A l'approche du coup d'envoi des JO de Paris 2024, présentation des dix meilleures chances de médailles d'or pour le clan tricolore.

Les Jeux Olympiques s’apprêtent à débuter. A domicile, l’Équipe de France aura la volonté d’accrocher le plus de médailles possibles. Pour cela, elle pourra s’appuyer sur des centaines de chances de médailles dans les divers disciplines proposées. Mais dans certains cas, l’or est le seul objectif. Sports individuels ou par équipe, du handball au taekwondo en passant par le kitesurf, On vous présente donc les dix meilleures chances de médailles d'or pour les Bleus aux Jeux Olympiques.

Judo : Teddy Riner

Cet été, Teddy Riner a l’opportunité d’ajouter une ligne supplémentaire à son palmarès hors norme. Déjà détenteur de trois médailles d'or olympiques, le judoka pourrait devenir l’athlète français le plus titrés de tous les temps lors des Jeux d’été avec quatre titres. Il égalerait alors les escrimeurs Lucien Gaudin et Christina d’Oriola. Titré par équipe à Tokyo, il avait en revanche échoué en individuel, battu par le Russe Tamerlan Bachaev. Avec la volonté de rebondir, le Tricolore sera le grand favori du tournoi des poids lourds. Avant d'enchaîner dans quatre ans à Los Angeles ?

Natation : Léon Marchand

Lui a tout pour devenir le sportif français le plus titré de tous les temps. Depuis deux ans, Léon Marchand s’est imposé comme le nouveau phénomène de la natation mondiale. Dans une discipline permettant d’accumuler les breloques, le Toulousain compte bien faire le plein avec quatre épreuves individuelles et un relais au programme. Épouvantail de toutes les courses où il s’alignera, la question n’est pas de savoir s’il décrochera une médaille d’or. La véritable question est de se demander combien, le garçon ayant un appétit débordant.

Handball : équipe masculine

Finaliste des quatre dernières éditions, avec trois médailles d’or au bout, l’équipe masculine de handball vise une nouvelle fois le sacre. Pour cela, le sélectionneur Guillaume Gille peut de nouveau s’appuyer sur un effectif d’une profondeur folle. Champions d’Europe au mois de janvier, les Bleus avaient prouvé leur force collective et mentale. Pour la dernière de Nikola Karabatic, les Elohim Prandi, Melvyn Richardson et consorts auront à cœur de mener la mission à bien.

VTT : Pauline Ferrand-Prévot

La reine du vélo en France va débarquer à Paris avec un appétit débordant. A 32 ans, Pauline Ferrand-Prévot n’a plus rien à prouver comme le rappelle son palmarès garni d’une dizaine de titres mondiaux en VTT, cross-country, et même sur route. Dans une grande condition depuis le début de la saison, elle s’avance forte de plusieurs victoires cette saison pour livrer bataille avec sa plus grande rivale, la Néerlandaise Puck Pieterse. Les deux femmes dominent le circuit, et sont attendues sur la plus haute marche. A moins que le jeune pépite tricolore Loana Leconte ne vienne créer la sensation en s’imsicant dans la lutte.

Volley : équipe masculine

Si l’équipe féminine est en plein doute, l’équipe masculine de volley a elle fait le plein de confiance. Tentants en titre, les troupes d’Andrea Giani ont remporté la Ligue des nations il y a moins d’un mois. De quoi en faire les grands favoris au titre. Les traditionnels patrons seront de nouveau au rendez-vous, de Earvin Ngapeth à Jean Patry en passant par Kevin Tillie et Yacine Louati. Comme en handball, un tournoi olympique réussi passera forcément par une médaille d’or.

Kitesurf : Loriane Nolot

Le kitesurf est sans aucun doute l’une des disciplines les moins connues et les moins populaires parmi les Jeux Olympiques. Pourtant, la France y compte dans ses rangs la référence mondiale absolue. Depuis deux ans, ses résultats parlent pour elles. Championne du monde en 2023, et élu marin français de l’année, elle a confirmé en réalisant une année 2024 parfaite. Championne d’Europe en mars, championne du monde en mai, il ne lui manque plus qu’une dernière breloque au cœur de l’été pour boucler un triptyque exceptionnel.

Escrime : Sara Balzer et le sabre féminin

Deux médailles pour le prix d’une ? C’est ce que peut offrir le sabre féminin. Collectivement, les Bleues dominent l’arme depuis de longs mois, ce qui se traduit par une confortable place de numéro un mondiale. Les Bleues disposent en effet d’une densité exceptionnelle avec ses quatre tireuses dans le Top 15 mondial ! En individuel, Sara Balzer représentera la meilleure chance. L’ancienne numéro une mondiale court après l’or depuis de longues années. Double vice-championne du modne et vice-championne olympique, la Strasbourgeoise compte bien rectifier le tir. A noter que Manon Apithy-Brunet sera également en embuscade, l’une des principales outsiders.

Basket 3X3 : équipe féminine

Discipline en pleine bourre depuis son apparition au programme olympique à Tokyo 2020, le basket 3X3 sera de nouveau particulièrement suivie, notamment en France. Si les garçons devront réaliser un exploit majuscule pour décrocher une médaille, les filles n’ont elles qu’un seul objectif en tête : l’or. Championnes du monde en 2022, vice-championnes du monde en 2023, elles avancent sûres de la force. Présentes à chaque campagne depuis la frustrante 4e place de Tokyo, Laëtitia Guapo et Marie-Eve Paget auront une revanche à prendre. La concurrence sera rude avec notamment les États-Unis et la Chine, mais ce quatuor a tout ce qu’il faut en magasin pour arriver sur la plus haute marche du podium.

Judo : Clarisse Agbégnenou

Teddy Rinest est incontournable. Clarisse Agbégnenou l’est également. A 31 ans, la judokate est une référence depuis une décennies. Double championne olympique en 2021 (individuel et équipe), sextuple championne du monde, vainqueure d’une vingtaine de tournoi du circuit mondial… Elle a tout raflé, et compte bien conserver les deux breloques récoltées à Tokyo. Individuellement, elle partira grande favorite même si elle a dû se contenter du bronze lors des derniers Mondiaux, battue en quart par la Canadienne Catherine Beauchemin-Pinar. Le couteau entre les dents, la Rennaise aura à cœur de remettre les pendules à l’heure.

Taekwondo : Althéa Laurin

A seulement 23 ans, Althéa Laurin se présente à Paris avec des ambitions très élevées. Médaillée de bronze à Tokyo il y a trois ans, la taekwondoïste française s’est depuis imposée comme la force majeure de la catégorie -73kg. Si elle avait déjà obtenu des podiums européens auparavant, elle les a depuis tous transformés en médaille d’or. Double championne d’Europe (2022,2024) et du monde (2024), elle se construit un palmarès gargantuesque. Seul léger bémol, elle officiera dans la catégorie des moins de 67kg à paris puisque les -73kg n’est pas une catégorie olympique. Une simple question d’adaptation pour celle qui partagera l’affiche en taekwondo avec une autre championne du monde, Magda Wiet–Hénin.