Tracé entre Clermont-Ferrand et St-Christo-en-Jarez, cette première étape est la moins montagneuse de toutes. Toutefois, elle comporte de nombreuses ascensions, répertoriées ou non et est tout sauf propice à un sprint massif. 

Un parcours continuellement vallonné

Les 30 premiers kilomètres de l'étape sont plats et propices aux attaques. Ensuite, une fois la première difficulté du jour franchie, les coureurs se présenteront devant le col du Béal. Principale ascension du jour, ce col, officiellement long de 10 km, offrira une grosse vingtaine de kilomètres pendant lesquels les coureurs seront en prise. Il semble donc idéal pour qu'une échappée puisse se former puis prendre du champ. Classé en 2e catégorie, ce col devrait également nous donner un premier aperçu des hommes intéressés par le maillot à pois.

Une fois ce col franchi, les coureurs auront face à eux une période longue d'une centaine de kilomètres qui fera office de transition avant le final. Cette transition ne sera toutefois pas de tout repos puisqu'elle offrira une succession de côtes et longs plats exposés au vent. Si cette partie de course dans la plaine du Forez ne devrait pas créer d'écart, elle pèsera sûrement dans les jambes dans le final de l'étape.

Un final avec des bosses et des pièges

L'approche du circuit final

Une fois arrivés dans la localité de La Fouillouse, les coureurs seront dans le final. Située pour son pied à une grosse cinquantaine de kilomètres de l'arrivée, la côte de Saint-Héand pourrait permettre la formation de premiers coups. En effet, avec ses pourcentages autour de 5 % et son exposition continue au vent, cette bosse est parfaitement propice aux attaques.

Une fois cette ascension franchie, les coureurs iront chercher la montée Andreï Kivilev qui comme la cote de Saint-Héand semble tout à fait propice aux attaques et à la formation de petits groupes. Cette montée amènera les coureurs jusqu'à la ligne d'arrivée et à un circuit final technique et musclé.

Le circuit final

Ce circuit final commencera par une descente technique et parfois périlleuse dans les faubourgs de Saint-Étienne. Cette portion descendante pourrait parfaitement favoriser un petit groupe qui serait formé peu avant. En effet, de par les nombreux changements de direction qu'elle comporte, cette portion semble peu propice à la chasse d'un petit groupe par un peloton.

Une fois cette descente effectuée, les coureurs seront au pied de la montée finale. Bien que découpée en 2 ascensions pour le compte du Grand Prix de la montagne, les 10 derniers kilomètres de course offrent une montée continue. Si la pente n'y sera pas particulièrement ardue, cette dernière montée permettra sans doute une certaine sélection. En effet, il semble probable que si l'étape se joue au sprint ce soit un groupe d'une trentaine de coureurs maximum qui se joue la victoire. Un groupe dans lequel on devrait sans doute retrouver les hommes fort du Pogio et du Tour de l'Ain.

Enfin, un dernier paramètre est à prendre en compte : la longueur de l'étape. En effet, si les 219 km du jour ne devraient pas inquiéter les coureurs arrivant de San Remo, cela sera différent pour beaucoup d'autres coureurs. Pour certains, cette étape sera la première course au-delà des 200 km depuis longtemps et, avec la chaleur, cela pourrait causer quelques soucis à des hommes en phase de reprise.