Football

Brahim Traoré : “Faire mes preuves au SM Caen, et pourquoi pas l’étranger ensuite”

Presque 2 mois jour pour jour, après avoir été convoqué dans une liste élargie de 35 joueurs en équipe de France u17, Brahim Traoré s’est prêté au jeu de l’interview pour nos colonnes. Âgé à peine de 16 ans, le “titi” caennais n’est pas du genre à prendre son temps. Constamment surclassé dans les catégories jeunes, il a même, courant octobre, réalisé quelques entraînements avec le groupe pro, et aspire à jouer en réserve. Pur produit de la formation normande, nous avons échangé quant à son parcours, ses objectifs ou encore ses ambitions. Focus sur un jeune prospect du foot français

We Sport : Bonjour Brahim, d’abord merci à toi de t’être rendu disponible pour We Sport. On va aborder ensemble d’une manière globale ton parcours en tant que footballeur, puis nous allons voir quelle place a la formation au SM Caen, sans oublier l’équipe de France et tes ambitions personnelles pour le futur.

Dans un premier temps, présente-toi rapidement à nos lecteurs. D’où viens-tu et quel est ton parcours footballistique jusqu’à présent? 

Brahim Traoré : Bonjour à tous, je m’appelle Brahim Traoré, j’ai 16 ans depuis février dernier et ma passion pour le foot ne date pas d’hier. Je devais avoir 6 ans lorsque j’ai commencé le foot dans un petit club amateur de Normandie, le Céaucé Olympique Club. Un club où j’ai vite grandi et appris (déjà surclassé de U11 à U13). Par la suite j’ai rapidement intégré un autre club de la région, le FC Flers (R1). C’est d’ailleurs grâce à mes prestations dans ce dernier que j’ai rejoint le Stade Malherbe à 13 ans.

 

Brahim Traoré lors de sa signature en 2017. Crédits : www.smc.fr

WS : Selon toi, qu’est-ce qui change le plus entre jouer pour un club amateur et jouer pour un club professionnel comme le Stade Malherbe?

BT : Ce n’est pas un changement sur un point en particulier, tout est presque différent. L’exigence que l’on met au quotidien se doit d’être irréprochable, nous devons respecter l’institution qu’est le SM Caen. On bascule dans un autre niveau d’adversité, que cela soit à l’entraînement ou en match. Après j’ai été correctement préparé à affronter cela lors de ma préformation.

WS : Quel est ton poste de prédilection ? Là où tu te sens le mieux ?

BT : J’ai fait beaucoup de postes sur le front de l’attaque quand j’étais plus petit. Puis j’ai reculé au poste de milieu défensif qui est, selon moi, mon “vrai poste”. Actuellement à Malherbe j’ai encore reculé d’un cran, j’occupe le poste de défenseur central

WS : En ce moment, à combien d’entraînements par semaine prends-tu part ?

BT : Malgré la situation sanitaire, nous avons la chance de pouvoir encore nous entraîner. On est à environ 2 séances par jour en ce moment. Néanmoins nos matchs de championnat sont à l’arrêt depuis l’annonce du confinement.

WS : La formation est semble-t-il un élément majeur du SM Caen, beaucoup de joueurs de l’équipe fanion en sont issus. On pense notamment à Jessy Deminguet, Alexis Beka-Beka ou encore Johann Lepenant. Sens-tu au SM Caen une vraie volonté de faire confiance aux jeunes  ? Le club compte beaucoup sur sa formation ?

BT : On peut dire ce que l’on veut sur le SM Caen mais leur politique de formation est une force majeure. Beaucoup de joueurs professionnels ont été formés ici (Guerreiro, Lemar…). Le centre de formation a été rénové et est flambant neuf depuis 2016. Le nombre conséquent de jeunes dans l’équipe première est un indice majeur de cette politique autour des jeunes. Le club n’hésite pas à miser sur nous, et donne la chance à ceux qui le méritent.

Le centre de formation du Stade Malherbe. Crédits: www.smcaen.fr

WS : Comme de nombreux clubs aujourd’hui, est-ce que les datas sont utilisés à Malherbe?

