Basketball

Charlotte Hornets, la séduction va-t-elle durer toute la saison ?

Alors que nombre d’observateurs les voyaient finir dans les bas-fonds de la conférence Est, les Charlotte Hornets réalisent un début de saison étonnant qui leur permet d’être huitième et de rêver à autre chose qu’une place à la lottery. Avec un début de saison satisfaisant et une équipe plaisante à jouer, focus sur la franchise de Michael Jordan.

Un leader qui devait confirmer

Après trois années à Boston, Gordon Hayward souhaitait retrouver le rôle qui l’a fait exploser aux yeux des fans : leader facilitateur de jeu. Il est vrai que sa cheville luxée et son tibia brisé n’ont pas aidé à son intégration au sein des Celtics en 2017, que l’explosion de Jaylen Brown et Jayson Tatum n’ont pas aidé à son retour, mais on voyait bien que l’ailier n’était pas à sa place. Il a décidé de rejoindre à l’intersaison les Hornets avec un gros contrat à la clé : 120 millions sur 4 ans. Les critiques ont fusé très rapidement sur ce salaire accordé au joueur de 30 ans.

Ce qui est sûr depuis le début de la saison, c’est que Gordon Hayward vaut ses 30 millions. Meilleur scoreur de son équipe avec 22 points (en 50/40/93), il facilite en permanence le jeu des Hornets. Il prend son rôle de mentor pour les jeunes très au sérieux et mène son équipe vers les victoires. Capable de cartons offensifs (44 points face aux Hawks à 15 sur 25 au tir ou 34 points face aux Knicks), l’ancien de l’université de Butler réalise pour l’instant sa meilleure saison en carrière.

Il n’est que meilleur lorsqu’il est entouré de jeunes et qu’il se sent estimé à sa juste valeur : « Je prends vraiment plaisir à jouer avec mes nouveaux coéquipiers et sous les ordres des coaches. Je vis de très bons moments. Il faut juste que l’on continue à jouer dur et les victoires suivront », confie l’intéressé.

Des jeunes qui l’entourent à merveille 

Avec le départ de Nicolas Batum, la volonté des dirigeants de la franchise aurait pu se diriger vers la reconstruction. En ayant le pick 3 de la Draft, un nouveau grand talent allait s’ajouter à l’effectif et c’est finalement LaMelo Ball qui a rejoint la Caroline du Nord. Et depuis le début de la saison, le frère de Lonzo Ball montre toute l’étendue de son talent. Meneur mais parmi les meilleurs rebondeurs de son équipe (6,9 par match) alors qu’il sort du banc, LaMelo commence déjà à battre des records. Face à Atlanta, il est devenu le plus jeune joueur à réaliser un triple-double, à 19 ans et 140 jours, avec 22 points, 12 rebonds et 11 passes. Il prend le rôle de 6e homme à cœur depuis le début de la saison, derrière la paire de guards Terry Rozier – Devonte Graham, même si ce dernier a quelques difficultés à confirmer les espoirs placés sur lui. Après son année à plus de 18 points de moyenne, il connaît une grosse baisse de régime actuellement. Avec seulement 11,5 points de moyenne à 29% au tir, il pourrait rapidement se retrouver sur le banc. Quant à Terry Rozier, il est à la hauteur de ce que l’on attendait de lui depuis son départ de Boston. Il tourne actuellement à plus de 19,5 points par match, avec une très grande réussite à 3 points (44% sur 6 tentatives/match). Avec un Rozier ball-handler en poste 1 et Graham passeur mais en poste 2, le back-court titulaire fonctionne plutôt bien depuis le début de saison.

Le secteur intérieur est quant à lui l’un des plus faibles de toute la NBA, malgré la présence de PJ Washington. Le 12e choix de la draft 2019 réalise une saison correcte, avec un solide pourcentage derrière l’arc pour un intérieur (38%). Parfois utilisé en stretch 5 par son coach James Borrego, il souffre néanmoins lorsque les pivots adverses sont en feu, notamment à cause sa petite taille : 2,01m.

Une équipe solide et collective

Michael Jordan a réussi à exfiltrer une partie des gros contrats qu’il avait fait signer il y a quelques années. Avec la draft de LaMelo Ball et la signature du gros contrat pour Gordon Hayward, tout le monde voyait les Hornets à la lutte pour les premiers picks de la prochaine Draft mais depuis le début, les résultats prouvent le contraire. Avec un 5 majeur composé de Rozier, Graham, Hayward, Washington et Biyombo, les Hornets font bonne figure dans la Conférence Est. Et le show est aussi présent en sortie de banc, avec Ball et Miles Bridges qui est le complément parfait du meneur.

Le manque de talent offensif est toutefois évident, avec Hayward en première option. Cela se ressent notamment dans le rating offensif, où Charlotte n’inscrit que 107,2 points par match (24e de la NBA). A contrario, alors qu’on pouvait douter de la défense, ils sont plutôt étonnants dans ce domaine avec la 8e meilleure défense (107,5 points encaissés). Cette équipe collective, avec cinq joueurs qui marquent plus de 10 points par match de moyenne, se battra difficilement pour une place en playoffs mais peut-être aura-t-elle un rôle à jouer pour le play-in. Et avec des jeunes et Hayward, qui sait ?

Avec des victoires prometteuses contre les Mavericks, contre les Nets (où KD et Kyrie étaient titulaires), ou encore contre les Pelicans, les Hornets réalisent un début de saison assez surprenant si l’on se réfère aux attentes de l’intersaison. Gordon Hayward réalise un début de saison encourageant, où on le revoit comme sous le maillot du Jazz. LaMelo Ball réalise une entame très convaincante, et pour l’instant, il est en course pour le titre de Rookie de l’année. Au final, tout semble aller pour le mieux à Charlotte.

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