Basketball

Quel poste 4 pour les Minnesota Timberwolves ?

Cette question est surement celle qui empêche Gersson Rosas et quelques fans de dormir. En effet, entourer correctement un pivot aussi particulier n’est pas chose aisée. Que ce soit la recherche du profil idéal ou de la personne parfaite, rien n’est simple. Jouons à donc à la version basket de ‘Qui veut épouser mon fils?’. 

Avant toute chose, on ne peut que vous conseiller le très bon thread du compte @Twolvesfr sur twitter qui s’était également penché sur la question et a parfaitement évoqué la fausse bonne idée que peut représenter le déplacement de Karl Anthony Towns au poste 4.

Le profil idéal 

Le but ici est bien évidement de faire le profil d’un poste 4 adapté pour jouer à côté de Karl Anthony Towns pendant 30 à 40 minutes par match.

Le coté offensif 

Offensivement, un joueur capable de jouer à 3 points comme près du cercle serait un profil idéal. Toutefois, il n’est pas ici nécessaire d’aller débaucher un sniper comme peut l’être Bogdanović à Utah. Un shooter moyen comme Marcus Morris ou Danuel House serait par exemple tout à fait satisfaisant sur ce point. Aucun de ces 2 joueurs ne semble être le profil idéal pour les raisons que nous verrons. En dehors de cette capacité de shoot, le poste 4 devra également être capable de jouer quasiment intégralement sans ballon, ce dernier étant dévolu à Towns Besleay et D’LO. Un bon répondeur offensif serait apprécié car tout aussi bon rebondeur qu’il soit, Towns est régulièrement loin du cercle et donc hors de position pour capter ces rebonds.

Quel type de défenseur ?

Défensivement, le souci est plus épineux. En effet, si trouver un complément offensif à KAT n’est pas compliqué, trouver son complément défensif est plus complexe. Si Towns a bien progressé dans le jeu défensif près du cercle, l’équipe a énormément de mal à défendre face aux extérieurs de grande taille. C’est donc cette mission que devra remplir le futur poste 4 parfait des Wolves. Dans un monde idéal, et nous sommes dans ce monde, ce poste 4 devra également être capable de venir aider Karl Anthony Towns dans ses missions défensives sur les intérieurs adverses et au rebond.

Le côté vétéran

Dans une franchise où l’âge des starters ne dépasse pas les 26 ans, sauf si Rubio est titulaire, le recrutement d’un vétéran avec l’expérience des play-offs semble être une priorité. Cela est encore plus vrai quand vos 2 joueurs les plus importants n’ont pas encore 25 ans, ce qui est le cas à Minnesota. Le recrutement d’un poste 4 d’expérience semble donc être la solution idéale afin de combler un manque dans le roster et de faire d’une pierre deux coups.

Quelles pistes ? 

Il conviendra ici d’étudier 2 cas de figure : le cas d’une arrivée et celui de la solution interne. Cette dernière réduit de fait les possibilités à une liste finie de joueurs. Dans ces possibilités on trouve McDaniels le rookie, Vanderbilt, Hernangómez et Layman. Nous verrons donc chacun de ces joueurs successivement.

Les pistes internes 

Tout d’abord on peut balayer d’un revers de main les options Layman et Hernangómez. Si ce sont de bons shooter extérieurs, aucun de ces joueurs n’est un défenseur suffisant pour compenser les lacunes de l’effectif dont ils font d’ailleurs partie.

Jarred Vanderbilt

Titulaire depuis quelques matchs, Vanderbilt semble, match après match, devenir une option de plus en plus crédible pour le poste 4 des Wolves. Transféré pour faire le nombre depuis Denver, Vanderbilt montre depuis le début de saison de vraies qualités de défenseur. Capable de défendre sur des extérieurs comme des intérieurs, il semble parfaitement compléter KAT dans le domaine défensif. Là où le bât blesse, c’est dans le domaine offensif. En effet Jarred manque encore clairement de shoot. Que ce soit derrière l’arc ou sur la ligne des lancers, il est encore très friable. Avec seulement un 3 points pris (et mis) depuis le match contre Denver le 6 janvier, le moins qu’on puisse dire est qu’il n’apporte pas un réel danger de loin. À l’inverse, son jeu près du cercle semble être déjà relativement intéressant. Malheureusement, ce n’est pas forcément là que les Wolves ont besoin de se renforcer.

