Depuis maintenant deux mois, le sport et plus précisément le basket mondial est à l’arrêt. Chez We Sport, hors de question de se tourner les pouces. Ainsi, nous avons décidé de faire un voyage dans le temps pour revenir sur les matchs qui nous ont marqué. De la joie, de la tristesse, de la colère, le basket nous fait passer par toutes les émotions et c’est aussi pour ça qu’on aime ce sport. Aujourd’hui, zoom sur la demi-finale de l'Eurobasket 2013, un match de légende, de notre légende : Tony Parker

Le contexte

Difficile de passer outre, France – Espagne c'est le classique qui basket européen, la rivalité. Hormis Argentine – Brésil en football, je ne vois pas une rivalité sportive entre deux pays aussi intense à haut niveau. Dans cet Euro, les Bleus sont malmenés d'abord par l'Allemagne, la Serbie, puis par la Lituanie en poules. Trois défaites en 9 matchs, un parcours loin d'être transcendant. Mais en quarts, les Bleus passent un cap et dominent les Slovènes chez eux grâce à 27 points de Tony Parker. France – Espagne, c'est l'heure de la demie. Une revanche de la finale deux ans plus tôt et surtout du quart de finale des Jeux de Londres.

Humiliés

Les Bleus vont tomber dans la peur, jamais deux sans trois, l'Espagne va leur rouler dessus et encore être le bourreau des Bleus. 18-14 dans le premier quart, physiquement, les tricolores sont bougés, dominés, notamment par un Marc Gasol au sommet de son art, bien aidé par un Sergio Rodriguez qui hante encore les souvenirs français. Le deuxième quart tourne à l'humiliation. Incapables ne serait-ce que de remettre la balle en jeu comme le dira Tony Parker à la mi-temps, les Bleus ne marquent que six points et son menés 34-20 à la pause. Un score ridicule. Un score qui ne plaît absolument pas à un certain TP.

Et le capitaine a parlé

La suite est magique

On connaît tous la suite de cette folle soirée de septembre 2013. Les Bleus répondent, Tony Parker est un dieu vivant. Les Bleus arrachent de façon folle une prolongation. L'Espagne est sonnée, et même K.O ensuite, la plus belle victoire du basket français. Elle sera dorée, d'un titre, le lendemain face à la Lituanie, qui avait pourtant battu les Bleus quelques jours plus tôt en poules.