Bilan 2018/2019 : Les Los Angeles Clippers

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Ligue 1

Suite de notre bilan des franchises, avec la meilleure équipe de Los Angeles, les Lakers de Los Angeles les Clippers de Los Angeles. Auteur d’une saison surprenante, portés par un Lou Williams de folie, les Angelinos ont malgré le transfert de Tobias Harris réussis à choper le spot 8 de la Conférence Ouest. Voici leur bilan.

 

La draft 2018 :

Grâce à un trade avec Détroit avant cette draft 2018, les Clippers disposaient de deux choix : le pick #12 et le pick #13. Les Clippers commencent par drafter Miles Bridges des Spartans de Michigan State puis Jérôme Robinson des Eagles de Boston Collège. Le soir de la draft, les Clippers décident d’échanger leur pick #12 pour récupérer le pick #11 des Hornets de Charlotte accompagnés d’un 2ème TDD 2020 et un 2ème TDD 2021.C’est donc le canadien Shai Gilgeous-Alexander qui devient un Clippers à l’issue de ce trade. Mais finalement, le gros changement de cette intersaison, c’est le changement de rôle de Doc Rivers. En effet, depuis 2013, il était à la fois coach principal mais aussi chef des opérations basket. Il décide donc de céder sa seconde casquette à l’issue de la saison 2017-2018, un choix qui, on va le voir va être payant.

 

La saison :

Ce qu’a montré l’équipe des Clippers cette saison est tout simplement un exemple tant dans la combativité que dans les choix faits par le GM Michael Winger. Une équipe sans véritable franchise player en apparence mais qui a révélé certains joueurs à l’image de Tobias Harris ou encore Danilo Gallinari. Le bilan fût fabuleux, car inespéré vu le chantier auquel se confrontait la franchise, pour les Clippers avec 48 victoires et 34 défaites et une huitième place de la Conférence Ouest. Mais ce bilan n’est pas arrivé comme magie et les choix de Doc Rivers n’y sont pas pour rien à cela. La recette de cette saison a été l’abnégation notamment à l’image de Patrick Beverley, patron de la défense californienne mais pourtant absent des deux All-NBA Defensive Team. Mais aussi grâce aux prestations quasi-All Star de Lou Williams en sortie de banc et celles de Tobias Harris qui fût par la suite transféré aux Sixers avec Boban Marjanovic et Mike Scott en échange de Wilson Chandler, Mike Muscala et Landry Shamet. Le noyau dur composé des 3 vétérans Gallinari, Williams et Chandler a su guider avec brio les nombreux jeunes joueurs de l’effectif du fougueux Steve Ballmer et cela a débouché sur d’excellentes performances de Shamet et de SGA qui ont apportés une menace supplémentaire derrière la ligne à trois points notamment. Mais celui qui a confirmé son potentiel cette saison, c’est Montrezl Harrell qui par ses atouts au rebond mais aussi par sa palette offensive dans la peinture a amené de la solidité à l’effectif angelinos souvent bien accompagné par le toujours précieux Jamychal Green.

Source : Bein Sports

Les play-offs :

Avec son spot 8, les hommes de Doc Rivers avaient la lourde d’affronter les doubles tenants du titre, les Golden State Warriors amenés par un chien à 4 têtes composé de Kevin Durant, Klay Thompson, Stephen Curry et Draymond Green. Sur cette série qui était pronostiqué par beaucoup comme un sweep, la série s’est terminé sur le score de 4-2 à l’avantage des joueurs de la baie d’Oakland. Les californiens du sud ont même réussi l’exploit de gagner à Oakland après un comeback de 31 points pour le match 2 et revenir à 1 partout. Malheureusement, Kevin Durant et ses 35 points de moyenne pendant cette série ont eu raison des Clippers malgré un Lou Williams qui s’est imposé à la suite du départ de Tobias Harris comme le franchise player de l’équipe de Steve Ballmer. Un espoir a subsisté après le match 5 lorsque les Clippers ont gagné leur second match de la série mais les 50 points de Kevin Durant ont définitivement envoyé la bande à Williams en vacances. Malgré cet échec au premier tour, cette saison reste avant tout une grande satisfaction.

