Basketball

Bilans NBA 2019-2020 : Los Angeles Clippers, le coup manqué

Los Angeles Clippers

Après une longue coupure puis un retour dans la bulle à Orlando qui a couronné les Lakers de Los Angeles, la saison NBA est désormais officiellement terminée. L’heure des bilans est ainsi arrivée, et We Sport revient ainsi avec vous sur la saison des vingt-deux équipes présentes dans la bulle, après avoir déjà effectué celui des huit franchises absentes. Aujourd’hui, zoom sur les Los Angeles Clippers.

De grandes ambitions et un échec

Recrutement cinq étoiles

À l’été 2019, les Clippers ont décidé de mettre les petits plats dans les grands. Après une saison 2018/2019 terminée à la huitième place à l’Ouest avec un collectif en manque de stars, la franchise de Steve Ballmer voulait frapper fort, et c’est exactement ce qu’elle va faire. En quelques heures, elle convainc Kawhi Leonard, MVP des dernières Finales NBA avec Toronto, de rejoindre l’équipe, et monte un échange pour faire venir Paul George en Californie. Los Angeles n’hésite pas à lâcher le prometteur Shai Gilgeous Alexander (et Danilo Gallinari) avec de nombreux choix de draft pour monter l’opération, et se retrouve avec un duo d’ailier ultra excitant dans ses rangs.

Outre ces deux grosses signatures, les Clippers ne multiplient pas les coups d’éclat lors de la suite de la Free Agency. La franchise prolonge quelques joueurs en fin de contrat dont Patrick Beverley, Lous Williams et Ivica Zubac, et effectue de légères retouches en signant notamment Patrick Patterson. Rien de très flamboyant, mais le gros du travail avait été effectué en recrutant Kawhi Leonard et Paul George, qui devaient permettre à l’autre franchise de Los Angeles de changer de dimension cette année.

Starsky sans Hutch

Si beaucoup attendaient avec impatience les débuts du duo George/Leonard chez les Clippers, les deux hommes ne furent pas tout de suite alignés ensemble. Mélange de traitement de blessure et de load management, cette décision agaça de nombreux supporters et créa quelques petits problèmes dans le jeu californien. En effet, les deux stars n’eurent que très peu d’automatismes ensembles et mirent du temps à réussir à jouer ensemble, ce qui impacta la qualité technique de la franchise. Néanmoins les Clippers ne furent pas impactés par cet évènement d’un point de vue comptable, la franchise remportant rapidement des matchs et accrochant directement le wagon de tête.

Balade en haute altitude

Au fur et à mesure des matchs, la franchise apprit à jouer avec ses deux stars, qu’elles soient sur le terrain en même temps ou en alternance, et s’installa définitivement dans les hautes sphères de la Conférence Ouest. À partir de la mi-janvier, les Clippers remontent sur un podium qu’ils avaient déjà côtoyé, mais cette fois-ci ils ne le quitteront plus jusqu’à la fin de la saison. Los Angeles réussira même à passer deuxième, juste derrière les intouchables voisins des Lakers, et aborderont le Hiatus dans la peau du dauphin. Tout est mis en ordre pour préparer la postseason avec notamment le recrutement de Reggie Jackson ou encore le transfert monté à la trade deadline pour débaucher Marcus Morris aux Knicks. Los Angeles a de l’ambition, et veut mettre toutes les chances de son côté.

Rodage, bousculade et élimination

Les seeding games de la bulle servirent véritablement de rodage aux Clippers. S’acclimatant assez vite à ce nouvel environnement sans toutefois impressionner, Los Angeles put sécuriser sa deuxième place malgré l’absence temporaire ou prolongée de quelques cadres (Lou Williams, Montrezl Harrell, Patrick Beverley) pour diverses raisons. Les Clippers étaient parmi les grands favoris pour le titre avant le début des playoffs, mais vont rapidement commencer à douter.

Au premier tour, les coéquipiers de Kawhi Leonard furent confrontés aux Mavericks de Dallas. Si la série avait tout du piège sur le papier, cela se vit également sur le terrain. Grâce à un Luka Doncic phénoménal, les Mavs firent douter les Clippers pendant une bonne partie de la série mais durent s’incliner après six matchs. Paul George déçut énormément dans cette série, et le résultat aurait pu être tout autre si Kristaps Porzingis n’avait pas été handicapé par une blessure et une décision arbitrale (expulsion) contestable.

