100% Fan, épisode 4 : la chronique faite pour vous.

Pour ce nouveau numéro de 100% fan vous propose de partir à la rencontre de Johnny Fudal. Écrivain, auteur de « star des années 2050 », il nous fait le plaisir et l’honneur de nous donner du temps en nous accordant cette interview. Qui est-il, comment monsieur tout le monde a réussi à se faire un nom auprès des médias, comment ses rêves sont devenus réalité ? WeSport a voulu savoir…

Bonjour Johnny, c’est un honneur de pouvoir échanger avec toi aujourd’hui, tu as réussi à mettre en pages toutes tes idées et nous aimerions en savoir plus sur le sujet. Mais avant toute chose peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Johnny Fudal j’ai 29 ans, et j’ai plusieurs casquettes. D’abord dans la vraie vie, je suis responsable d’une équipe dans l’informatique. En dehors de ça, j’ai quelques passions dont le football. C’est cet amour du ballon rond qui m’a poussé à être supporter du RC Lens. J’aime également écrire. Ce qui m’a amené vers la publication d’un livre en 2015.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce livre ?

Le résumé est plutôt simple : j’imagine le football en 2050. En tirant un peu sur les mauvais côtés du foot business qu’on connaît aujourd’hui, on retrouve un sport totalement pourri mais innovant. Franchises,:ligues fermées, interactivité ou encore naming tout y passe. On peut avoir plusieurs lectures de ce récit : critique, nostalgique ou encore admiratif. Certains aimeront ce foot, d’autres moins. Au fil des pages, on se rend compte que ce qui est au centre de tout ça ce n’est pas l’argent mais le ballon rond.

C’est ton premier livre ? D’où t’est venue cette envie d’écrire ?

C’est mon premier livre publié. Après, j’ai toujours aimé écrire mais je n’avais jamais passé le pas de compiler et surtout de le faire lire. De base, j’avais publié les deux premiers chapitres sur un forum de pronostics de football. Puis, la mayonnaise a pris et j’ai continué pour ensuite le faire éditer. Rien que de voir ces 300 pages avec mon nom, c’est une énorme fierté.

J’imagine que c’est un projet qui demande de la patience. Combien de temps s’est écoulé entre la première phrase et le point final ?

J’ai fait de grandes pauses mais j’ai pris un an et demi entre la première ligne et la publication. Tout a été rédigé le soir après ma journée de travail et les weekends. Il m’arrivait d’avoir des idées en pleine journée. Je notais et je reprenais le soir. La phase que j’ai détesté fut la relecture. J’ai mis six mois. A chaque fois, j’avais l’impression d’être mauvais. J’ai supprimé une bonne cinquantaine de pages. Aujourd’hui je n’arrive même pas à le lire, je suis un éternel insatisfait.

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Tu as fait ta propre promotion. Peux-tu nous expliquer en quoi cela consiste réellement ?

Le système de publication que j’avais choisie était la demi-auto-edition. Mon éditeur gérait le côté administratif (référencement, vente, impression). Je devais gérer la promotion. J’étais donc informaticien sans carnet d’adresse et je devais démarcher les médias et librairies. Facebook et Twitter m’ont beaucoup aidé. Grâce à eux, je suis allé sur le plateau de Be in sports. Telefoot a parlé de mon livre, le grand Didier Roustan l’a fait gagner. J’ai eu un papier dans le Progrès en allant sur le compte Badoo d’un rédacteur. Autre petite anecdote : J’habite Lyon et un frère m’a proposé de visiter les locaux de la chaîne locale dans le cadre de la journée du patrimoine. Au détour d’un couloir j’ai croisé le patron de la rubrique sport. Deux mois plus tard, j’étais invité d’une émission sur le football chez eux.

Évidemment mes déplacements vers Paris étaient à mes frais … J’ai même pris un bus de nuit pour faire Lyon – Paris après le travail afin de participer à une émission sur Sport365.

Ce sont des beaux souvenirs pour ta vie de jeune écrivain. Quel moment de ta promotion retiens tu ? Quel est ton plus beau souvenir ?

Le fait de voir mon filleul avec mon livre dans les mains, ça m’émeut… Après, toute la promotion restera gravée. Que ça soit les bons et les mauvais moments. Grâce à ça, j’ai pu voir que certaines personnes que l’ont voit sympathiques à la télévision étaient tout le contraire dans la vraie vie… Mais je ne vais m’attarder que sur le meilleur. Voir ma grosse tête en Une du journal que mes parents lisaient pendant toute ma jeunesse (La Voix du Nord) c’était énorme. Recevoir un message de mon oncle, atteint d’une grave maladie et qui n’est plus de ce monde aujourd’hui, me félicitant pour mon livre, c’était… (il s’arrête, ému. NDLR)

Et si c’était à refaire ?

Si c’était à refaire, je pense que je n’aurai pas eu le cran de me lancer la – dedans. Ma famille et mes amis m’ont été d’une aide précieuse. Sans eux, j’aurai gardé ce livre bien au chaud comme une relique sans en parler. Les membres de ma famille ont appris que j’étais “écrivain” en lisant la presse. J’ai tout fait en cachette. Quand les médias en ont parlé, je ne pouvais plus être discret. Alors, si c’était à refaire… En fait je ne sais pas… on verra en 2050, à la publication de “Stars des Années 2100”.

