30 Days NBA Rewind : Chicago Bulls

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Ligue 1

Avec le NBA Hiatus, il n’y a plus de matchs à se mettre sous la dent. Ce n’est néanmoins pas une raison pour arrêter de parler de notre sport préféré. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA. Aujourd’hui, zoom sur l’Illinois et sur la franchise de His Airness, les Chicago Bulls.

L’Histoire des Chicago Bulls:

Succès, Indifférence et Star de la ABA :
Chicago Bulls
Dès leur création, les Bulls se sont montrés compétitifs. (Crédits : NBA)

Les Bulls furent créés en 1966 et devinrent la 3e franchise NBA dans l’histoire de Chicago après les Stags (1946-1949) et les Packers (1961-1963). Dès leur première saison, les Bulls sont compétitifs et accrochent une qualification en playoffs, devenant la première franchise à réaliser une telle performance l’année de son expansion. Coaché par Dick Motta et mené par Jerry Sloan, les Bulls s’habituent à la postseason et la dispute presque sans discontinuer jusqu’en 1975. La franchise est alors vendue à la famille Wirtz, propriétaire des Blackhawks (franchise de hockey de Chicago). La nouvelle direction se désintéresse de l’équipe et en réduit le budget, ce qui impacte sur les résultats sportifs. Seul Artis Gilmore, ancienne star de la ABA,

MJ & Phil, les heures de gloire :
Jordan, Rodman, Pippen, un trio dévastateur sous les ordres de Phil Jackson. (Crédits : Complex)

En 1984, la franchise prend un virage décisif : la famille Wirtz vend l’équipe a un groupe d’investisseurs avec à sa tête Jerry Reinsdorf, Jerry Krause devient GM et Michael Jordan (voir plus loin) est drafté en 3e position la même année. Sans le savoir, les Bulls ont récupéré le plus grand joueur de leur histoire. Les premières années de Jordan à Chicago sont difficiles ; si la franchise retrouve les playoffs, MJ est esseulé et se voit stoppé trois fois par les Celtics. Scottie Pippen (voir plus loin) est drafté en 1987 pour lui apporter du soutien, mais ce sont ensuite les Pistons qui les éliminent trois saisons de suite. À partir de 1990, tout devient différent. Phil Jackson est déjà coach depuis une saison mais pose enfin sa patte sur l’équipe et les Bulls deviennent inarrêtables (voir plus bas). En huit ans les Bulls atteignent six fois les Finales et remportent six titres, battant au passage de nombreux records. Une des plus grandes dynasties de l’histoire.

Difficultés, Résurrection et Numéro 0 :
Chicago Bulls
Avec un Derrick Rose inarrêtable, les Bulls se sont rappelés au bon souvenir des années 90. (Crédits : Athlon Sports)

Suite à la deuxième retraite de Michael Jordan et au départ de Phil Jackson après les Finales 1998, la franchise chute lourdement au classement. Les Bulls ne sont plus que l’ombre d’eux-même et occupent les bas-fonds de la ligue pendant plusieurs saisons. L’espoir renaît lors de la saison 2004. Après avoir drafté Ben Gordon et Luol Deng, les Bulls rattrapent un mauvais début de saison et terminent avec le 3e meilleur bilan à l’Est, offrant à Chicago sa première qualification en playoffs post-Jordan. La franchise se réhabitue à disputer la postseason et ne manquera qu’une fois les playoffs dans les dix années qui suivirent. L’équipe se solidifie petit à petit avec les ajouts de Joakim Noah et surtout de Derrick Rose et du coach Tom Thibodeau. Point d’orgue de cette période, la saison 2010-2011. Derrick Rose est MVP et les Bulls atteignent les finales de conférence.

Depuis, la franchise a décliné malgré la présence de joueurs comme Jimmy Butler. Les blessures de Derrick Rose ou Joakim Noah ont précipité la chute de cette génération et poussé les Bulls à reconstruire. Aujourd’hui, les Chicago Bulls sont sur la pente ascendante autour d’un joueur de qualité (Zach LaVine) et de jeunes à potentiel.

La Période Clé :

Les années 90 auront vu les Bulls dominer la ligue de la tête et des épaules, une domination sans partage jamais vue depuis les Celtics dans les années 60. Autour de Michael Jordan et Scottie Pippen, les Bulls écrasent tout sur leur passage et sont titrés en 1991, 1992 et 1993 réalisant le tant recherché three peat. Suite à la mort de son père, Jordan quitte l’équipe pendant deux ans pour se consacrer au baseball avant de revenir en 1995. Toujours entouré de Scottie Pippen mais également de Dennis Rodman pour ne citer qu’eux, les Bulls sont encore plus dominants que lors du début de la décennie. Ils remportent trois nouveaux titres en 1996, 1997 et 1998, réalisant des saisons régulières à 72 69 et 62 victoires. Hallucinant. Si vous cherchez la plus grande dynastie de l’histoire, elle se trouve peut-être là.

La Salle des Trophées :

Titres(s) NBA = 6 : 1991, 1992, 1993, 1996, 1997, 1998

Titre(s) de Conférence = 6 : 1991, 1992, 1993, 1996, 1997, 1998

Titre(s) de Division = 9 : 1975, 1991, 1992, 1993, 1996, 1997, 1998, 2011, 2012

Numéro(s) retiré(s) : 4 (Jerry Sloan), 10 (Bob Love), 23 (Michael Jordan) 33 (Scottie Pippen)

Joueurs emblématiques :

Michael Jordan :
(Crédits : NBA)

Drafté en 1984, Michael Jordan s’impose tout de suite comme un des meilleurs joueurs de la ligue. Ultra dominant, aussi bien en attaque qu’en défense, il porte les Bulls à bout de bras avant de leur offrir six titres lors des années 90 aux côtés de Scottie Pippen et du coach Phil Jackson. His Airness a marqué la ligue à tout jamais et aurait peut-être renforcer un peu plus sa légende s’il n’avait pas fait un crochet par les ligues mineurs de baseball en plein milieu de la dynastie des Bulls. Quoi qu’il en soit, il restera à tout jamais le plus grand joueur de l’histoire de la franchise. Le GOAT ? Ça, c’est pour un autre débat.

Scottie Pippen :
Chicago Bulls
(Crédits : NBA)

Si Michael Jordan est la figure de la dynastie des Bulls dans les années 90, il ne faut pas oublier que Scotie Pippen avait également un rôle primordial dans l‘équipe. Drafté en 1987, il sera toujours considéré comme le lieutenant de MJ et a grandement contribué au double three peat des Chicago Bulls. Dream Teamer en 1992 au côté de His Airness, il poursuivra sa carrière à Houston puis Portland suite à la deuxième retraite de ce dernier, avant un baroud d’honneur avec Chicago au début du XXIe siècle.

Autres : Artis Gilmore, Toni Kukoc, Dennis Rodman, Derrick Rose

Rendez-vous demain pour la suite de cette série avec la franchise du King, les Cleveland Cavaliers.

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