Le parcours du Tour d’Italie 2019

Le parcours du Tour d’Italie 2019 a été dévoilé ce mercredi par RCS. Avec un départ de Bologne, beaucoup d’étapes compliquées et, pour changer, la première explication en montagne après deux semaines de course. Voici la présentation complète de chacune des 21 étapes de ce 102e Giro d’Italia.

Étape 1 – BOLOGNA > BOLOGNA (SAN LUCA) – 8,2 km

Comme on le sait depuis plusieurs semaines, le Tour d’Italie débutera par contre-la-montre individuel de 8,2 kilomètres dans Bologne. D’abord 6,7 premiers kilomètres tout plat, mais les 2,1 derniers kilomètres vont être difficiles avec l’ascension vers San Luca à un moyenne de 9,1 % avec un passage à 16% dans le dernier kilomètre. On devrait assister à une première lutte entre les prétendants au classement général et un petit état des lieux des forces en présence. Cette bosse est empruntée tout les ans pour le final du Tour d’Émilie.

Étape 2 – BOLOGNA > FUCECCHIO – 200 km

Pour le deuxième jour, ce sera une étape assez accidentée qui va traverser les Apennins. La première difficulté sera une longue ascension roulante vers La Serra mais il y aura, ensuite, 90 kilomètres de plaine à travers les villes de Prato, Signa et Emploi. Les 50 derniers kilomètres seront exigeants avec deux côtes à gravir – Montalbano, 5,9 km à 6,7 % et le roulant San Baronto, 11,4 km à 2,3%. La dernière difficulté sera à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée ce qui peut permettre un regroupement.

Étape 3 – VINCI > ORBETELLO – 200 km

Encore une étape longue étape de plus de 200 kilomètres mais cette fois-ci, ce sera sur un parcours assez facile. Deux petites bosses dans la première moitié d’étape puis, les 80 derniers kilomètres seront tout plat avec deux petits coup de cul qui n’empêcheront pas une arrivée en sprint massif en Toscane.

Étape 4 – ORBETELLO > FRASCATI – 228 km

Les coureurs vont plonger vers le sud en direction de la région de Rome sur un parcours en montagnes russes et surtout une arrivée pour les puncheurs à Frascati après une longue journée de plus de 228 kilomètres. La montée finale sera longue de 4200 mètres à 4,6 %.

Étape 5 – FRASCATI > TERRACINA – 140 km

Une étape courte de 140 kilomètres avec 40 premiers kilomètres délicats avec les ascensions de Rocca Priora – 9,4 km à 4,4%, et Rocca di Papa – 5,7 km à 4%. Mais les 100 derniers kilomètres seront assez plats avec au milieu la côte vers Sezze – 3900m à 5%, mais la victoire d’étape n’échappera pas à un sprinteur avec un circuit final à Terracina dans le Lathium au bord de la mer Tyrrhénienne.

Étape 6 – CASSINO > SAN GIOVANNI ROTONDO – 233 km

Les coureurs auront, de nouveau, une longue étape de 233 kilomètres à travers les Appennins. Les 150 premiers kilomètres emprunteront des montées roulantes puis les coureurs se confronteront à une quarantaine de kilomètres tout plat pour rejoindre le final. Pour les 30 derniers kilomètres, ils auront à gravir la longue ascension de la Coppa Casarinelle – 15,8 kilomètres à 4,1% – dont le sommet sera à seulement treize kilomètres de l’arrivée. Il y aura encore une petit coup de cul deux kilomètres plus loin pour pouvoir faire la différence.

Étape 7 – VASTO > L’AQUILA – 180 km

Le parcours sera accidenté entre petites bosses pentues et long faux plats montants à travers les Apennins et les Abruzzes. La première grosse difficulté du jour sera placée à environ 50 kilomètres de l’arrivée avec l’ascension du Svolte Di Popoli – 8,9 km à 5,6 %. A partir de là, on sera sur un plateau avec d’abord un long faux plat de 20 kilomètres, une descente de 8 kilomètres puis 9 kilomètres de plat. Les 3 derniers kilomètres pourraient favoriser le spectacle avec deux bosses dont la côte vers L’Aquila où se sont imposés Danilo Di Luca en 2005 et Evgenij Petrov en 2010.

Étape 8 – TORTORETO LIDO > PESARO – 235 km

Encore une longue étape le long de la côte adriatique d’abord jusqu’à Senigallia. La seconde partie comprend plusieurs ascensions consécutives, notamment les 10 kilomètres roulants du Monte della Mattera, et les courtes bosses de Monteluro et du Monte di Gabicce. Le final sera une descente technique qui se termine à quelques kilomètres de l’arrivée à Pesaro.

