Avec le NBA Hiatus, il n’y a plus de matchs à se mettre sous la dent. Ce n’est néanmoins pas une raison pour arrêter de parler de notre sport préféré. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA. Aujourd’hui, retour dans la cité des Anges pour parler des Los Angeles Lakers.

L’Histoire des Los Angeles Lakers :

Minneapolis & Mikan :
Los Angeles Lakers
Dès leur arrivée dans la ligue, les Lakers ont dominé la ligue sous l'influence de leur pivot George Mikan. (Crédits : ESPN)

L’histoire des Lakers débute en 1947 lorsque Ben Berger et Morris Chalfen rachète l’ancienne franchise NBL des Detroit Gems. Ils installent la franchise dans le Minnesota, leur état d’origine, et surnomme l’équipe Lakers en hommage à l’État, surnommé ‘’Terre aux 10.000 lacs’’. Après une saison en NBL puis une saison en BAA (où elle remporte le titre), la franchise rejoint la NBA avec déjà un statut de favori. Autour de son pivot George Mikan, 1er joueur ultra dominant de l’histoire de la ligue, les Lakers vont dominer la ligue. De 1949 à 1954, Minneapolis ira en Finales quatre fois sur cinq et remportera à chaque fois le titre. Suite à ces titres, George Mikan s’éloigne progressivement des parquets et laisse place à une nouvelle génération. Une nouvelle génération qui évoluera à Los Angeles, la franchise déménageant à l’issu de la saison 1959-1960.

L.A, The Logo & The Stilt :
Los Angeles Lakers
Jerry West et Wilt Chamberlain ne remporteront qu'un seul titre avec les Lakers. (Crédits : Lakers Nation)

Cette génération sera représentée par deux hommes : Elgin Baylor et Jerry West. Le premier nommé arrive dans la ligue en 1958 et fait un carton d’entrée de jeu : MVP, Rookie de l’année et MVP du All Star Game pour sa première saison ! Malheureusement il bute sur les Celtics de Bill Russell en Finales, la première désillusion d’une longue série de défaites. Deux ans plus tard, il est rejoint par Jerry West. À eux deux (et avec Gail Goodrich pendant quelques saisons), ils vont emmener les Lakers cinq fois en Finales entre 1960 et 1968. Cinq Finales perdues contre ces mêmes Celtics, perdurant la malédiction. En 1968, la franchise est bien décidé à enfin remporter le titre et recrute Wilt Chamberlain. Avec The Stilt dans ses rangs, Los Angeles va à nouveau en Finales en 1969 puis 1970 mais bute à nouveau sur les Celtics puis sur les Knicks. La consécration arrivera finalement en 1972 avec un titre obtenu face aux Knicks : le seul pour ces stars de la franchise* qui s’inclineront encore l’année suivante face à ces mêmes Knicks.

*Jerry West et Wilt Chamberlain remportèrent le titre en 1972 mais pas Elgin Baylor, retraité l’année précédente.

Abdul Jabbar & Showtime :
Los Angeles Lakers
La période Showtime des Lakers, une des plus marquantes de leur histoire. (Crédits : ESPN)

Après avoir enfin obtenu le titre, Jerry West et Wilt Chamebrlain prirent leur retraite dans les années qui suivirent. Toutefois, ce ne fut pas une raison pour les Los Angeles Lakers de reconstruire. Au contraire, ils attirèrent une autre star en la personne de Kareem Abdul-Jabbar et jouèrent à nouveau les premiers rôles. Déjà triple MVP, le pivot décrocha deux nouvelles fois la récompense après son arrivée mais ne parvint pas à emmener l’équipe en Finales.

Il dût attendre 1979 et l’arrivée d’un jeune meneur de Michigan State pour offrir un nouveau titre aux Lakers. Ce jeune meneur, c’est Magic Johnson. Dès sa saison rookie, il emmène les Lakers en Finales, leur permet de remporter le titre et se faire élire MVP des Finales. Magic prend alors l’équipe en main et en faire l’une des équipes les plus dominatrices des années 80. Entre 1981 et 1991, la franchise dispute huit Finales et remporte quatre titres, tout en proposant et jeu plaisant, le Showtime (voir plus bas).

Shaq, Kobe & Dynastie :
Au début des années 2000, les Lakers de j=Kobe Bryant et du Shaq ont réalisé le très recherché three peat. (Crédits : NBA)

Avec la première retraite de Magic Johnson en 1991 suite à sa contraction du VIH, la période Showtime touche peu à peu à sa fin. Les Lakers disputent toujours les playoffs mais ne jouent plus les tous premiers rôles. Tout bascule à nouveau en 1996. Cette année là, Jerry West, désormais dans les bureaux, est séduit par le jeune Kobe Bryant et monte un échange avec les Hornets (envoyant Vlade Divac en Caroline du Nord) pour le récupérer en 14e position. Durant le même été, la franchise signe Shaquille O’Neal pour renforcer sa raquette. Ensemble, Kobe et le Shaq vont lancer une nouvelle dynastie. Après trois saisons de “rodage”, Phil Jackson arrive sur le banc en 1999 et la franchise se met à écraser la concurrence. La franchise remporte le titre en 2000, 2001 et 2002, réalisant le three peat tant recherché par les grandes équipes. La franchise disputera encore les Finales en 2004 mais s’inclinera face à une étonnante franchise de Detroit.

