Tour de France 2018 : nos équipes types

« Mais il fait quoi ce tocard », « bordel j’adore ce coureur »… vous avez rêvé devant certaines pépites du Tour, ou au contraire vous avez détesté les performances d’autres coureurs. Tant mieux, nous aussi. On vous présente notre compo type de cadors… et de coureurs plus en difficulté.

La Dream Team

L’équipe type a des allures de Team Sky, mais pas que. Crédit : BELGA PHOTO, DAVID STOCKMAN

Le leader : Geraint Thomas
Cela va de soit, une équipe type du Tour de France, sans le maillot jaune, c’est un peu une tranche de pain de mie sans rien dessus. Le Gallois a été le plus fort sur ces trois semaines, on le prend comme leader sans aucune contestation.

Le second leader : Primoz Roglic
Comme dans beaucoup d’équipes, on choisit deux cartes. Mais deux cartes pas forcément incompatibles. Primoz Roglic a ce potentiel d’attaquant, à la fois machine à rouler et grimpeur d’exception, il a le tempérament pour compléter un leader ou prendre le leadership s’il le faut.

Le sprinteur : Peter Sagan
Ce n’est sans doute pas la meilleure pointe de vitesse sur le plat. Mais Peter Sagan, c’est l’assurance de gagner au moins une étape à chaque édition. En plus, cavalier seul au maillot vert, et une aura inégalable. Le Slovaque est incontournable.

La rampe de lancement : Maximiliano Richeze
Il fait la paire avec son sprinteur, Fernando Gaviria. Mais le Colombien n’ayant pas fini le Tour, on choisit de conserver quand même son poisson pilote. Richeze semble le meilleur dans cet exercice. La machine Quick-Step ne se rate jamais, et c’est aussi grâce à lui.

L’électron libre : Julian Alaphilippe
Deux victoires d’étape, une course intelligente, et capable de se dévouer pour ses leaders s’il le faut. Julian Alaphilippe est le cocktail parfait (sans alcool, sinon contrôle), capable de tout faire. Lui aussi est incontournable, sur le vélo et en dehors. C’est notre attaquant préféré.

L’équipier de luxe : Pierre Latour
Fidèle lieutenant en montagne, mais surtout tout aussi performant sur le plat, Pierre Latour a un potentiel démesuré. Présent pour aider son leader sur tous les terrains, il fait partie de ces équipiers sur lesquels on peut toujours compter.

L’équipier grimpeur : Egan Bernal
Quel numéro du Colombien pendant trois semaines. Il est sans doute le principal bourreau des autres leaders. Impérial, infernal, intrépide (on écoute vos suggestions sur d’autres termes en in-), il est essentiel dans la montagne. Et sans aucun doute futur leader.

La machine à rouler : Jonathan Castroviejo
Forcément, les équipiers ont un goût de Sky. Mais sans la bouche pâteuse et la gueule de bois du lendemain. Castroviejo a été la bonne surprise du côté des gregarios. On connaît ses qualités sur le plat, mais même en montagne, il a été capable d’apporter un gros coup de main aux siens.

La « oulala c’est dur le vélo » Team

Tony Martin, en fâcheuse posture, aurait pu faire partie de notre équipe de coureurs en difficulté. Capture d’écran vidéo francetv.

Le leader qui court avec une cape d’invisibilité : Adam Yates
Et dire qu’à une chute près il sauvait son Tour. Le Britannique a été globalement invisible pendant les trois semaines. A part l’étape à Bagnères, donc. Dans notre équipe, on aime ces leaders qui perdent leurs chances au général et qui ne font rien pour changer les choses.

Le second leader parce que si on s’est payé une cape d’invisibilité, c’est pas pour la laisser prendre la poussière dans un placard si notre leader abandonne : Damiano Caruso
Après l’abandon de Richie Porte, on s’attendait à voir l’Italien faire des étincelles. Il en a fait, mais pas suffisamment pour mettre le feu à sa cape. Caruso est resté beaucoup trop discret à notre goût, surtout au sein du solide collectif BMC. Un bide, c’est tout ce qu’on aime !

Le sprinteur qui fait « une belle 3e place » et qui abandonne au premier talus : Marcel Kittel
Bon, ce n’était pas la grande forme cette année, mais l’Allemand est quand même la valeur sûre en Grand Tour. Pas cette année. Et puisqu’une crise de résultats ne suffit pas, Kittel a décidé de monter au clash contre son équipe. On a BESOIN de lui dans cette équipe d’artistes.

L’oncle bourré au repas de Noël qui s’est mis au jujitsu : Gianni Moscon
Il a pourtant un talent fou. Mais quand on entend son nom, on pense davantage à ses paroles racistes ou ses excès de violence. Et puis notre équipe ne peut pas finir le Tour au complet, on a besoin d’un élément qui va se faire expulser pour comportement déviant. Champion.

L’électron libre qui est venu passer trois semaines de vacances en France : Thomas de Gendt
Bah alors Thomas ? On t’a connu plus combatif quand même. On n’est pas loin de lancer une alerte enlèvement. Le Belge passe en général ses grands tours à l’avant, mais là non. Quand on a gagné sur les trois Grands Tours, on vaut un peu mieux qu’une simple 10e place à Mende.

Un autre électron libre, parce que c’est plus drôle quand y en a deux qui servent à rien, surtout quand celui là a la gueule de bois depuis janvier : Warren Barguil
Un maillot à pois, deux victoires d’étape, dont le col mythique de l’Izoard. Visiblement, le Breton a forcé sur le chouchen, car depuis son arrivée chez Fortuneo, c’est le calme plat. On ne doute pas de son talent, mais dans cette équipe, un coureur qui disparait de la circulation, on l’embauche !

? : Sep Vanmarcke
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L’équipier qui roule quand c’est pour son intérêt, mais qui n’aide personne même quand il est dans le gruppetto, et ça tombe bien puisqu’il y a passé trois semaines : Andrey Amador
C’était le 5e doigt de la main chez Movistar. Mais comme souvent, le Costaricain (ou Costariccccccien nous dit Titi Adam), s’est tranquillement laissé couler sur ce Tour. On avait besoin d’un photographe pour immortaliser le Tour de notre équipe, ça tombe bien, on embauche un touriste.

Le mec qui devait pas faire le Tour, mais qui en étant appelé au dernier moment, on aurait pu espérer qu’il ferait la course de sa vie, mais en fait pas du tout : Mathias Frank
N’aurait-il pas été préférable de conserver un Alexandre Geniez épuisé ? Quitte à amener les bidons et à taper la discute, il n’était peut-être pas nécessaire de changer les plans. Et en plus, ce n’est pas la première fois. Mathias Frank connait-il seulement le nom de son leader ?

Voilà, c’est le résultat d’une longue baston dans la rédaction. N’hésitez pas à proposer vos équipes. Pour rappel, on avait fait le bilan du Tour ici. On attend aussi vos retours sur la dernière page du livre du Tour de France 2018.

A propos de l'auteur

Je ne sais pas qui attaque le plus entre Pierre Rolland et Rafael Nadal. Je ne sais pas qui monte le mieux entre Chris Froome et Ivo Karlovic. Je ne sais pas non plus qui cumule le plus de revers entre Stan Wawrinka et Nacer Bouhanni. Je n'ai jamais su choisir entre le tennis et le vélo. Mais ce dont je suis sûr, c'est que je n'ai percé dans aucun de ces deux sports.

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