Les propos de Pierre Ménès sur l'existence d'un racisme anti-blancs font polémique depuis ce week-end et on se demande bien pourquoi.

La France est un pays raciste. Un pays raciste de la pire espèce puisque son bouc-émissaire n’est ni les africains, ni les arabes, ni les asiatiques, encore moins les sud-américains, les cheyennes, les inuits, les berbères, les indonésiens, les kazakhs ou les peules. Non, la destination de la haine française est bien plus grave, plus vicieuse, plus large que cela. La France n’aime pas les blancs. Les blancos, les babtous, les white, les Blanche-Neige, la France n’aime pas ça.

Combien de blancs ?

S’il en fallait une preuve ? Combien de blancs ont été élus présidents de la République ? Combien de blancs ont présenté le Journal de 20 heures ? Combien de blancs ont été sélectionneurs de l’Equipe de France de Football ? Combien de blancs ont été cardinaux de France ? Combien de blancs sont élus à l’Académie Française ? Combien de noirs sont blancs ?

En mettant les pieds dans le plat à sa façon, subtile, Pierre Ménès, journaliste sportif, a mis des mots sur un malaise qui infuse toute la société française : le racisme anti-blancs. Penchons-nous plutôt sur l’exemple touchant de son fils, joueur de football au potentiel ahurissant à qui, pourtant et de manière incompréhensible, personne dans son équipe ne passe la balle parce qu’il est blanc.

Blanchitude

Mais sortons du cas unique de ce père de famille meurtri de voir la carrière d’un fils prodigue empêchée par la bêtise de quelques-uns, et interrogeons-nous sur le sens de ces jets de bœufs bourguignons et de blanquette de veau sur tous les terrains de France quand le rare blanc d’une équipe de L1 touche la balle. Mettons en question le traitement inadmissible réservé à Olivier Giroud, Lucas Hernandez, Benjamin Pavard ou Hugo Lloris en équipe de France. Rappelons-nous de ce malheureux 2 qui fut obligé pour s’intégrer dans son équipe espagnole de se grimer en joueur de basket noir américain pour cacher sa blanchitude. Examinons en conscience la portée de chants aussi dégradants que ces « faces de Typex » et ses cris de goëland qui descendent régulièrement des tribunes dans notre pays.

Le blanc panache de Pierre Ménès doit être rallié, et nous devons tous ensemble prendre conscience que l’homme blanc n’a qu’assez souffert de cette domination subie depuis des milliers d’années.