin de saison. La franchise remporte le titre en 2004 face aux Lakers puis retournent en Finales l’année suivante où ils s’inclineront face aux Spurs.

Suite à ces exploits, les Pistons atteindront à nouveau les finales de conférence pendant trois saisons avant de retrouver les bas fonds de la conférence est. La franchise est actuellement en reconstruction après n’avoir connu que deux séries de playoffs lors de la dernière décennie (sweepés deux fois). La reconstruction s’annonce longue pour la franchise du Michigan qui n’a plus connu la victoire en postseason depuis 2008.

La Période Clé

Physiques, vicieux, sournois, il était facile de détester les Pistons dans les années 80. Toutefois, avec une stratégie basée sur la défense, Chuck Daly a réussi à construire une équipe capable de jouer le titre et même de le remporter. Ces Pistons sont à l’image du basket à l’est de l’époque dans une version poussée à l’extrême. Des joueurs qui jouent avec envie, qui se battent pour la victoire et qui n’hésitent pas à se rentrer dedans (avec parfois des dérives loin d’être acceptables) pour sortir l’adversaire du match et remporter leurs rencontres. Michael Jordan en a fait les frais et Detroit a dominé sa conférence pendant plusieurs saisons autour de joueur talentueux (Thomas, Dumars, …) et de joueurs de devoir (Laimbeer, Mahorn, Rodman). Avec cette mentalité Bad Boys, la franchise a écrit la plus belle page de son histoire et réussit à glaner deux titres dans une période à la croisée de la domination Lakers/Celtics et de celle des Bulls.

La Salle des Trophées

Titres(s) NBA = 3 : 1989, 1990, 2004

Titre(s) de Conférence = 7 : 1955, 1956, 1988, 1989, 1990, 2004, 2005

Titre(s) de Division = 9 : 1988, 1989, 1990, 2002, 2003, 2005, 2006, 2007, 2008

Numéro(s) retiré(s) : 1 (Chauncey Billups), 2 (Chuck Daly, coach), 3 (Ben Wallace), 4 (Joe Dumars), 10 (Dennis Rodman), 11 (Isiah Thomas), 15 (Vincent Johson), 16 (Bob Lanier), 21 (Dave Bing), 32 (Richard Hamilton), 40 (Bill Laimbeer)

Joueurs emblématiques

Isiah Thomas
(Crédits : NBA)

Il fut le joueur phare des Pistons lors des années Bad Boys. Joueur excessivement talentueux, il jouait pour la gagne et permit à Detroit d’aller chercher deux titres à la fin des années 80. Souvent oublié lorsque l’on cite les joueurs ayant marqué l’histoire de la ligue, il fut victime de l’image de sa franchise et de son caractère. En effet, les joueurs les plus respectés de la ligue (Bird, Jordan) ne l’appréciait pas et cela le priva sans doute d’une place dans la Dream Team aux Jeux Olympiques en 1992 bien que la coach de cette équipe ait été Chuck Daly.

Ben Wallace
(Crédits : FOX Sports)

Arrivé sur la pointe des pieds dans la ligue en tant que joueur non-drafté, Ben Wallace s’est fait un nom après son transfert chez les Detroit Pistons au début des années 2000. Pivot très défensif, il maîtrisait parfaitement l’art du contre et a remporté quatre fois le titre de défenseur de l’année, un record qu’il partage avec Dikembe Mutombo. Pas forcément un grand attaquant, il fut un des grands artisans du titre de Detroit en 2004 aux côtés de Chauncey Billups.

Autres : Chauncey Billups, Joe Dumars, Richard Hamilton, Bill Laimbeer, Dennis Rodman

Rendez-vous demain pour la suite de cette série avec la dernière franchise à avoir outrageusement dominé la ligue, les Golden State Warriors.

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