Après une saison en Nationale 1 à Aix-en-Provence, Harrison Wood a rejoint le team SEG Racing. Malgré une saison raccourcie, le jeune coureur anglais est satisfait de ses premières courses espoirs de haut niveau, et rêve du World Tour.
Si vous le croisez au détour d’une course espoirs en France, son accent vous indiquera d’où il vient. Originaire de Torquay, au sud de l’Angleterre, le jeune Anglais a choisi d’intégrer une équipe de Nationale 1 (N1). Harrison Wood s’est alors exilé en France lors de sa première année en catégorie espoirs, en 2019. “En France, les courses sont très bien organisées et importantes” analyse Harrison Wood. En effet, le système d’équipe nationale convainc de nombreux coureurs étrangers de venir en France dans l'espoir de passer professionnel par la suite. De plus, la France offre des courses aux parcours variés. D’après Harrison Wood, “En Angleterre, il n’y a pas vraiment de courses de haut niveau et d’équipes importantes comme la N1 en France”.
La N1 comme tremplin avant les professionnels
Après une saison régulière et satisfaisante à l’AVC Aix-en-Provence, Wood a eu l’occasion de rejoindre les rangs professionnels. “J’ai été en contact avec le team SEG Racing pendant toute la saison 2019, et en août, tout s’est décidé” explique Harrison. L’équipe néerlandaise SEG Racing, connue pour ses qualités formatrices, permet à des coureurs espoirs de passer professionnels. Ainsi, Harrison Wood n’a pas hésité lorsque l’équipe lui a offert une place “C’était un pas de plus dans le développement de ma carrière” affirme-t-il.

Une saison 2020 courte mais intensive
Pour sa première saison en professionnel, Harrison Wood n’a pas couru autant qu’il le voulait, à cause de la pandémie de coronavirus. Cependant, il s’est aligné à des courses espoirs comme le Tour d’Italie espoirs ou la Ronde de l’Isard. “La Ronde et le Baby Giro se suivaient, c’était deux courses difficiles alors j’ai appris à me concentrer sur la récupération” indique Harrison Wood.
Quant à la performance, le jeune Anglais a été à l’attaque lors des deux courses. Il a aussi été un excellent coéquipier de David Dekker et Jordi Meeus, par exemple. “J’étais dans l'échappée de la dernière étape de la Ronde, j’ai fait les ascensions avec les meilleurs coureurs espoirs” se réjouit Harrison Wood. Plutôt taillé pour la montagne, – 1m85 pour 64 kilogrammes – Harrison aime grimper et se destine à jouer les classements généraux.
Rempli d'optimisme pour la suite
Même si la saison s’achève plus tôt que prévu : “Il n’y a plus beaucoup de courses au calendrier, et que des annulations chez moi, au Royaume-Uni”, Harrison ne perd pas espoir. Fier de ses expériences, le coureur souhaite faire plus de courses professionnelles l’année prochaine : “Je dois apprendre à courir comme un professionnel, contrôler la course etc.” annonce Harrison. En tout cas, il en est persuadé et son rêve ne changera pas : “Je veux être un professionnel du World Tour dans les prochaines années”.
Crédit photographie : Petros Gkotsis / SEG Racing Academy