30 Days NBA Rewind : Atlanta Hawks

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Ligue 1

Avec le NBA Hiatus, il n’y a plus de matchs à se mettre sous la dent. Ce n’est néanmoins pas une raison pour arrêter de parler de notre sport préféré. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA. Aujourd’hui, direction la Géorgie pour parler des Atlanta Hawks.

L’Histoire des Atlanta Hawks :

Tri-Cities, Milwaukee, St Louis :
Atlanta Hawks
Hawks vs Celtics, une affiche récurrente des Finales dans les années 50. (Crédits : NBC Sports)

Crée en 1946, la francise rejoint la NBA à sa création en 1949, faisant d’elle un des membres fondateurs de la plus grande ligue de basketball au monde. Basés dans les Tri-Cities (Moline, Rock Island et Davenport), les Battlehawks ne restent que deux ans dans cette région avant de déménager à Milwaukee et de se renommer Hawks. La réussite sportive n’est toujours pas au rendez-vous dans le Wisconsin et il faut attendre quatre ans et un nouveau déménagement à St Louis pour voir la francise jouer les premiers rôles. Dans le Missouri, les Hawks de Bob Pettit déroulent en vivent l’âge d’or de la franchise (voir plus bas), remportant en 1958 le seul et unique titre de leur histoire.

Déménagement hostile :
Dominique Wilkins, joueur emblématique de la franchise de Géorgie (Crédits : NBA)

En 1965, la franchise quitte St Louis et emménage à Atlanta en Géorgie, une ville qu’elle ne quittera plus jamais. Les résultats sportifs deviennent alors moins impressionnants. Malgré la présence de Pete Maravich ou encore Lou Hudson, les Hawks peinent à remporter des séries de playoffs et enchaînent les éliminations lors des deux premiers tours. La franchise reprend espoir en 1982 lorsqu’elle drafte un certain Dominique Wilkins (voir plus bas). Joueur ultra spectaculaire, il continue d’emmener les Hawks en playoffs et en fait un habitué du haut de tableau de la conférence est. Toutefois, les résultats ne suivent pas en playoffs et la franchise de Géorgie ne dépasse toujours pas les deux premiers tours.

Difficultés et saison dorée :
Les Hawks lors de la saison 2014-2015. (Crédits : NBA)

Dominique Wilkins est transféré au cours de la saison 1994 et les résultats baissent peu à peu. Si Dikembe Mutombo permet à la franchise de continuer à disputer les playoffs jusqu’à la fin des années 90, les Hawks connaissent ensuite une période sombre entre 1999 et 2007. La franchise truste les dernières places de sa conférence et se donne une réputation de loser. L’espoir revient au milieu des années 2000 avec une équipe séduisante menée par Joe Jonhson. Les playoffs reviennent et une nouvelle culture s’installent avec des cadres comme Josh Smith, Paul Millsapp et Al Hoford. Atlanta va peu de temps après connaître une des plus belles saisons de son histoire sous l’égide de Mike Budenholzer. En effet, les Hawks dominent l’Est lors de la saison 2014-2015 et retrouvent les finales de conférence pour la première fois depuis près de 55 ans !

Cette sublime saison constitue d’ailleurs la dernière réussite des Atlanta Hawks qui ont depuis lancé une reconstruction et récupéré un certain Trae Young.

La Période Clé :

En 1955, les Hakws quittent Milwaukee pour rejoindre St Louis. Sans le savoir, la franchise entame par la même occasion la plus belle période de son histoire. Avec la présence dans son effectif de Bob Cousy, drafté en 1954 et rookie de l’année avant le déménagement, ils vont remporter plusieurs fois leur division* et régulièrement s’offrir une série de playoffs. Mieux, entre 1956 et 1961, les Hawks vont participer quatre fois aux NBA Finals et même remporter le titre en 1958. Leur domination aurait pu être plus concluante si elle n’avait pas coïncidé avec la dynastie des Celtics de Red Auerbach**, Bob Cousy** et Bill Russell. S’il n’était pas aussi difficile qu’aujourd’hui d’atteindre les playoffs ou de rejoindre les finales, cette période représente bien la période où les Hawks ont été les plus dominateurs.

* NB : À l’époque, la NBA compte seulement huit équipes et est divisée en deux divisions. Les Hawks sont placés dans la division ouest.

** Red Auerbach a été coach des Battlehawks lors de la saison 1949-1950, tandis que Bob Cousy a été drafté par la franchise en 1950. Ironie du sort, ils priveront donc la franchise de plusieurs titres quelques années plus tard.

La Salle des Trophées :

Titres(s) NBA = 1 : 1958

Titre(s) de Conférence = 4 : 1957, 1958, 1960, 1961

Titre(s) de Division = 5 : 1970, 1980, 1987, 1994, 2015

Numéro(s) retiré(s) : 9 (Bob Pettit), 21 (Dominique Wilkins), 23 (Lou Hudson), 44 (Pete Maravich), 55 (Dikembe Mutombo)

Joueurs emblématiques :

Bob Pettit :
Atlanta Hawks
(Crédits : Fadeaway World)

Si les Hawks ont été aussi dominants dans les Mid-50s, c’est principalement grâce à Bob Pettit. Pivot de génie, il fut la tête de gondole des Atlanta Hawks lors de leur titre en 1958. Ses joutes face à Bill Russell lors des Finales dans les années 50 sont mémorables et il a logiquement été intronisé au Hall of Fame en 1970. Il restera le 1er MVP de l’histoire de la ligue et co-détient avec Kobe Bryant le record de trophées de MVP du All Star Game (4).

Dominique Wilkins :
(Crédits : Getty Images)

Drafté en 1982, Dominique Wilkins fut un des joueurs les plus spectaculaires de l’histoire de la ligue. Impressionnant dunkeur, The Human Highlight Film a fait d’Atlanta une franchise de haut de tableau à l’est dans les années 80 et 90, époque où la conférence était excessivement relevée. S’il n’a jamais remporté le titre ou dépassé les demis-finales de conférence lors de son passage en Géorgie, son talent et son sens du spectacle ont marqué à tout jamais les fans de la franchise. Il est intronisé au Hall of Fame depuis 2006.

Autres : Lou Hudson, Joe Johnson, Pete Maravich, Dikembe Mutombo

Rendez-vous demain pour la suite de cette série avec les bourreaux des Atlanta Hawks lors des années 50 : les Boston Celtics.

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