Post-Shaq & Black Mamba :
Même sans le Shaq, Kobe Bryant a offert deux titres à sa franchise de toujours. (Crédits : NBA)

Suite à cet échec, Shaquille O’Neal décide de quitter la franchise. Son entente avec Kobe Bryant se détériore et il n’y a la place que pour une seul leader dans cette équipe. Les Lakers deviennent alors la franchise de Kobe, qui va tout faire pour offrir d’autres titres à la franchise. Malheureusement il est assez mal entouré et ne parvient pas à jouer les premiers rôles lors des saisons suivant le départ du Shaq*. La direction se décide alors à mieux entourer Kobe et débauche Pau Gasol aux Grizzlies de Memphis. Avec l’espagnol à ses côtés, le Black Mamba retrouve enfin la tête de l’Ouest et atteint les Finales en 2008, 2009 et 2010. Si la première tentative se solde par un échec face aux Celtics, les deux suivantes sont plus concluantes et les Lakers remportent deux nouveaux titres.

Suite à cette période dorée, la franchise va s’enliser dans le bas du classement. Kobe Bryant a des problèmes de blessures et la franchise coule jusqu’à sa retraite, vivant les heures les plus sombres de son histoire. Néanmoins, tout changera à nouveau en 2018 avec l’arrivée d’une nouvelle star, LeBron James. S’il n’a pour l’instant disputé qu’une saison et demi avec la franchise de Los Angeles, l’avenir semble bien plus radieux pour L.A qui compte également dans ses rangs le pivot Anthony Davis.

*Pendant cette période, le Shaq évoluait à Miami et remporta le titre en 2006.

La Période Clé :

Comme les Celtics, les Los Angeles Lakers ont une histoire tellement chargée que presque n’importe quelle période pourrait être la période clé. Néanmoins, comme les Celtics, la période qui marque le plus est celle des années 80. En plein essor médiatiquement, la ligue voit deux joueurs s’imposer comme les nouvelles stars de la NBA : Larry Bird et Magic Johnson. Avec ses Lakers, Magic propose un jeu spectaculaire qui plaît au public et qui est également diablement efficace. Avec Kareem Abdul-Jabbar dans la raquette et des joueurs de devoir comme Michael Cooper ou James Worthy, le Showtime va régner sur les années 80 et nous offrir une rivalité légendaire avec les Celtics de Larry Bird. Ces Lakers remportèrent quatre titres pendant cette période et resteront à jamais une des plus grandes équipes de l’histoire de la ligue.

La Salle des Trophées :

Titres(s) NBA = 16 : 1949, 1950, 1952, 1953, 1954, 1972, 1980, 1982, 1985, 1987, 1988, 2000, 2001, 2002, 2009, 2010

Titre(s) de Conférence 31 = 1949, 1950, 1952, 1953, 1954, 1959, 1962, 1963, 1965, 1966, 1968, 1969, 1970, 1972, 1973, 1980, 1982, 1983, 1984, 1985, 1987, 1988, 1989, 1991 , 2000, 2001, 2002, 2004, 2008, 2009, 2010

Titre(s) de Division = 23 : 1971, 1972, 1973, 1974, 1977, 1980, 1982, 1983, 1984, 1985, 1986, 1987, 1988, 1989, 1990, 2000, 2001, 2004, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012

Numéro(s) retiré(s) : 8 (Kobe Bryant), 13 (Wilt Chamberlain), 22 (Elgin Baylor), 24 (Kobe Bryant), 25 (Gail Goodrich), 32 (Magic Johnson), 33 (Kareem Abdul-Jabbar), 34 (Shaquille O’Neal), 42 (James Worthy), 44 (Jerry West), 52 (Jammal Wilkes)

Joueurs emblématiques :

Kobe Bryant :
(Crédits : NBA)

Est-il vraiment nécessaire de présenter le Black Mamba ? Drafté en 1996, Kobe Bryant va écrire une des plus belles pages de l’histoire de la franchise. D’abord aux côtés du Shaq, il réalise le three peat au début des années 2000 et construit une des équipes les plus dominantes de l’histoire récente de la ligue. Le Shaq quitte le navire en 2004 et Kobe prend alors les rênes de la franchise. MVP en 2008 et en 2009, il est également MVP du All Star Game à trois reprises (après l’avoir été en 2002) et apporte deux nouveaux titres à la fin de la décennie. Sans oublier sa performance à 81 points en 2006. Retraité des parquets depuis 2016, il sera intronisé au Hall of Fame à titre posthume cette année après nous avoir quitté suite à un accident d’hélicoptère il y a quelques mois.

Magic Johnson :
(Crédits : NBA)

Dépositaire du jeu Showtime des Los Angeles Lakers dans les années 80, Magic Johnson fut une des premières grandes figures de la ligue après son premier boom médiatique. Meneur de grande taille (2m06), il a remporté quatre titres avec la franchise angelinos. Sa rivalité avec Larry Bird marquera toute une génération et sa popularité dépassera les frontières du sport. Membre de la Dream Team 1992, il prendra une première fois sa retraite des parquets NBA en 1991 après avoir annoncé qu’il était atteint du VIH, puis une deuxième et dernière fois en 1996.

Autres : Kareem Abdul-Jabbar, Elgin Baylor, Wilt Chamberlain, George Mikan, Shaquille O’Neal, Jerry West

Rendez-vous demain pour la suite de cette série où nous prendrons la direction de la Floride avec une franchise que le Shaq a bien connu, le Heat de Miami.