On parlait de saison de transition pour les Spurs, elle aura été plus réussie que prévue. Qualifiés pour les play-offs pour la 22e année consécutive (record NBA égalé), San Antonio a prouvé que la franchise faisait partie de celles sur qui on peut compter chaque saison pour ne rien lâcher.
La Draft 2018
Avec les picks 18 et 49, il ne fallait pas s'attendre à voir débarquer un prospect star dans le Texas. Nous ne nous attarderons pas sur le cas Chimezie Metu. L'ailier fort, choisi en 49e position n'aura eu que peu de temps de jeu (5min en moyenne, entré en jeu dans 29 matches) et pas vraiment l'occasion de se montrer. Néanmoins, il a été intéressant lors de ses matches de G-League avec Austin. Trajectoire différente pour Lonnie Walker IV, le meneur aurait largement eu sa place dans la rotation des Spurs sans sa blessures au ménisque. Opéré avant même le début de la saison, LW aura fait ses débuts NBA en janvier 2019, et joué seulement 19 matches sans jamais peser sur le jeu (2.6 points et 0.5 assists en 7min de moyenne) avec un difficile 0/10 au shoot face à Golden State en février lors du seul match où il aura joué plus de 25min.
La saison
Meilleure que ce qu'on osait espérer. Il fallait digérer le départ de Kawhi Leonard et les Spurs l'ont fait en limitant les dégâts. Dans une conférence Ouest toujours aussi homogène, Les Spurs terminent 7e avec un bilan de 48-34 dans un wagon complété par le Jazz, le Thunder et les Clippers. Jamais distancés au classement, ils auront réussi à rester dans le ventre mou tout le long de la saison, en alternant le bon (victoires de prestige face à Golden State ou aux Bucks) et le très mauvais (déroutes de + de 30 points face à Utah ou aux Warriors). Au final, les hommes de Pop auront réussi le pari de ne pas passer une saison sans PO, tout ça en nous faisant apparaître de temps en temps, des moments de véritable Spurs Basketball. L'un des enseignements de la saison est bel et bien l'intégration de DeMar DeRozan, arrivé à contre-coeur, l'arrière a prouvé qu'il avait le niveau pour San Antonio et son entente avec LMA a de beau jours devant elle.
Les Play-offs
Opposés à Denver, qui a longtemps mené la danse dans cette conférence Ouest avant d'être dépassé au dernier moment par Golden State, San Antonio n'était clairement pas favori. Mais, assez bizarrement, c'était certainement le meilleur tirage possible pour les Spurs. Face aux Nuggets de Nikola Jokic, le jeu de passes rapide cher à Pop pouvait faire des miracles. Et ce n'est pas passé loin. Cette série fut certainement l'une des plus serrées de ces Play-Offs 2019. En menant 1-0, puis 2-1, les Spurs ont montré une très belle mentalité et une motivation à toute épreuve. Mais Denver était tout simplement trop fort, et s'impose finalement 4-3, grâce, en grande partie à son duo Jokic-Murray.
Le MVP de la rédac
Difficile de ressortir une individualité, nous allons donc faire dans l'original en choisissant … Gregg Popovich. On le disait fatigué, proche de la retraite, Pop a prouvé qu'il pouvait trouver de nouvelles ressources. Très touché par l'épisode Kawhi l'an dernier, le coach des Spurs est devenu le Coach ayant remporté le plus de match dans sa carrière (1245 matches de SR + 170 matches de PO). Cela valait bien une mention spéciale non ?
La saucisse de la rédac : le banc
Impossible de pointer du doigt un joueur en particulier. Mais face à des effectifs qui ont particulièrement bien senti l'importance du sixth Man, les Spurs n'ont pas encore trouvé le successeur d'El Manu. Ni Patty Mills, ni Jacob Poeltl, ni le sniper Marco Bellinelli, n'auront réussi à faire basculer des matches. Un chantier pour le Front Office des Spurs s'ils veulent faire mieux l'an prochain.
L'avis de la rédac
Septième de conférence, pousser Denver au match 7. Je pense que beaucoup de supporters des Spurs auraient signé pour si on leur avait proposé au début de la saison. Mais la victoire est dans l'ADN des Spurs et la saison 2019-2020 devra apporter du renouveau dans la franchise. Les retours de Dejounte Murray, la draft à venir (les Spurs ont le pick 19 et ont déja prouvé qu'il savaient drafter intelligent) et une intersaison bien maitrisée pourraient leur permettre de retrouver le haut du panier.