Étape 9 – RICCIONE > SAN MARINO (RSM) – 34,7 km

Le deuxième contre-la-montre individuel de ce Giro sera difficile et capital dans la lutte pour le maillot rose en direction de Saint Marin. Son itinéraire divisé en deux parties. Les 22 premiers kilomètres seront tout plat, avec de belles lignes droites et des longues courbes. Mais les 12 derniers kilomètres seront une montée assez irrégulière à 4,5% : 5 premiers kilomètres à plus de 6% avant un replat de plus de 4 kilomètres et les deux derniers bornes à 6,4%. Une étape parfaite pour les rouleurs-grimpeurs.

Étape 10 – RAVENNA > MODENA – 147 km

Au lendemain du chrono, une étape courte et toute plate avec des longues lignes droites et une arrivée pour les sprinteurs. Ce sera la huitième fois que le Tour d’Italie arrivera à Modène. La dernière fois, en 1974. c’était le belge Patrick Sercu qui s’était imposé.

Étape 11 – CARPI > NOVI LIGURE – 206 km

Encore une longue étape toute plate réservée aux sprinteurs où les coureurs traverseront les cités de Reggio Emilia, Parma, Piacenza, Voghera et Tortona avant une arrivée à Novli Ligure dans le Piémont, là où Jérôme Pineau s’était imposé en 2010.

Étape 12 – CUNEO > PINEROLO – 146 km

Une étape courte et intense attend les participants de ce 102e Tour d’Italie le 23 mai prochain avec un début d’étape pas trop compliqué. Les choses vont se corser au kilomètre 105 avec la montée de Montoso longue de 8,8 kilomètres à 9,4 %. Les deux premiers kilomètres grimperont à 6%, mais les 6 kilomètres suivants seront ardus à un pourcentage moyen de 10,6 % et des passages à 14%. Derrière, il y aura une descente d’une dizaine de kilomètres pour rejoindre les 20 derniers kilomètres tout plat mais attention à une petite côte à moins de 2 kilomètres à San Maurizio.

Étape 13 – PINEROLO > CERESOLE REALE (Lago Serrù) – 188 km

La première grande étape de montagne n’arrivera qu’après 13 jours de course avec trois ascensions au menu du jour. D’abord le Colle Del Lys – 14,2 kilomètres à 6,7% puis, après un long passage en vallée, les coureurs rejoindront le Pian Del Lupo – 9,4 km à 8,7% assez difficiles avec notamment 2,5 kilomètres à 11,2% de moyenne. Enfin la longue montée finale mènera le peloton vers Lago Serrù – 20,3 kilomètres à 5,9%. Cette montée finale se compose de trois parties : 8 kilomètres assez fatiguants, un replat de 5 kilomètres qui devrait empêcher tout mouvement entre les favoris. Enfin, les 6 derniers kilomètres seront sélectifs avec une partie à plus de 11% vers le sommet qui promet une belle bataille entre les leaders. On y dépassera facilement les 2000 mètres d’altitude sur la ligne d’arrivée.

Étape 14 – SAINT-VINCENT > COURMAYEUR (Skyway Monte Bianco) – 131 km

On ne chômera pas au lendemain du premier rendez vous montagnard puisqu’au menu de cet acte 14, il n’y aura “que” 131 kilomètres. Mais ils seront ponctués de 5 ascensions et de plus de 4000 mètres de dénivelé à travers la vallée d’Aoste. Les cols seront les 6,7 kilomètres assez réguliers du Verrayes, les 13,8 kilomètres à 7,1 % du Verrogne, les 8,2 kilomètres du Truc d’Arbe à 7 % de moyenne, le pentu Colle San Carlo – 10,5 kilomètres à 9,8 % avec des nombreux passages à plus de 12% et enfin la montée finale vers Courmayeur en trois partie d’abord assez pentue puis un replat avant les derniers kilomètres plutôt roulant.

Étape 15 – IVREA > CÔME – 237 km

Après deux jours en montagne, une longue étape compliquée en direction de Côme. Certes, les 140 premiers kilomètres seront plats mais 4 bosses seront à grimper dans les 80 derniers kilomètres. Il y aura un arrière goût de Tour de Lombardie avec la Madonna del Ghisallo avec son église – une montée en trois temps avec un pied et un sommet à plus de 10 %, la Colma di Somano mais sans son terrible mur, Civiglio – 4,3 km à 9,7 % et sa descente très technique – et San Fermo della Battaglia – 2 7,km à 7,2 % avec un passage à 10% au sommet. Un terrain de jeu idéal pour les baroudeurs et, peut-êre, pour ceux qui voudront mettre en difficulté le porteur du maillot rose.

