L'AS Monaco Basket y est presque. A deux journées de la fin de la saison régulière d'Euroleague, la Roca Team, 4ème, a pratiquement assuré sa place dans le top 4, synonyme d'avantage du terrain. Eliminé au match 5 l'an passé après sa défaite au Pirée face à l'Olympiakos, le club Princier espère bien cette saison disputer le Final Four, qui aura lieu à Kaunas fin mai. Cela ne serait que juste récompense tant les Monégasques ont réalisé une saison pleine sur le plan Européen. 21 victoires en 32 rencontres, et la possibilité, encore, d'aller pourquoi pas chercher le podium. Avant d'espérer mieux?
Des grands noms dans le rétro
Cette saison est une réussite en tout point pour l'AS Monaco Basket. Pour ce qui n'est que leur deuxième saison en Euroleague depuis le passage à une ligue “fermée”, les hommes de Sasa Obradovic, déjà dans le top 8 la saison dernière, ont réédité cette performance majuscule.
Car s'il est vrai que la Roca Team dispose dans son effectif de joueurs rodés aux joutes Européennes (Jordan Loyd, Mike James) ou d'anciens NBAers (Donatas Motiejunas, Elie Okobo), le club n'a pas encore toute l'expérience de certaines équipes présentent depuis des années. Il n'y a qu'à voir les prestigieux noms de ceux lancés dans la course à la qualification pour le top 8, qualification acquise depuis bien longtemps par Monaco : le Maccabi Tel-Aviv, 6 fois vainqueur de la compétition, Fenerbahce, lauréat en 2017, l'Efes Istanbul, double tenant du titre, le Panathinaikos, 3ème club le plus titré avec 6 victoires.
Au milieu de cela, un petit club princier, en 1ère division nationale depuis 2015 seulement, qui gravit les échelons à vitesse grand V. Même les péripéties en cours de saison ne semblent pas atteindre une équipe arrivée à maturité. Monaco a appris, et l'expérience de la saison passée n'en a été que bénéfique.
Le souvenir de l'an passé
Car l'AS Monaco Basket n'est pas passé loin, la saison dernière déjà, de disputer le Final Four. Dans une ambiance incandescente en Grèce, la Roca Team est tombée, lors de l'ultime match couperet, face à l'Olympiakos. Les coéquipiers de Mike James n'avaient pas l'avantage du terrain et l'on payé à leurs dépends. Après avoir réussi à revenir de leur périple avec un succès lors des deux premiers matchs, les Monégasques ont flanché à domicile lors du match 3, avant de s'imposer in-extremis lors de l'avant dernière manche. Malheureusement, la marche était semble-t-il trop haute.
Ce n'est que partie remise, puisque Monaco, cette saison, s'est donné les moyens de finir dans le top 4 de la saison régulière pour donc, avoir ce petit avantage qui souvent, est plus que déterminant. Fort d'un recrutement ambitieux, le club a frappé un grand coup sur le marché des transferts pour construire un effectif digne de ce nom. Et il fallait bien au moins tout cela pour jouer les yeux dans les yeux avec les mastodontes Européens.
Eviter un périlleux déplacement
Car derrière, la concurrence est rude. Et si la salle Gaston Médecin prend de la voix au fil des années, elle est encore loin des historiques continentaux. Les ambiances en Grèce, en Turquie, ou en Serbie n'ont rien à envier à qui que ce soit. L'ASM en sait quelque chose.
Finir dans les quatre premiers, c'est aussi s'éviter un match couperet dans la bouillante Menora Mivtachim Arena de Tel-Aviv, où le Maccabi n'a perdu que 2 de ses 16 rencontres Européennes cette saison. C'est également ne pas se rendre en Turquie, et plus précisément à Istanbul : que ce soit à la Ulker Sports Arena du Fener ou au Sinan Erdem Dome de l'Efes, des salles à 15 000 places, les déplacements ne sont jamais simples. Et que dire de la Stark Arena de Belgrade, sans doute l'enceinte la plus chaude d'Europe, où Monaco s'est fait fesser début 2023 (100-80).
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— Turkish Airlines EuroLeague (@EuroLeague) December 9, 2022
Vraiment, l'AS Monaco Basket a tout intérêt à sécuriser l'avantage du terrain pour les quarts de finale. Histoire de s'éviter quelques frayeurs.
La Roca Team a rondement mené sa saison, presque parfaite jusqu'alors. A deux petits matchs de la fin de la saison régulière, Monaco est tout proche d'assurer sa place dans le top 4. Un avantage non négligeable pour une équipe qui ne vise rien d'autre que le sacre final.