Et si c’était elle, une des révélations de cette saison 2020 ? Alors qu'elle est déjà confortablement installée dans le Top 30 mondial malgré son jeune âge (19 ans), Dayana Yastremska n’a pas encore frappé de grand coup dans des tournois majeurs. Néanmoins, la jeune ukrainienne avance vers cette nouvelle saison avec des certitudes. Portrait.

 

Une ascension progressive

Sur le circuit junior, le phénomène Dayana Yastremska tutoie les hautes sphères de la catégorie, sans pour autant en connaître les sommets. 6e mondiale à l'âge de 15 ans, elle atteint notamment la finale du tournoi junior de Wimbledon (battue par Potapova), et les quarts de finale à l’Open d’Australie. Début 2016, alors qu’elle est classée au 1077e rang mondial, la jeune Dayana remporte son tout premier tournoi ITF à Campinas, en battant en finale la française Alizé Lim. C'est seulement quelques semaines plus tard qu'elle effectuera ses débuts sur le circuit WTA, à l'occasion du tournoi d'Istanbul.

L'Ukrainienne y connaît ses premiers coups d'éclat en 2018. En effet, après avoir perdu en finale de tournois de catégories inférieures (Cagnes-sur-Mer, Ilkley) et triomphé à l'ITF de Rome, Yastremska remporte son premier titre sur le circuit principal à Hong Kong au gré d'une victoire sur la Chinoise Wang Qiang, 24e mondiale (6-2/6-1). La transition s'effectue petit à petit, et la jeune Ukrainienne termine la saison à une prometteuse 60e place mondiale.

 

2020, dans la lignée de 2019 ?

En 2019, la protégée d'Olivier Jeunehomme est désormais confortablement installée dans le Top 100. Elle connaît sa première convocation en équipe d'Ukraine de Fed Cup, et ne cesse de progresser, se montrant de plus en plus solide tout au long de l'année sur le circuit WTA. Yastremska remporte ainsi deux nouveaux titres sur le circuit, à Hua Hin en février tout d'abord (face à Tomljanovic), puis à Strasbourg plus tard dans l'année, en venant à bout de la locale Caroline Garcia en finale. Elle atteint par ailleurs les quarts de finale au Premier Mandatory de Wuhan en fin de saison.

L'Ukrainienne est donc bien partie pour être une des têtes d'affiche de la WTA à l'avenir. Avec son jeu en rythme fait de variations et de prises de balle précoces, celle qui sera entraînée par Sascha Bajin en 2020 dispose d'un bagage physique et d'une frappe de balle qui fait plus d'une envieuse. Elle fait par ailleurs preuve d'un sens tactique intéressant et d'une approche mentale de ses matches remarquables pour une joueuse qui n'a pas beaucoup d'années d'expérience sur le grand circuit derrière elle. Des aspects qu'on lui connaissait déjà en 2018, et qu'elle a continué d'exploiter en 2019, en témoigne notamment une première victoire sur une membre du Top 10 (contre Karolina Pliskova à Wuhan) et une très belle 22e place mondiale en cette fin d'année.

On a donc désormais hâte de voir ce que sa collaboration avec l'ex-coach de Naomi Osaka et Kristina Mladenovic va bien pouvoir lui apporter, toujours avec l'objectif de franchir encore un nouveau cap la saison prochaine.

 

Crédit photo de l'image en Une : Orange Sport

 

Grégoire Allain