Après avoir joué à se faire peur face à Dallas, les Clippers rencontrèrent une autre équipe capable de les faire douter, les Nuggets de Denver. Miraculés au tour précédent en se qualifiant en sept matchs après avoir été menés 3-1, les joueurs de Mike Malone n’étaient pas là pour faire de la figuration. Toutefois, Los Angeles partait favori et va rapidement se mettre en position de conclure en menant 3-1. Toutefois, Denver va réaliser la même prouesse qu’au tour précédent : remonter ce déficit et se qualifier. Les Clippers ne purent rien y faire, perdant même assez largement les deux dernières rencontres. La recette a changé mais le constat est toujours le même : les Clippers ne découvriront toujours pas les finales de conférence.

Le MVP de la Rédac’ : Kawhi Leonard

Arrivé comme l’homme providentiel pour les Clippers, Kawhi Leonard n’aura pas réussi sa mission de conduire sa nouvelle franchise jusqu’en Finales. Toutefois, l’ancien joueur des Spurs et des Raptors a encore réalisé une saison de haute volée. Meilleur joueur de son équipe dans presque toutes les catégories statistiques et leader sur le terrain, il fut un grand artisan de la réussite de Los Angeles en saison régulière. All-Star pour la quatrième fois de sa carrière et même MVP du match des étoiles, il est plus que jamais l’un des meilleurs joueurs de la ligue. Si les Clippers ont encore échoué aux portes des finales de conférence, ils ne doivent absolument pas regretter leur décision de signer The Klaw lors du précédent intersaison.

La Saucisse de la Rédac’ : Doc Rivers

Avec un effectif aussi complet, Doc Rivers avait toutes les armes pour emmener les Clippers très loin en playoffs cette saison. Toutefois, le résultat est toujours le même, et le coach fut même critiqué pour les problèmes de jeu de sa franchise. Loin de faire l’unanimité chez les observateurs, il fut renvoyé à l’issue de la saison, signant la fin d’une aventure commencée en 2013 qui se conclut donc par un énième échec. Espérons pour lui qu’il connaîtra meilleur sort du côté de Philadelphie dans sa nouvelle franchise.

Le +/-

Le + : Une attaque flamboyante

Le – : Un mental toujours défaillant

Et la saison prochaine ?

Les besoins à combler

Le gros dossier de l’intersaison chez les Clippers se nommera Montrezl Harrell. Lauréat du trophée de 6th Man of the Year, l’intérieur de 26 ans va devenir agent-libre cet automne. Joueur majeur en sortie de banc dans la rotation californienne, il devrait être une priorité pour la franchise, mais cette dernière devrait avoir du mal à le prolonger. En effet, Los Angeles n’a que très peu de marge de manœuvre avec son salary cap, et pourrait se résigner à laisser partir un de ses meilleurs éléments en sortie de banc. À moins que le Front Office ne réussisse à monter un ou deux transferts pour libérer un peu de place et le prolonger.

Outre le dossier Harrell, l’intersaison devrait être très calme chez les Clippers. Comme annoncé précédemment, Los Angeles n’aura que très peu de marge de manœuvre, et la franchise ne pourra pas non plus compter sur un choix de draft au 1er tour, ce dernier ayant été envoyé à New York pour récupérer Marcus Morris (agent-libre cet automne) en février. La franchise devra néanmoins combler quelques vides avant d’entamer la prochaine saison, en renforçant notamment le poste de pivot et celui de meneur derrière Patrick Beverley.

L’avis de la Rédac’

Avec les mouvements du précédent intersaison, les Clippers ont un effectif taillé pour le titre. L’an II de l’association entre Paul George et Kawhi Leonard sera crucial, et tout autre résultat qu’une finale de conférence (a minima) sera considéré comme un échec cuisant. La contre-performance de cette saison peut être mise sur le dos d’une année d’adaptation et d’une mauvaise gestion de Doc Rivers, mais les Clippers et leur nouveau coach Tyronn Lue n’auront plus d’excuses la saison prochaine.

Bien avant la naissance de Jésus-Christ, le sage chinois Lao Tseu, considéré comme le père fondateur du taoïsme, disait : ‘’L’échec est le fondement de la réussite.’’. Espérons pour les Clippers que cette réussite survienne dès l’an prochain.

Les Clippers ont fait honneur à leur recrutement cinq étoiles en réussissant une saison régulière de haute volée, mais n’ont pas pu confirmer ces belles promesses en playoffs. Il va falloir rebondir dès la saison prochaine pour que le titre reste à Los Angeles, mais se décide à changer de camp.

À suivre : Le Bilan des Toronto Raptors



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