Justement. Il y aura une suite ?

J’ai publié mon carnet de route rédigé pendant ma promotion. Ça s’appelle “De 2050 à 2015” (je t’envoie le lien juste après). Après, je ne pense pas avoir le “courage ” de me relancer dans l’écriture, de construire une histoire et de la défendre. J’ai 1000 idées par heure mais celles de l’heure suivante les efface. Je suis un hyper actif de l’imagination. Si je m’étais mis à fond dans chacun de mes projets d’écriture, je pense que j’aurai une bibliographie aussi longue que les jambes de Peter Crouch.

Pour avoir dévoré ton livre, je peux dire aux lecteurs que tes idées fusent. As-tu des influences qui t’ont permis d’en arriver là ?

La vie autour de moi m’inspire. J’avais lu un article sur L’Equipe Explore sur les Jeux Olympiques dans les années 2040 où les athlètes sont robotisés et le dopage admis. A côté de ça, j’aime les sports américains. Des concepts y sont volés dans mon livre. Tout le reste sort de ma petite tête. Je me rappelle que dans ma jeunesse, j’écrivais des lettres à la LFP pour leur proposer des idées pour améliorer le championnat. Je n’ai jamais eu de réponse alors j’ai tout importé en 2050.

Est-ce que que tu as eu les félicitations d’une personnalité du monde sportif où au contraire des critiques désagréables ?

Les personnes qui m’ont répondu ont toujours été très sympathiques. S’il fallait en isoler un : Didier Roustan. Cet homme est génial. Il a toujours été très disponible avec moi. J’ai aussi rencontré l’ancien gardien de but, Nicolas Puydebois qui a été l’un de mes coups de cœur pendant ma promotion. C’est un chic type. Je n’oublierai pas non plus Thomas Desson, Mariella Thielmann et Clara Paban de Be in sports. Dans la catégorie inverse, je ne citerai pas de nom mais la palme vient à un journaliste très connu qui officie sur une chaîne cryptée. Il m’a tout simplement snobé… Tout comme un chroniqueur venant du plat pays qui m’a fait des promesses en l’air. Sans parler d’un animateur influent de la TNT… J’ai envoyé mon livre à une cinquantaine de rédactions, et une quinzaine m’a répondu. Je ne peux pas leur en vouloir. Je n’étais personne pour eux et je n’existe toujours pas.

Je suppose que faire publier un livre ce n’est pas gratuit. C’est une grosse dépense ?

Le faire publier est plutôt simple financièrement. Le plus coûteux est la promotion surtout quand on n’habite pas la région parisienne. Je m’étais mis un budget maximum pour ne pas me ruiner. Je comptais sur la vente de mes livres pour équilibrer la balance. Et puis, je me suis dit que je critiquais le football business et que je vivais un rêve, alors au diable la rentabilité ! Mon deuxième ouvrage est disponible gratuitement en version numérique. Pour “Stars des Années 2050” en 2017, je ne veux plus me faire d’argent dessus. Je vous propose de vous offrir un exemplaire papier pour le donner à un de vos lecteurs. Pour ceux qui souhaitent la version numérique, ils peuvent me contacter sur Twitter, je leur offrirai volontier. Et puis, il existe la version gratuite audio.

Johnny, je te remercie sincèrement pour cette interview. Tu es une personne extraordinaire. Publier son livre non pas pour l’argent mais pour la passion je trouve ça tout simplement grandiose. Wesport est très honoré de t’avoir désormais dans son carnet d’adresse. Toute l’équipe te souhaite le meilleur pour la suite.

Je te laisse le mot de la fin !

Merci d’avoir pris le temps de m’accorder cette attention. Un petit mot pour les rêveurs, les passionnés. Ça fait peut être cliché, mais il faut y croire. Rien n’est laissé au hasard. Si un projet ne rencontre pas le succès escompté, il faut se servir de l’expérience pour apprendre, rebondir et grandir. En 2015, j’étais un petit gars qui faisait mes 35h de boulot la semaine et qui se retrouvait dans un costume trop grand à la télévision. Je suis Monsieur Tout Le Monde et j’ai réussi à avoir mon nom sur une couverture de livre ou sur un écran TV. Des gens se sont intéressés à mon travail. Tout est possible il faut y croire.

Vous trouverez Star des années 2050 ici : http://jepubliemonlivre.chapitre.com/sport-tourisme/2452-star-des-annees-2050-johnny-fudal-9791029003196.html

Et la suite ici :

http://justedufoot.blogspot.fr/p/de-2050-2015-itineraire-dune-plume_25.html?m=1

Pour contacter Johnny sur Twitter :

Charlotte Gruszeczka

A propos de l'auteur

Amoureuse du ballon rond depuis mon plus jeune âge, j'essaye d'exploiter mes talents sur les terrains depuis quelques années, même si mon profil ressemble à celui de Gregory Vignal. Le sport est ma religion, l'humour mon passe-temps.

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