Après une longue coupure puis un retour dans la bulle à Orlando qui a couronné les Lakers de Los Angeles, la saison NBA est désormais officiellement terminée. L’heure des bilans est ainsi arrivée, et We Sport revient ainsi avec vous sur la saison des vingt-deux équipes présentes dans la bulle. Aujourd’hui, focus sur les 76ers.

Espoirs déchus

Les années se suivent…

Après une saison 2018-2019 pleine de promesses et une défaite de justesse face au futur champion NBA, les Sixers abordaient 2019-2020 dans la peau d’un des favoris à l’Est. Avec un Toronto amoindri par le départ de Kawhi Leonard, Philly avait pour objectif de truster le haut du classement. Pour atteindre l’objectif, quelques retouches allaient avoir lieu. Butler parti exprimer ses talents en Floride, c’est Horford qui était choisi pour former avec Embiid l’une des raquettes les plus imposantes de NBA. Rajoutez à ça Josh Richardson arrivé pour remplacer JJ Reddick et le 5 majeur avait alors de quoi impressionner.

…Mais ne se ressemblent pas

Pourtant, la mayonnaise ne prendra jamais. Dans l’ombre de Joel Embiid, Horford n’arrivera jamais à exprimer pleinement son potentiel à un poste 4 pas vraiment taillé pour lui, et Richardson malgré quelques belles performances ne fera pas oublier la gâchette de JJ Reddick. S’ils ont réussi à transformer la Wells Fargo Arena en forteresse (31V-4D), les 76ers se montrent inoffensifs loin de leurs bases. Résultat, une saison régulière pas loin d’être calamiteuse avec un bilan de 43 victoires pour 30 défaites et une vilaine sixième place qui les envoyait directement se confronter aux Celtics en pleine bourre.

Une bulle catastrophique

Conscient des difficultés de ses hommes, Brett Brown profitait de la coupure due à la crise sanitaire pour tenter enfin quelque chose de nouveau et réorganiser son Cinq et faire monter Ben Simmons à la place de Al Horford et Shake Milton prenait place à l’arrière. Mais la blessure de Simmons après seulement quelques matches dans la bulle allait mettre un terme aux espoirs de « rétablissement » des Sixers. Opposés aux rivaux historiques de Boston au premier tour, Philadelphie sera balayé sans aucune pitié et verra sa saison s’arrêter beaucoup plus tôt que prévu.

Le MVP de la rédac : Joel Embiid

On attendait qu'il s'impose comme le pivot le plus dominant de la NBA et qu'il passe enfin un cran mais le camerounais a sorti une saison en-deçà de son impact de l'an dernier. S'il reste le meilleur joueur de cet effectif et le plus important au niveau stats (23 points et 11,6 rebonds de moyenne), Embiid peut mieux faire si l'état d'esprit suit.

La saucisse de la rédac : Brett Brown

Peu de remise en question, des rotations mal senties, une très mauvaise gestion du cas Horford. C'était clairement l'année de trop pour Brett Brown dont le message ne passait plus auprès des stars de l'effectif et qui n'a pas su intégrer comme il le fallait les jeunes du banc.

Le +/- :

Le + : Quelques jeunes à fort potentiel (Milton, Thybulle etc..)
Le – : le choix Horford, dont le contrat risque de peser

L’avis de la rédac :

Bien plus que le côté technique ou tactique c’est l’attitude qui semble avoir pêché cette année et provoqué la chute des Sixers. Nonchalance, abattement, les stars de Philly n’ont jamais paru en état de porter l’équipe vers le haut. Entre un Ben Simmons qui stagne clairement et un Joel Embiid qui lâche l’affaire beaucoup trop rapidement, cette franchise manque cruellement d’un leader capable de mobiliser son équipe pourtant intéressante sur le papier.

L'avis du fan (@FR_Sixers) : 

On avait de grosses attentes pour les 76ers cette saison. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce fut un énorme échec. L’effectif construit lors de l’intersaison nous intriguait et nous laissait tout de même de gros motifs d’espoirs. Malheureusement, on s’est vite rendu compte que la mayonnaise ne prenait pas et que notre coaching staff n’a pas réussi à faire fonctionner le tout.
En plus d’avoir été déçu sur le plan du collectif, ça a été de même avec les individualités et notamment Joel Embiid, joueur qui avait à cœur de repartir de plus belle après l’échec face aux Raptors l’an passé. Le pivot camerounais n’a pas pu montrer toute l’étendue de son talent pendant la quasi totalité de la saison, chose en grande partie due à une construction d’effectif qui laisse à désirer.
Certes, cette saison aura été un désastre entre jeu proposé, moves effectués par le Front Office ainsi qu’un coaching plus que douteux. En revanche de notre côté, on se dit que c’était une année sans et qu’il y a peut-être moyen de repartir de l’avant avec une autre philosophie proposée. Des joueurs comme Shake Milton, Ben Simmons et Matisse Thybulle ont montré de très belles choses l’an passé. On a hâte de voir ce que ça peut donner avec un changement complet de coaching staff.

Et la saison prochaine ?

Exit Brett Brown, Welcome Doc Rivers. Avec une philosophie du basket complètement différente, l’ancien coach des Clippers aura fort à faire pour mettre ses stars dans les meilleures conditions et exploiter pleinement leur potentiel. On l’a vu, la doublette Horford Embiid ne fonctionne pas, et l’ancien des Celtics pourrait bien être le premier à plier bagage et le Front office devrait tenter de jeter son dévlu sur un intérieur qui marcherait moins sur les plates-bandes d’Embiid. Le Camerounais, qui pourrait lui aussi finir par avoir des envies d’ailleurs, devra se montrer irréprochable et avoir une attitude digne d’un leader dans le vestiaire.

On les annonçait comme nos favoris pour le titre NBA, les Sixers ont lamentablement échoué et le « Process » en a pris un sacré coup. Passée la déception de cette saison ratée, Philly devra repartir de l’avant avec un effectif théoriquement armé pour jouer les premiers rôles pour 2020-2021…