Monsieur Moulin, non, un simple « merci » ne suffirait pas. Alors, je vous écris le message le plus spontané possible, bien qu’un poil sentimental. Pour tout ce que vous avez accompli ici à Angers, voici quelques lignes…
En quelque sorte, vous êtes notre créateur de souvenirs. Une décennie de partage à travers des moments inoubliables pour un jeune supporter. En même temps je n’avais connu que la furie de monsieur Garcia auparavant. Mais avec votre Angers SCO, que ce soit en famille, entre amis ou au stade, le plaisir était absolu.
Que retenir, en quelques phrases, d’une décennie d’évènements. Sûrement ceux qui m’ont le plus marqué en tant qu’amoureux de ce sport. Ce moment où nous avons tous foulé la pelouse de Jean Bouin, un soir de mai 2015 après une victoire face à Nîmes. Histoire de jouer les trouble-fêtes à Gerland ou de fêtes inattendues au Vélodrome. D’un trajet vers la capitale pour contempler le Stade de France, après une soirée victorieuse contre Guingamp. Histoire de se maintenir une saison de plus, je me remémore votre prolongation à Angers quand les résultats n'étaient pas au mieux. Pour tous ces moments, merci.
À l’apogée d’une saison inédite, où les espoirs, la joie et la tristesse s’entremêlent, il va être compliqué de vous rendre hommage par les temps qui courent. J’ai bien aimé l’idée d’une statue à Angers. Que préférez-vous ? Au stade ou au centre d'entraînement ? Et pourquoi pas devant les yeux de toute une ville, celle d’Angers. Dans une place à forte affluence, où, quand je la verrais, je me dirais : « j’aime ce club, j’ai aimé cet homme, non, j’aime toujours cet homme ». Je vais écrire au maire pour voir ce qu’il compte faire. À la fin de cette saison, un rassemblement sera inévitable pour accompagner votre départ. Car bien qu’il n’y ait pas d’étoile sur notre écusson après une décennie accomplie à la tête de l’équipe première, j’espère que vous porterez fièrement votre propre étoile d'entraîneur pour la suite de vos échéances.
Je ne pense pas qu’une personne soit capable de vous remplacer. Bien que nos cœurs soient affaiblis, nous ne vous oublierons pas. Et, si votre longévité vient à s’arrêter sur le banc du stade Raymond Kopa, elle reste infinie dans nos cœurs.
Monsieur Moulin, ainsi qu'à tout le staff, bonne fin de saison et au plaisir !
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