 

MVP de la rédac :

Si Tobias Harris n’avait pas été transféré du côté des Sixers, le trophée de MVP de la rédac lui serait revenu de droit sans contestation. Or, son départ au 6 Février a relancé cette course que remporte finalement Lou Williams. 32 ans et 20 points de moyenne en sortie de banc pour le vieux briscard et surtout un trophée de 6ème homme pour la 3ème fois en 5 ans. Voilà le bilan personnel très positif du pick #45 de la draft 2005 qui a su tenir la baraque après le départ de Harris. Véritable leader dans le vestiaire et un exemple pour les jeunes gars de son équipe, celui qui commençait chaque match sur le banc a été le porte-parole de Doc Rivers dans les vestiaires. En plus d’une très bonne précision au shoot (il termine la saison en 43-36-88), Williams a fait beaucoup de passes cette saison avec 5,4 passes de moyenne, un rôle qu’il avait déjà l’année dernière et qui montre l’évolution de ce genre de joueur qui est bien plus qu’un simple joueur de banc. Pour faire un parallèle avec le football, Lou Williams est un peu le Ole Gunnar Solskjaer du ballon orange, un supersub comme on appelle ça outre-Manche, c’est-à-dire un joueur doté d’un super état d’esprit malgré qu’il soit sur le banc mais qui à chaque fois qu’on le fait rentrer est le joueur qui peut faire basculer le match.

 

La saucisse de la rédac :

Passons à la rubrique la plus compliqué de cet article car forcément, réussir une saison tel avec un effectif sur le papier qui ne fait pas partie des 16 meilleures équipes de la NBA n’est pas chose facile. Alors il a fallu faire un choix et il s’est porté sur le polonais Marcin Gortat arrivé à l’intersaison 2018 dans un échange avec Austin Rivers. Et celui qui devait apporter sa dimension physique dans la raquette a effectué sa saison la moins prolifique avec 5 petits points de moyenne depuis son départ d’Orlando. Résultat des courses, le pivot, incapable de se faire une place dans cet effectif, a été coupé le 7 Février au moment de l’arrivée de Ivica Zubac.

 

Avis de la rédaction :

 

 

Une saison prometteuse pour la meilleure équipe de Los Angeles malgré un effectif sans véritable franchise player en apparence. Des choix malins à la draft, des trades réalisés pendant la saison et un Doc Rivers davantage concentré sur son rôle de coach. Voilà la recette de la réussite de cette saison des Los Angeles Clippers. Pour la draft, le General Manager a choisi de sélectionner un canadien comme l’année dernière par un trade avec Brooklyn. Au moment du pick #27, Adam Silver a appelé Mfiondu Kabengele, poste 4 monstrueux physiquement, très présent offensivement comme défensivement parlant mais qui manque encore de mobilité, un de ces points faibles. Puis en pick #48, les Clippers ont ajoutés Terance Mann, petit poste 3 de 2,02m. Avec ces deux joueurs, la stratégie des Clippers est claire : restez dans la même lignée que la saison précédente et créer une sorte de « Clippers spirit » avec des joueurs NBA Ready (Mann sort de 4 ans d’université et Kabengele de deux ans) dur sur l’homme et qui donnerait tout pour l’équipe. Avec ces deux rookies, les Clippers aimeraient recrutés un top free agent comme Kawhi Leonard. Les derniers transferts réalisés pendant la saison permettent aujourd’hui aux Clippers d’avoir un cap space de 54M$ qui pourraient leur permettre de signer un contrat max + un deuxième très gros contrat. Cependant, pour moi, les Clippers devraient davantage jouer la continuité en resignant le trio Beverley, Chandler et Green pour 35M$, 15M$ pour le premier et 10M$ pour les deux suivants. Et afin d’étoffer son effectif, Michael Winger devrait penser soit à un gros contrat comme Jonas Valanciunas, véritable guerrier, ou alors à Dewayne Dedmon, petit contrat mais qui a été précieux dans chaque effectif où il est passé (MAJ : ils ont tous les deux signés dans une autre équipe). La deuxième solution pourrait permettre d’ajouter des joueurs sur les ailes, point faible des Clippers, ou alors de proposer un contrat plus conséquent à Patrick Beverley que les rumeurs amènent aux Mavericks. Au 2 Juillet, les Clipps ont réussis à resigner Pat Beverley et par un échange, on récupérait un excellent ailier en la personne de Mo Harkless.

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