Le Critérium du Dauphiné a toujours un goût d’avant Tour de France et c’est avec intérêt que son départ s’annonce. Malgré un plateau moins fourni qu'à l'accoutumée, certains prétendants à la victoire sur les Champs-Élysées sont tout de même présents. La course, se déroulant du dimanche 30 mai au dimanche 6 juin, permettra aux 147 coureurs de découvrir certaines des routes empruntées lors de la prochaine Grande Boucle. Pour tout savoir sur ce nouveau chapitre du WorldTour, ça se passe sur We Sport.

 

LE PARCOURS

Au revoir les 5 étapes, rebonjour les 8 étapes ! C’est ce qu’ont décidé les organisateurs (ASO) pour cette 73e édition. Après un parcours amputé et remodelé l’année dernière, le tracé de cette année rentre dans le rang. La première partie composée de cinq étapes permettra aux sprinteurs et aux baroudeurs de s’exprimer. La seconde propose trois arrivées aux sommets et offrira la victoire finale au meilleur grimpeur.

ÉTAPE 1 : ISSOIRE – ISSOIRE (dimanche 30 mai)

Après le départ de Clermont-Ferrand, Amaury Sport Organisation a de nouveau décidé de se servir du Puy-de-Dôme comme rampe de lancement de l’épreuve. Avec deux boucles différentes à effectuer sur ces routes vallonnées, les quelques sprinteurs voudront aller chercher le maillot jaune. Mais il faudra faire attention à l'échappée qui pourra profiter du relief peu accidenté pour jouer la victoire en petit comité.

ÉTAPE 2 : BRIOUDE – SAUGUES (lundi 31 mai)

Le leader, qu’il soit sprinteur ou baroudeur, aura du mal à conserver son maillot jaune au terme de cette deuxième étape. Parsemé de côtes de 4e à 1re catégorie, la pénultième montée, celle de la Côte de la forêt, pourrait permettre à des puncheurs aventureux de s’imposer. La pente moyenne, de 6,4%, ne sera probablement pas suffisante pour faire des écarts entre les différents grimpeurs. Le vainqueur devra également avoir une bonne pointe de vitesse car l’arrivée est plane.

ÉTAPE 3 : LANGEAC – SAINT-HAON-LE-VIEUX (mardi 1er juin)

Les sprinteurs seront de nouveau à la fête après une étape compliquée la veille. Le tracé, dans un premier temps vallonné, favorisera la formation d’une échappée. Mais, cette dernière devrait avoir du mal à aller au bout à cause des 70 km de plaine précédent l’arrivée. Toutefois, les 500 derniers mètres sont en montée. On pourrait retrouver des hommes forts comme Valverde, Lutsenko ou Colbrelli en lutte pour la victoire. 

 

ÉTAPE 4 : FIRMINY – ROCHE-LA-MOLIÈRE (mercredi 2 juin)

L’unique contre-la-montre pourrait être décisif. Avec un profil vallonné sur les 16,5 km, des favoris à la victoire finale pourraient perdre gros quand d’autres se mettront en bonne position avant d’attaquer la montagne. En cas de méforme, la note sera salée et tournera autour de la minute. L'équipe Ineos pourrait faire un gros coup comme lors du chrono du Tour de Romandie où elle avait placé trois hommes sur le podium. Dans ses rangs, Geraint Thomas, Richie Porte ou Michał Kwiatkowski seront à retrouver à coup sûr dans le top 10.

 

ÉTAPE 5 : SAINT-CHAMOND – SAINT-VALLIER (jeudi 3 juin)

Sur ces routes serpentant entre la Loire, l’Ardèche et la Drôme, les sprinteurs pourraient bien lever les bras, à condition d’être en bonne forme. Car l’étape est loin d’être toute plate et l’échappée aura toutes ces cartes en mains grâce au cinq difficultés répertoriées. Plusieurs scénarios pourraient avoir lieu : soit il y aura la victoire des hommes de tête, soit un sprinteur costaud comme Colbrelli lèvera les bras. Sinon, ce sera un groupe de fuyards s’étant élancé dans la difficile Côte du Montrebut à 12 km du but qui s'imposera. Malgré ses 1,3 km, la pente moyenne y est de 12% ; de quoi voir des coureurs tenter le coup de loin.

 

ÉTAPE 6 : LORIOL-SUR-DRÔME – LE SAPPEY-EN-CHARTREUSE (vendredi 4 juin)

Après un parcours accidenté, les routes s’élèveront enfin lors de cette sixième étape. Avec deux cols de deuxième catégorie et deux de troisième, le tracé du jour servira d’amuse-bouche aux prétendants à la victoire finale. Ce-dernier passe notamment par le Col de Porte qui avait vu sacré Primož Roglič en 2020 et qui est emprunté cette année sur le Tour de France. L’arrivée aura lieu cette fois-ci, 20 km plus loin, au sommet de la montée du Sappey-en-Chartreuse. Les deux dernières ascensions n'étant pas assez dures, il y aura certainement un sprint entre favori en Isère. 