Jaden Mcdaniels

Drafté en toute fin de premier tour, à la grande surprise de la rédaction, Jaden McDaniels signe depuis quelques jours des débuts remarqués en NBA. Destiné à jouer en G-League, l’ailier formé à Washington est en train de saisir sa chance. Lancé par Saunders dans le marasme de la Covid, McDaniels apporte le hussel et le shoot qui l’ont porté jusqu’en NBA. Long et mobile, il a cette année trouvé le goût de la défense. Offensivement, il confirme tout le potentiel qu’il nous laissait déjà entrevoir en NCAA et semble un excellent complément à Towns notamment par son jeu sans ballon. Son match contre le Magic, le 21 janvier, va parfaitement en ce sens. 26 minutes sur le parquet, McDaniels a signé un 2 sur 4 derrière la ligne en apportant 6 rebonds. Pour son deuxième match dans la ligue, il a su saisir sa chance.

Ces 2 jeunes ont l’avantage de pouvoir se partager le temps de jeu. En effet, là où Vanderbilt affiche de vraies limites en attaque, McDaniels apporte un vrai danger offensif mais est défensivement moins complet que son coéquipier. Enfin, on notera que ces 2 joueurs ont le point commun de n’avoir que très peu d’expérience NBA, ce qui dans une équipe aussi jeune que celle de Minnesota semble légèrement problématique.

Le problème des salaires 

Avec les contrats max de D’Lo et KAT, le cap des Wolves est déjà bien entamé. Si l’on ajoute à cela les contrats de Besleay, Hernangómez ou encore Rubio, il ne reste donc que des miettes à donner et aucune marge sur laquelle jouer dans un transfert. L’éventualité d’un transfert est donc indissociable du départ de Beasley, Rubio, KAT ou Russel. Autant dire qu’il faudra trouver un joueur dont le contrat particulièrement raisonnable ce qui rend les options que nous verrons ensuite plus théoriques que réalistes.

Quel joueur viser via un transfert ? 

Ici on verra 2 solutions : la première, PJ Tucker, est une solution régulièrement évoquée notamment par les insiders proches de la franchise de Minneapolis. Malheureusement, cette option se heurte à la fin de contrat cet été du joueur de Houston. En effet, son profil est particulièrement valorisé dans la ligue et à n’en pas douter, de nombreuses franchises plus attirantes que Minnesota viendront lui proposer un contrat et l’espoir d’une bague. Quand on sait que Houston demande un choix de premier tour et un jeune à fort potentiel pour son joueur, on peut douter de la pertinence d’un tel mouvement pour une franchise comme Minnesota qui n’est pas réellement dans une obligation de gagner dès maintenant.

Jerami Grant, s’il est clairement intouchable depuis sa signature à Detroit, est toutefois un profil parfaitement adapté à ce dont ont besoin les Wolves. Bon shooter sans être un tireur d’élite, Grant remplit toutes les cases que cherchent à remplir le front office de Minnesota. Toutefois, il semble donc évident que Détroit ne lâchera pas son joueur le plus ‘valuable’ à moins d’une offre exceptionnelle. Le salaire à 19,5 millions de Grant est également un obstacle presque insurmontable pour les Louveteaux. Pour pouvoir s’offrir Grant, les Wolves devront donc lâcher Rubio et un ou deux jeunes talents comme McDaniels ou Okogie ainsi que des tours de draft.

Monter un transfert, une vraie fausse bonne idée ? 

Comme on vient de le voir, le souci majeur pour les Wolves est l’obligation de céder un ou plusieurs premiers tours de draft afin d’acquérir la pièce manquante dans l’effectif de la franchise. Cela mène donc à une question simple : les Timberwolves ont-ils réellement intérêt à tout risquer pour essayer d’aller chercher un poste 4 compatible avec leurs stars ? La réponse semble clairement être non. En effet, que ce soit avec la draft qui s’annonce et le potentiel que laissent entrevoir les jeunes joueurs de l’équipe, mettre en péril tout l’avenir de la franchise ne semble pas être une bonne option. Dans un marché si peu attractif, donner les clefs de l’avenir aux joueurs sous contrats et aux jeunes semble être une bien meilleure option.

Pour conclure, la solution la plus intéressante pour la franchise semble en pesant le pour et le contre, de miser sur le développement de Vanderbilt et McDaniels. Le défaut majeur de ces joueurs étant leur jeunesse et le manque d’expérience qu’ils affichent. 

photo en une :C. CHEVALIN / TF1 
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