2019-2020, contraste saisissant sur le Tour

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Arrivée au sommet du Tourmalet, Tour de France 2019
Ligue 1

L'arrivée au sommet du Tourmalet, Tour de France 2019

En comparant les étapes reines des Tours de France 2019 et 2020 nous remarquons un contraste saisissant. Aucun des héros du Tourmalet ne termine avec les favoris, lors de l’étape du Col de la Loze. D’ailleurs, aucun des cinq premiers au général en 2019 ne se distingue sur l’édition 2020.

Tourmalet 2019 :

Au terme d’une 14e étape exceptionnelle sur ce Tour de France 2019, Thibaut Pinot s’impose en haut du Tourmalet. Un podium complété par un autre tricolore, avec la deuxième place de Julian Alaphilippe, qui conserve dans le même temps son maillot jaune. Steven Kruiswijk termine troisième, devant Emanuel Buchmann et Egan Bernal (vainqueur par la suite du Tour).

Col de la Loze 2020 :

La 17e étape de la dernière Grande Boucle, devait être le juge de paix pour le classement final. En conclusion d’une journée très montagneuse, après avoir déjà grimpé le légendaire col de la Madeleine (hors catégorie), les favoris devaient s’expliquer dans l’inédit, col de la Loze. Dans cette ultime ascension Miguel Angel Lopez, alias, “Superman”, place une attaque tranchante et s’impose sur l’étape reine du Tour 2020. Les Slovènes Primož Roglič et Tadej Pogačar se hissent sur le podium tandis que Sepp Kuss et Richie Porte complètent le top 5.

Des scenarii différents :

Eviter les chutes

Tout d’abord, sur les cinq premiers au Tourmalet, trois sont tombés lors du Dauphiné (Kruiswijk, Pinot et Buchmann), dans la descente du col de Plan-Bois. Buchmann et Kruiswijk ont d’ailleurs abandonné après leur chute, le second nommé a même renoncé à sa participation sur le Tour. Une épaule trop douloureuse a eu raison de lui. Buchmann était bien aligné sur le Tour, terminant à une anonyme 38e place au classement général. Contraste avec ses standings habituels et surtout bien loin de sa 4e à Paris l’an passé.
Ne remuons pas le couteau dans la plaie. Néanmoins, les années se suivent et malheureusement se ressemblent pour Thibaut Pinot, au grand dam de notre cœur. Etincelant au Tourmalet en 2019, il avait dû abandonner les routes du Tour en larmes. Cette année il tombe lors du Dauphinéet surtout dès la première étape du Tour à Nice. Des chutes malencontreuses qui ont enterré les espoirs du tricolore au niveau du classement général. Au courage, il termine à la 29e place ce Tour de France.
Enfin, le dernier se nomme, Egan Bernal (vainqueur de l’édition 2019). Le Colombien de 23 ans était avant le Tour, un candidat crédible à sa succession. Contraint à l’abandon sur le Dauphiné, à cause d’un mal de dos, il joue au poker menteur, quant à sa participation sur la Grande Boucle. Bien présent, le coureur d’Ineos explose lors de la 15e étape. Il quitte la course le lendemain mais compte se racheter sur un prochain grand tour.

D’autres objectifs

« Alaf » repart du Tour avec 3 jours en jaune et une victoire d’étape. De toute évidence, ce n’était pas le Julian de 2019. Une baisse de forme ? Loin de là, le Français ne voulait pas arriver « trop épuisé » à Imola, pour les championnats du monde. La suite, vous la connaissez, le Berrichon remporte le titre de champion du monde après un numéro en solitaire, 23 ans après le sacre de Laurent Brochard.

D’une domination à une autre :

Depuis 2012, Ineos Grenadier, anciennement Ineos et surtout Sky, écrasait le Tour de France trustant à chaque fois ou presque (sauf 2014, quand Froome est tombé et a dû abandonner) la 1re place au général. Une domination sans faille qui avait le don d’énerver bon nombre de leurs concurrents. Jamais, depuis 2012, l’équipe Britannique n’avait eu un adversaire capable de rivaliser avec son armada. Jamais depuis 2012, l’équipe n’avait semblé vaciller autant. Le rappel en catastrophe de Carapaz, initialement prévu sur le Giro, les doutes sur l’état de forme de Bernal, la non-participation de Froome et Thomas. Tout autant d’éléments qui pouvaient montrer le déclin de l’équipe. La disparition du charismatique directeur sportif Nicolas Portal, enfonce le clou.
Face à Jumbo-Visma, et la défaillance de son leader, l’équipe n’a pu défendre son rang de chef du peloton. La victoire d’étape de Michal Kwiatkowski n’est qu’un maigre lot de consolation.

Une nouvelle génération brillante :

N’oublions pas cette nouvelle génération, aussi décomplexée que talentueuse. Tadej Pogačar est son meilleur ambassadeur, dépoussiérant le peloton des trentenaires, faisant oublier Uran, Porte et Kruijswijk. Vainqueur de son 1er Tour de France, il a défié les lois de la raison. Cette nouvelle génération absente sur le Tour 2019 a permis de dynamiter la course.
Le Tour de France 2020, marque à coup sûr un nouveau départ, d’un point de vue générationnel déjà et surtout met fin à l’hégémonie « Sky ».

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