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Euroleague : l’ASVEL au forceps

Il aura fallu aller la chercher, mais l’ASVEL l’a fait ! Devant tout le match, les Villeurbannais ont joué à se faire peur, voyant Kazan revenir tout proche, à une possession, en fin de match. Mais le vent a tourné cette saison, et les hommes de TJ Parker, forts de leur expérience acquise la saison passée, ont tenu bon. Monaco de son coté, après un premier quart rondement mené, n’a pas tenu la distance et à exploser, au Pirée face à l’Olympiakos. 6ème (à égalité avec le 2ème) et 8ème, nos représentants hexagonaux restent malgré tout bien encrés dans la course aux playoffs.

Il aura fallu aller la chercher, mais l'ASVEL l'a fait ! Devant tout le match, les Villeurbannais ont joué à se faire peur, voyant Kazan revenir tout proche, à une possession, en fin de match. Mais le vent a tourné cette saison, et les hommes de TJ Parker, forts de leur expérience acquise la saison passée, ont tenu bon. Monaco de son coté, après un premier quart rondement mené, n'a pas tenu la distance et a explosé, au Pirée face à l'Olympiakos. 6ème (à égalité avec le 2ème) et 8ème, nos représentants hexagonaux restent malgré tout bien encrés dans la course aux playoffs.

Nos frenchies :

Comme les grands. Plutôt à l'aise, notamment après le repos, l'ASVEL a longtemps cru tenir une victoire facile, à l'Astroballe, face à un Unics Kazan sur courant alternatif, comme depuis le début de saison. Bien emmenés, une nouvelle fois, par Chris Jones (25pts, 3rbds, 3asts), les Rhodaniens avec un manque d'adresse criant en fin de match, se sont fait une grosse frayeur quand les Russes sont revenus, par deux fois, à une petite possession. Mais il a fallu un David Lighty de gala, couplé à un Okobo dans ses standards, pour s'éviter une grosse désillusion, qui aurait été au moins équivalente à celle de Milan, où l'ASVEL a mené de 16pts avant de s'incliner. Avec 6 victoires en 8 rencontres, les champions de France en titre, à égalité de victoire avec le deuxième, réalisent un début de saison canon. Au vu des difficultés de certaines grosses écuries (CSKA, Fener, Efes), Villeurbanne a un bon coup à jouer cette saison, et l'objectif playoffs est loin d'être usurpé.

photo: Euroleague

Tout n'a pas été aussi rose pour la Roca Team, en visite en Grèce. Pourtant, tout avait bien démarré pour les hommes de Mitrovic, après un premier quart en fanfare : +10 après 10min de jeu, et un Mike James à son top, pensait-on. Mais finalement, ce n'était qu'illusion: sous l'impulsion d'un Tyler Dorsey multi tâches (18pts, 7rbds, 4asts), mais également d'un français, et pas forcément celui attendu, les locaux grappillèrent pour repasser devant, petit à petit. Et le Français en grande forme n'est pas Moustapha Fall, mais bien Livio Jean-Charles, qui a utilisé les minutes offertes par Bartzokas à bon escient (18pts, 5rbds, 2asts). L'adresse a commencé à fuir les Monégasques (36% au final) et jamais ces derniers n'ont semblé en mesure de revenir dans la partie, une fois l'engrenage mis en route par les Grecs. Au final, une petite gifle qui n'enlève malgré tout, rien au bon début de saison de la Roca Team, toujours playoffable à l'heure actuelle, avec un bilan à l'équilibre.

photo: Euroleague

A retenir: 

Rien ne va plus pour le champion en titre. L'Efes Istanbul s'est une nouvelle fois incliné, sur son parquet, face à une valeureuse et surprenante équipe du Zenith St Petersbourg. S'il fallait encore une preuve que Micic est bien le capitaine de cette équipe, il n'y a qu'à regarder les chiffres: quand le Serbe est à coté de ses baskets (6pts seulement jeudi), c'est tout le bateau qui tangue. Si Shane Larkin a tenté de surnager (14pts, 5asts), en face, les Russes ont fait preuve d'une adresse redoutable à 3pts (14/31) pour remporter un succès somme toute facile.

