Ce lundi, Auxerre accueillait Guingamp pour une rencontre entre prétendants à la montée en Ligue 1, malgré un début de saison compliquée pour les deux équipes. Retour sur cette confrontation depuis les gradins du stade de l’Abbé-Deschamps.

 

Malgré les souvenirs qui ornent les entrailles du stade de l’AJA, l’Europe semblait à des années lumières de la Bourgogne avant-hier soir. En Ligue des Champions il y a neuf ans pour les uns et en Europa League il y a quatre ans pour les autres, Auxerrois et Guingampais se disputent cette saison un retour dans l’élite du football français. Respectivement 15e et 12e de Ligue 2 avant ce match en clôture de la 4e journée, les deux clubs se sont quittés dos-à-dos après un scénario qui a fait passer l’Abbé-Deschamps par tous ses états.

 

Le réveil auxerrois

Devant un stade clairsemé et occupé par 7077 spectateurs, l’AJA a la maîtrise du ballon dans les premières minutes du match. Poussés par les Ultras Auxerre, qui répondent tout de même présent en tribune Leclerc, les hommes de Jean-Marc Furlan mettent le feu à plusieurs reprises dans la surface bretonne sans pour autant trouver la faille. Un manque de réalisme puni après 18 minutes de jeu par l’ouverture du score de Yeni N’Gbatoko, sur un beau mouvement collectif allant quelque peu contre le sens du jeu.

Les Ultras Auxerre étaient presque seuls pour encourager l'AJA.

 

L’ambiance de l’Abbé-Deschamps en prend alors un coup et un silence frustré parcours la tribune Leclerc, face à laquelle les quelques supporters guingampais présents dans le parcage visiteurs exultent.

Jusqu’alors dominée par les Auxerrois, la rencontre est plus équilibrée et perd en rythme. Quelques frappes ici et là viennent alerter les défenses, sans pour autant apporter un réel danger. Mais à un peu plus d’un quart d’heure de la fin, Lucas Deaux surgit dans la surface de réparation auxerroise après un léger malentendu et fait le break. La possession du ballon ne suffit pas pour Auxerre qui manque d’intensité dans les duels et de tranchant dans les trente derniers mètres. Le score ne bouge plus jusqu’à la mi-temps, et les vingt-deux acteurs regagnent les vestiaires sous les sifflets du stade.

 

Cependant, les Blancs et Bleus retournent sur la pelouse avec d’autres intentions, affichées dès le début du second acte. Face à des Auxerrois nettement plus entreprenants qu’en fin de première période, Guingamp recule et repousse les assauts adverses. Entré en jeu cinq minutes auparavant, Yanis Merdji concrétise ce regain de forme un quart d’heure après la pause.

Tout comme leur équipe, les supporters bourguignons se reprennent et donnent de la voix. Les Ultras Auxerre font monter les décibels au moment d’entonner les chants et agitent leurs drapeaux de plus belle.

Davantage présent dans l’impact physique et dominant son sujet, Auxerre se procure plusieurs occasions franches, mais le poteau vient sauver Marc-Aurele Caillard et les siens. Alors que l’issue du match semble se dessiner en faveur des bretons, Mickaël Barreto obtient un pénalty à huit minutes de la fin du temps réglementaire. Rémy Dugimont prend alors ses responsabilités et délivre l’Abbé-Deschamps. La rencontre s’achève donc sur un match nul 2-2, marquée par une belle remontée auxerroise qui aura assurément redonné du baume aux cœurs des fans de l’AJA.

Rémy Dugimont s'est chargé de transformer le pénalty pour ramener les deux équipes à égalité.

 

Un partage des points qui ne fait pas les affaires de Guingamp qui chute à la 13e place, avant d’accueillir Valenciennes lundi prochain. Auxerre ira de son côté en terres auvergnates pour y défier le leader Clermont-Ferrand, et tenter de véritablement lancer sa saison.