BT : Oui en effet, il arrive souvent que l’on s’entraîne avec des GPS pour voir le nombre de courses effectuées, les kilomètres parcourus ainsi que le nombre de ballons touchés. Cela donne aux coachs et à nous une indication, quant à notre état de forme où la qualité de notre entraînement.

WS : Quels sont, selon toi, tes points forts et, à contrario, ce que tu dois encore améliorer? 

BT : Je dirai que mes principales qualités sont mon agressivité dans les duels ainsi que ma capacité à bien ressortir les ballons, de plus j’ai la chance d’avoir les 2 pieds. Cependant je continue à les travailler au quotidien. Et pour ce qui est de mon axe de progression, je dirai le jeu de tête.

WS : Il me semble que tu as fait quelques entraînements avec le groupe pro courant octobre ? Penses-tu avoir tout pour t’épanouir à Caen ?

BT : Cela remonte à la dernière trêve internationale, j’avais effectué quelques entraînements avec les professionnels. C’était une satisfaction personnelle. Le Stade Malherbe est un bon club structuré avec de l’ambition. C’est certain que c’est un club où je peux m’épanouir.

WS : Pour cette saison 2020-2021, quels sont tes objectifs sur le plan individuel ?

BT : D’un point de vue personnel j’aimerais continuer sur ma lancée de la saison passée. C’est-à-dire continuer à faire de mon mieux, pour espérer m’entraîner avec les professionnels le plus souvent possible. Pourquoi pas tenter ma chance pour être titulaire en N2 avec la réserve ? Et enfin être reconvoqué en équipe de France.

WS : D’ailleurs parlons de l’équipe de France , t’attendais-tu as être sélectionné l’année dernière en équipe de France U16 ? Qu’as-tu ressenti ?

BT : La concurrence était rude, néanmoins j’ai fait ce qu’il fallait sur le terrain pour montrer que j’avais le niveau international. Être sélectionné en équipe de France est une fierté et un rêve pour tous les petits fans du ballon rond. De plus j’ai eu l’honneur de porter le brassard lors de ma 2e sélection face au Pays de Galles.

WS : Après avoir franchi le palier de l’équipe de France U16, la suite logique c’est frapper à la porte des U17 ? 

BT : En septembre le sélectionneur, Lionel Rouxel a sorti une liste de 35 joueurs dont je faisais partie. On a fait un stage de 4 jours où l’on a notamment affronté Amiens. J’espère m’y imposer malgré la forte concurrence à mon poste. À moi d’être performant et de faire ma place.

 

 

WS : Abordons désormais la question de ton avenir. T’imposer au SM Caen est quelque chose dont tu t’es fixé l’objectif ?

BT : C’est sûr que faire mon trou au SM Caen serait la meilleure option pour moi dans un premier temps.

WS : À l’instar de nombreux jeunes Français, te verrais-tu partir à l’étranger dans un futur proche ou lointain ?

BT : Dans le meilleur des scénarios possibles, j’aimerais dans un premier temps faire mes preuves au SM Caen et pourquoi pas l’étranger ensuite.  Mais il y a encore du chemin à parcourir.

WS : Tu parles d’aller à l’étranger dans le futur, as-tu une destination en tête en particulier ? 

BT : J’ai une attirance profonde pour l’Angleterre.

WS : Qu’est ce qui t’attire là-bas, toi jeune joueur ?

BT : Le championnat anglais est composé de très grandes équipes qui forcent le respect. L’intensité qui est mise là-bas est bien différente de celle mise en France. Et surtout le style de jeu, c’est quelque chose qui m’attire plutôt pas mal.

WS : Tu as récemment intégré la structure “Kemari”, un cabinet de conseil pour joueur (ils gèrent notamment Flavien Tait ou encore Loïc Puy). Penses-tu avoir fait le meilleur choix en t’attachant leurs services ?

BT : Oui bien évidemment, ce sont des personnes très compétentes. Je leur fais confiance et, à côté de ça, nous avons de très bonnes relations.

Brahim Traoré, ici contre les u19 nationaux du PSG après sont but. Crédits photo:www.smcaen.fr

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