Patinage artistique

Tout comprendre au patinage artistique – La notation partie technique (6/7)

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Pour patienter jusqu’aux Mondiaux de patinage, We Sport vous propose une série explicative qui vous éclairera sur tous les points liés à ce sport. Vous allez enfin tout comprendre au patinage artistique ! Aujourd’hui, gros morceau avec la première partie sur la notation.

Tout d’abord, posons les bases. Les notes en patinage artistique peuvent paraître très compliquées au premier abord, et ce serait vous mentir de dire qu’elles sont simples. Néanmoins, il est facile de comprendre les bases.

La note totale d’un patineur va être l’addition de sa note du programme court et de sa note du programme libre. Jusque-là, tout va bien. Les notes de ces programmes sont elles-mêmes divisées en deux : la note des éléments techniques, et la note de présentation.

La note technique

Si vous avez déjà suivi notre série, vous savez que le programme court comporte 7 éléments, et le libre 12 (pour les individuels et les couples). Dans cette première partie de la note, l’idée est que l’on va additionner la valeur de chaque élément plus le grade d’exécution.

La valeur brute d’un élément est ce qu’on appelle la « base value ». Par exemple, un triple axel vaudra 8.00 points, un quadruple boucle piqué 9.50 points etc… Chaque élément a donc une base value propre, mais un autre aspect rentre en jeu : les niveaux. Tous les éléments, toutes catégories confondues, hormis les sauts, possèdent plusieurs niveaux allant de B à 4, avec 4 étant le plus difficile à obtenir (et donc qui vaut le plus de points). Ces niveaux s’obtiennent en réalisant certains critères. Par exemple, une séquence de pas de niveau 1 ne vaudra que 1.80 point, tandis qu’une séquence de pas de niveau 4 en vaudra 3.90 points. Vous comprendrez donc qu’il est primordial pour les patineurs d’obtenir les niveaux les plus hauts possibles. Petite exception, les séquences chorégraphiques et les éléments chorégraphiques en danse sont par défaut de niveau 1, leur valeur brute reste donc inchangée.

Les calculs de GOE

Maintenant, nous allons voir le grade d’exécution (GOE). C’est ce qui va juger de l’exécution d’un élément. Les juges peuvent choisir d’attribuer de -5 à +5 à un élément. Attention, avoir -5 ne retire pas 5 points au score final. Ce sont des pourcentages : +1 ajoutera 10% de la valeur brute à l’élément, +2 20%, -3 enlèvera 30%, etc… On fait la moyenne de toutes les valeurs rentrées par les juges (en enlevant la plus forte et la plus faible), et cela nous donne le pourcentage à appliquer à la base value. Un exemple sera plus parlant.

Un patineur réalise un triple axel. Sur les neuf juges, un donne +5, un autre +3 et tous les autres +4. On enlève le +5 et le +3, et donc notre moyenne sera de 40%. La base value de cet élément vaut 8.00, on calcule 40% de 8.00 et on obtient 3,2. Pour finir, on additionne la base value avec le grade d’exécution, et on a comme score final pour cet élément 11,2 points.

Dernière exception, pour les séquences chorégraphiques et éléments chorégraphiques, un GOE de +1 ajoutera 1/6 de la base value, +2 2/6, etc. Les critères d’attribution des GOE sont multiples, pour les sauts c’est par exemple une grande hauteur ou longueur du saut, si cela correspond avec la musique, si les transitions avant et après sont difficiles…

Cette opération est répétée pour tous les éléments et cela donne à la fin la note technique.

La fin de la série approche, et pour parfaire votre connaissance du patinage artistique, rendez-vous vendredi sur We Sport pour parler de la partie présentation de la notation.

Crédit photo Une : LABLATINIERE / L’EQUIPE

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