Rafael Nadal se fait peur, Corentin Moutet surprend Dan Evans, Stéfanos Tsitsipás et Andrey Rublev continuent d’impressionner, Fabio Fognini pète les plombs. Voici le récap' du mercredi 21 avril à Barcelone.
Décidément, le début de saison sur terre battue n’est pas de tout repos pour Rafael Nadal ! Après la défaite concédée face à Andrey Rublev en quarts de finale à Monte-Carlo la semaine dernière, le numéro 3 mondial s’est de nouveau fait peur cet après-midi à l’occasion de son entrée en lice à Barcelone. Opposé au Russe Ilya Ivashka, le Majorquin connaît très vite de grosses difficultés sur sa mise en jeu. En face, bien que 111e mondial, Ilya Ivashka en profite et s’empare d’entrée du service de son adversaire. Dans le premier set, Rafael Nadal ne sert que 49% de première balle. Bien dans son match, le Russe en profite et s’offre la première manche (6/3).
Dans la deuxième manche, bien aidé par le retour de sa première balle de service, l’Espagnol remet les pendules à l’heure. 6/2 en trente-six minutes, le service est de retour, les coups gagnants aussi. L’embellie se poursuit dans la dernière manche, Rafael Nadal assure l’essentiel (4/6 6/2 6/4) mais devra faire beaucoup mieux s’il veut s’offrir son douzième titre dans la capitale catalane à la fin de la semaine.
Auger-Aliassime pas convaincant, Moutet fait tomber Evans
Lui aussi s’est fait peur. D’abord mené un set à zéro, Félix Auger-Aliassime s’en est finalement sorti en trois manches et un peu plus de deux heures de jeu face à Lorenzo Musetti. S’il commet beaucoup de fautes directes dans la première manche, le Canadien rectifie le tir dans les deux suivantes (4/6 6/3 6/0). En huitièmes de finale, il devra faire mieux face à son compatriote et ami Denis Shapovalov, tombeur du Français Jérémy Chardy hier.

Dernier français en lice à Barcelone après l’élimination d’Adrian Mannarino face à Albert Ramos-Viñolas un peu plus tôt dans la journée (6/4 6/4), Corentin Moutet est sorti vainqueur de son combat face au Britannique Daniel Evans. Vainqueur du premier set mais malmené dans le deuxième, le natif de Neuilly-sur-Seine a fait l’apanage de son caractère dans la dernière manche. S’il balance sa raquette de frustration suite à un point perdu au terme d’un rallye dantesque à l’entame de la troisième manche, le Français ne sort pas de son match pour autant. Mieux, il fait le break d’entrée face à un Daniel Evans incisif mais relativement peu en réussite cet après-midi. Le revers coupé du récent demi-finaliste à Monte-Carlo ne surprend pas le jeune joueur tricolore. Au contraire, héroïque en défense, Corentin Moutet écœure son adversaire (6/4 5/7 6/3) et rallie les huitièmes de finale.
Tsitsipás, Rublev et De Minaur ne tremblent pas, Fognini pète les plombs

Respectivement vainqueur et finaliste du Master 1000 de Monte-Carlo dimanche, Stéfanos Tsitsipás et Andrey Rublev ont aujourd’hui débuté tranquillement leur escale à Barcelone. 6/0 6/2 en 1h18 pour le premier, 6/4 6/3 en 1h24 pour le deuxième. Malheureusement pour eux, Jaume Munar et Federico Gaio ont très vite été forcés de rendre les armes.
En huitièmes, si Albert Ramos-Viñolas devrait être une formalité pour Andrey Rublev, Stéfanos Tsitsipás aura déjà fort à faire face au jeune Australien Alex De Minaur, tombeur en deux manches d’Alexander Bublik (7/6 6/2).
Fabio Fognini n’était pas dans un bon jour cet après-midi. Au coude à coude dans le deuxième set après avoir perdu le premier 6-0 face à l’Espagnol Bernabe Zapata-Miralles, l’Italien est l’auteur de propos injurieux à l’encontre d’un des juges de ligne. Alors qu’il a déjà écopé d’un avertissement plus tôt dans la partie, le voilà disqualifié par l’arbitre de chaise.
Revoilà Kei Nishikori

Vainqueur à Barcelone en 2014 et 2015, Keï Nishikori se sent toujours comme chez lui en Catalogne. Poursuivi par plusieurs blessures qui lui auront coûté plusieurs mois sans jouer, le Japonais va mieux en 2021. Après Guido Pella hier, le natif de Matsue s’est offert Cristian Garín cet après-midi (7/6 4/6, 6/1). 39e mondial, le finaliste à l’US Open 2014 ambitionne toujours de faire son retour dans le top 10. De son côté, Cristian Garín déçoit encore. Attendu au tournant à l’aube de la saison sur terre, le Chilien ne semble pas encore prêt à passer le fameux cap qui fera de lui un joueur craint de tous sur ocre.
Crédit image en une : 7sur7.be