S'il y a bien une équipe qui est loin de ce genre de tracas, c'est Milan. Les Italiens, encore une fois, ont impressionné collectivement. Devant pendant trois quart-temps, les hommes d'Ettore Messina se sont alors fait une petite frayeur, encaissant un 14-0 dès l'entame du 4ème quart. Mais mené par un grand Datome (17pts) et un Devon Hall très adroit (4/5 longue distance), l'Amrani Exchange s'en est sorti, fort d'un 8-0 presque immédiat, donnant de l'air aux 10000 fans présent au Mediolanum Forum. Avec 7 victoires en 8 rencontres, Milan s'échappe, seul, en tête de l'Euroleague.

photo : Euroleague

La tête du classement, le CSKA et le Fener la convoitaient, en début de saison. A l'heure actuelle, aucune des deux équipes n'est dans le top 8. Les Russes avaient l'occasion d'y entrer, en remportant un 5ème match en 8 journée. Mais c'était sans compter sur De Colo, de retour “chez lui”, et toute sa bande, vainqueurs à Moscou. Dans une rencontre serrée et offensive, ce sont finalement les visiteurs, qui après 3 revers consécutifs, ont empoché la mise. Si Jan Vesely a une nouvelle fois dominé la raquette (17pts-7rbds), bien aidé par un Devin Booker qui commence à s'installer comme une vraie solution de rotation à l'intérieur (13pts, 5asts, 5rbds), c'est bien notre Nando National qui s'est illustré dans le money-time. Le vice champion olympique de Tokyo a inscrit 11 de ses 17 points dans le dernier quart. Et il fallait au moins tout cela pour résister aux assauts d'un Will Clybrun déchaîné (26pts à 10/14, 9rbds), mais trop esseulé. Shved est une nouvelle fois passé à coté (3/12) et Shengelia revient tout juste de blessure. Si Fenerbahce s'évite une crise, le CSKA n'en est pas très loin.

En stats :

3 : Auteur de 18pts face au CSKA, son ancienne équipe, Nando De Colo est devenu, avec 4475 points, le 3ème meilleur scoreur de l'histoire des coupes d'Europe. Il dépasse ainsi le Serbe Dejan Bodiroga et peut s'attaquer aux deux légendes Grecques qu'il a en ligne de mire: Vasilis Spanoulis et Nick Galis, comptant respectivement 400 et 430 pts d'avance. Si cela parait compliqué dès cette saison, il se pourrait fortement que le natif de Sainte-Catherine devienne le meilleur scoreur all-time la saison prochaine. Cocorico.

photo: Euroleague

0: comme le nombre de victoire du Zalgiris Kaunas depuis le début de saison. Pire départ pour un club d'Euroleague nouvelle version. Même le Khimki Moscou, pourtant ridicule l'année passée, n'avait pas attendu aussi longtemps pour glaner un premier succès. La saison risque d'être longue du coté de la Lituanie.

210: il aurait sans doute préféré “fêter” cet exploit en gagnant le match. Malgré tout, Chris Singleton vient de battre le record de matchs consécutifs disputés en Euroleague. 210 au total. Il devance désormais d'une unité Nikos Zisis. Preuve de sa longévité, l'Américain n'a raté aucune rencontre qu'il était susceptible de disputer depuis son arrivée en Europe, que ce soit à Krasnodar, Athènes, Barcelone ou Istanbul. Chapeau.

Le MVP :

Nous aurions pu mentionner Chris Jones (25pts,3rbds, 3asts), une nouvelle fois décisif dans le précieux succès de l'ASVEL. Ou encore De Colo, qui entre un petit peu plus dans l'histoire de la compétition. Voire même Nikola Mirotic, pour l'ensemble de son œuvre sur ce mois d'Octobre. Mais comme il est régulièrement coutume de dire en NBA que le MVP est le meilleur joueur de la meilleure équipe, alors force est de constater que cette semaine, cette palme revient à Luigi Datome. Sans faire d'étincelle, il a été très propre (4/8 au shoot, 7/8 sur la ligne) et a surtout été précieux au moment où le Barca est repassé devant. Une interception et un 3+1 plus tard, Milan avait repris les commandes. Il a été le véritable catalyseur des Italiens et, comme souvent, a fait parler son expérience d'ancien vainqueur de la compétition. Avec, au passage, sa deuxième marque la plus élevée depuis son arrivée en Italie voilà deux ans.

Les résultats :

Etoile Rouge Belgrade 81-48 Panathinaikos

CSKA Moscou 82-91 Fenerbahce

Milan 75-70 Barcelone

ASVEL 85-82 Kazan

Efes Istanbul 79-90 Zenith St Petersbourg

Kaunas 71-79 Alba Berlin

Olympiakos 86-65 Monaco

Baskonia 69-87 Maccabi Tel-Aviv

Bayern Munich 76-80 Real Madrid

Crédit photo : Euroleague

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