Étape 16 – LOVERE > PONTE DI LEGNO – 226 km

Voici LE gros morceau de ce Tour d’Italie 2019. 226 kilomètres de haute montagne et 5700 mètres de dénivelé à travers les montées mythiques du Passo della Presolana – 12,2 km à 5,4 %, les 13,6 bornes irréguliers du Croce di Salven – ces deux premières difficultés seront très rapprochées. Viendra ensuite le Passo Gavia (Cima Coppi) qui culmine à 2618 mètres d’altitude après 16,5 kilomètres de montée assez régulière à 8%. En dessert, se dressera le terrible Passo del Mortirolo – 12,8 kilomètres à 10,1 % avec plus de 6 kilomètres à plus de 12% avec un passage à 18% et la montée roulante de plus de 20 kilomètres vers Ponte di Legno. Aucun leader ne pourra se cacher sur ce type de parcours mais on pourrait voir un jeu d’alliance surtout en fin d’étape.

Étape 17 – COMMEZZADURA (Val di Sole) > ANTERSELVA/ANTHOLZ – 180 km

Au lendemain d’une étape dantesque, les coureurs auront une étape dans le Trentin certes moins difficile que la veille mais assez intéressante dans son final. Il pourrait y avoir du mouvement puisque l’arrivée sera jugé Anterselva, lieu mythique du biathlon. Il y aura, au menu du jour, le Passo Mendola, souvent emprunté par le Tour des Alpes, la courte côte Naz-Niatz peu après la mi-course, l’exigeante ascension vers Trento mais surtout les 9,6 kilomètres à 5,5% pour rejoindre la ligne d’arrivée. Le pied de cette montée finale sera assez roulante sur cinq bornes avant plus de 4 kilomètres à plus de 8 %. Les explications pour la bataille au maillot rose se feront dans cette ascension finale.

Étape 18 – VALDAORA/OLANG > SANTA MARIA DI SALA – 220 kilomètres

Place à une étape de transition presque tout en descente et sur du plat, à travers Cortina d’Ampezzo, Longarone, Alpago, Vittorio Veneto, Conegliano et Noale qui devrait mener à sprint final à Santa Maria di Sala. La seule bosse du jour : le Pieve d’Alpago sera là pour animer l’échappée.

Étape 19 – TREVISO > SAN MARTINO DI CASTROZZA – 151 km

Étape courte avec arrivée en montée. Dans la première partie, elle est accidentée, mais pas très difficile, avec les montées de San Maria della Vittoria et de Passo San Boldo – 5,6 km à 8,3% – dans la première moitié de l’étape avant une longue partie en montagne russe pour rejoindre l’ascension finale régulière longue de 13,6 kilomètres à 5,6%. Des gros écarts ne devraient pas se faire sur ce type de montée mais attention à la défaillance.

Étape 20 – FELTRE > CROCE D’AUNE-MONTE AVENA – 193 km

La veille de l’arrivée à Vérone, les coureurs auront une difficile étape de montagne dans les Dolomites avec 5000 mètres de dénivelé. On pourra compter sur les ascensions de la Cima Campo, Passo Manghen – 18,9 km à 7,6 % avec ses 6 derniers kilomètres à 10% de moyenne, le roulant Passo Rolle long de 20,6 kilomètres à “seulement” 4,7% et la montée finale di Croce d’Aune-Monte Avena avec 13,5 kilomètres à 6,3%. Il va falloir surtout se méfier de la deuxième partie de cette ascension avec 6500 mètres à 8,8 % avec de nombreux passages à plus de 10% dont un à 16%. Un terrain parfait pour les grimpeurs. Le dernier kilomètre sera en descente pour la victoire d’un grimpeur et la dernière possibilité pour les montagnards de reverser la hiérarchie.

Étape 21 – VERONA > VERONA – 15,6 km.

Ce Tour d’Italie se concluera donc par un contre-la-montre sur le circuit de Torricelle, utilisé lors des championnats du monde 2004. avec en première partie des avenues rectilignes et très larges avant d’attaquer la montée de la Torricelle (4,5 km à 5% avec un petit passage à 9%, et ensuite 4 km de descente sur de larges routes menant à la Piazza Bra et aux arènes. Les positions pour le classement général devraient bouger sur cette dernière étape.

C’est donc un Tour d’Italie 2019 assez différent du précédent qui se dessine. Il devrait favoriser le spectacle !

A propos de l'auteur

Grand fan de sport depuis de nombreuses années en passant par Franck Vandenbroucke, Michael Jordan, Roger Federer et Ayrton Senna.

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