Bien plus capable de rivaliser avec McLaren que ce que l'écurie espérait, Red Bull a quitté l'Australie avec quelques satisfactions. Mais elle devra encore travailler si elle veut vraiment combler l'écart avec le champion du monde constructeurs en titre.

Avant l'Australie, premier rendez-vous au calendrier cette saison en Formule 1, Red Bull s'autopromettait presque l'enfer. Moins rapide que McLaren lors des tests hivernaux à Bahreïn, l'écurie pensait avoir peu de chances de jouer la gagne. Au point de faire dire à Max Verstappen que la première place était inenvisageable pour lui sur le circuit d'Albert Park.

Pourtant, Red Bull est finalement passé très proche de la victoire dans un Grand Prix d'Australie chaotique – notamment pour Ferrari, où la pluie a redistribué de nombreuses cartes. Le quadruple champion du monde a terminé 2e, devancé uniquement par un Lando Norris – son grand rival pour le titre – qu'il a mis sous pression jusqu'à la ligne d'arrivée. Et Verstappen aurait même pu prétendre à la victoire au vu de son rythme sur les derniers tours.

Capable de rivaliser sur quelques tours

En effet, Max Verstappen a multiplié les attaques sur le Britannique dans les derniers tours, et aurait peut-être même pu le dépasser si les conditions en piste avaient été meilleures. Une situation plutôt vue comme une satisfaction par Red Bull, et notamment par Helmut Marko. “Je pense que dans les six derniers tours, il était le plus rapide, mais bien sûr il n'y avait qu'une seule trajectoire sèche et les dépassements n'étaient pas possibles. Alors il a essayé de pousser Lando à l'erreur. Il n'y est pas parvenu, mais je pense que c'est un très bon résultat pour nous”, s'est-il réjoui auprès de Viaplay après la course.

Pour autant, Marko et tout le reste de l'écurie Red Bull sait que l'écart entre l'écurie et McLaren est encore conséquent, et qu'il faudra faire les bons réglages et apporter les bonnes améliorations pour avoir le même niveau de performances. “Nous pouvons égaler [les McLaren] pendant six à huit tours, mais la dégradation de nos pneus arrive plus tôt, et c'est le principal problème sur lequel nous devons travailler”, a-t-il notamment expliqué. Un problème qui ne sera probablement pas encore réglé pour le prochain Grand Prix, dimanche en Chine, où Max Verstappen avait remporté le sprint et la course principale en 2024.