 

ÉTAPE 7 : SAINT-MARTIN-LE-VINOUX – LA PLAGNE (samedi 5 juin)

Cette étape endosse parfaitement le rôle d’étape reine. Empruntant l'enchaînement, Col du Pré (HC), Cormet de Roselend (2e) de la 108e Grande Boucle, le finale aura lieu en revanche à La Plagne et non du côté de Tignes. Avec une montée longue de 17,1 km et avec un dénivelé moyen de 7,5%, ce sera le meilleur des grimpeurs qui s’imposera à plus de 2000 m d’altitude. Les écarts risquent d’être conséquents au vu du menu servi par ASO.

 

ÉTAPE 8 : LA LÉCHÈRE-LES-BAINS – LES GETS (dimanche 6 juin)

Pour l’ultime journée de course, le programme est une nouvelle fois montagneux. Avec entre autres, le Col des Aravis (2e), de la Colombière (1er) et de Joux Plane (HC), seuls les meilleurs grimpeurs pourront se jouer la victoire. Mais contrairement à 2019 où la montée des Gets avait été placée en début de parcours, cette fois-ci elle fera office d’arrivée. Le dernier coureur à y être passé en tête n’est rien d’autre que Julian Alaphilippe, grand absent de cette édition. Le spectacle sera sans aucun doute présent, puisque ce sera la dernière occasion pour les coureurs de s’emparer de la tunique de leader.

LES ÉQUIPES ENGAGÉES

Équipe World Tour : AG2R Citroën Team, Astana–Premier Tech, Bahrain Victorious, Bora–Hansgrohe, Cofidis, Deceuninck–Quick Step, EF Education–Nippo, Groupama–FDJ, Ineos Grenadiers, Intermarché–Wanty–Gobert matériaux, Israël Start-up nation, Jumbo – Visma, Lotto–Soudal, Movistar Team, Team Bikeexchange, Team DSM, Team Qhubeka Assos, Trek–Segafredo, UAE Team Emirates.

Wildcards : B&B Hotels p/b KTM, Team Arkéa Samsic

 

LES COUREURS À SUIVRE

Geraint Thomas – Avec en ligne de mire un deuxième Tour de France à son palmarès, le Gallois vise la victoire finale. Récemment lauréat du Tour de Romandie, il pourrait s’adjuger son deuxième Critérium du Dauphiné après 2018. Il devra toutefois prouver qu’il est bien le leader de son équipe qui comprend d’autres prétendants comme Richie Porte, Tao Geoghegan Hart ou Carlos Rodríguez.

Guillaume Martin – Le dernier vainqueur de la Mercan’Tour Classic est en grande forme avant la Grande Boucle. Troisième de l’édition précédente, il ambitionne cette année, à juste titre, la première place.

David Gaudu – Ce Critérium du Dauphiné sera un gros test pour le futur leader de Groupama – FDJ sur le Tour. Il devra prouver sa capacité à remporter une course par étapes et à tenir son rang en montagne face aux meilleurs.

Miguel Ángel López – Sortant d’un Tour d’Andalousie victorieux, le Colombien de Movistar essaiera de s’imposer. Partageant le rôle de leader avec Enric Mas et Alejandro Valverde, gagner sera la preuve qu’il est bien l’homme fort de la formation espagnole.

Jonas Vingegaard – Face à son coéquipier Sepp Kuss, la pépite danoise, voudra confirmer sa montée en puissance cette saison en s’imposant sur les routes du Dauphiné. Le maillot blanc peut également être l’un de ses objectifs. Mais une question reste en suspens : peut-il accompagner les meilleurs en haute montagne ? 

Sonny Colbrelli – Le sprinteur tout terrain de Bahrain-Victorious a déjà levé les bras sur les routes du Tour de Romandie en avril dernier. S’il est en bonne condition, il pourrait remporter plusieurs étapes et le maillot vert.

Michael Woods – Après un excellent Tour de Romandie où il s’est imposé au sommet de Thyon 2000, le Canadien espère remporter une étape et faire un beau résultat au classement final.

Une semaine de course décisive arrive et sera déterminante au vu du Tour de France. Malgré l'absence de Pogačar et de Roglič, cette édition s'annonce passionnante. Elle sera à suivre sur les antennes de France 3.

Crédit photos et profils : © ASO - Critérium du Dauphiné