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GP de Turquie : Bottas, la force tranquille, s’impose devant Verstappen et Pérez

Crédit photo : f1.com

Les Grands Prix de Turquie se suivent et ne se ressemblent pas pour Valtteri Bottas. L’année dernière, il avait vécu un cauchemar, partant six fois en tête-à-queue. Cette fois-ci, il a mené la course de bout en bout, ne cédant la tête que quelques tours à Leclerc après son arrêt aux stands. Verstappen finit deuxième, devant Pérez qui réalise enfin une bonne course d’équipier. Hamilton, victime de la stratégie de Mercedes, termine 5e derrière Leclerc.

Bottas devait se racheter

Comme libéré d’un poids qu’il n’a plus à supporter, Valtteri Bottas a paru étonnamment serein toute la course. Bien parti devant Verstappen au départ, il n’a jamais sourcillé pour s’octroyer une dixième victoire en carrière, la dixième chez Mercedes. Sur une piste humide mais non gorgée d’eau, il a tiré parti d’une visibilité plus dégagée que ses adversaires pour s’envoler. Il a rapidement creusé l’écart sur la Red Bull, toute blanche pour l’occasion, maintenant son adversaire direct entre une et trois secondes constamment. Patient, il a su attendre le bon moment pour rentrer aux stands, alors qu’Alonso et Ricciardo étaient déjà rentrés depuis longtemps. Mercedes a parfaitement joué avec le Finlandais, qui profite de ses derniers moments au volant d’une monoplace compétitive.

Pour son coéquipier Lewis Hamilton, le hold-up était presque parfait. Refusant catégoriquement de rentrer chausser de nouveaux pneus intermédiaires, il a cédé aux avances de son écurie au 51e tour, pour ce qui s’apparente finalement à une erreur d’appréciation. Remonté à la 3e place après être parti 11e, il tenait presque un podium inespéré avant que ses chronos s’effondrent littéralement. Plutôt que d’essayer de bloquer ses concurrents, son écurie a pris le parti de le faire rentrer pour mieux finir la course. Pari perdu, les pneus intermédiaires étant meilleurs en fin de vie qu’au début de leur stint. Passablement énervé à la radio, il a fait part de son mécontentement de finir si loin. Il cède par la même occasion le fauteuil de leader du championnat à Max Verstappen pour 6 points.

Red Bull était à l’affût

Pas forcément à l’aise ce week-end avec ses deux monoplaces, Red Bull ne pouvait pas espérer mieux que ces deux places sur le podium. Verstappen, plutôt propre quoiqu’un peu effacé sur cette course, s’est contenté de suivre Bottas de loin. Pérez lui est bien remonté, profitant de l’accrochage Gasly – Alonso (voir par ailleurs) et de la stratégie perdante de Leclerc et Hamilton. Il réalise une course solide, qui rapporte de gros points à son écurie. Sa passe d’armes avec le Britannique valait le détour, et prouve qu’il faudra bien compter sur lui jusqu’à la fin de la saison.

Ferrari pourra nourrir des regrets, alors que Leclerc était encore en tête à moins de dix tours de la fin. Et à l’image de Lewis Hamilton, le Monégasque a vu ses chronos exploser à mesure que l’on se rapprochait de la fin de course. Alors que Sainz enchaînait les meilleurs tours (Bottas l’en dépossèdera sur la fin), Leclerc tournait presque trois secondes plus lentement que son coéquipier. S’il finit 4e et Sainz 8e, le podium était envisageable pour l’une des deux monoplaces.

McLaren et Alpine dans le dur

Week-end décevant pour les deux écuries, qui avaient pourtant bon espoir de marquer ce Grand Prix de Turquie de leur empreinte. Ricciardo s’était lui éliminé tout seul, ne faisant pas mieux que 16e hier lors des qualifications. Pas dans le rythme aujourd’hui, il n’a pu suivre la remontée de Sainz, restant scotché longuement derrière les Williams et les Alfa Romeo. Si Norris finit 7e, il n’a pas autant brillé qu’en Russie, et on se demande si la pluie ne lui ferait pas à chaque fois défaut. Pour Ocon, le point de la 10e place a très bon goût, car il n’a que rarement paru aussi loin du compte cette année. Il signe toutefois une petite performance en terminant dans les points sans s’être arrêté aux stands.

Pire encore, Alonso a vu sa course ruinée par Pierre Gasly à la fin du premier virage. Auteur d’un excellent départ, l’Espagnol a cru pouvoir faire l’extérieur à l’AlphaTauri et à Pérez au premier virage. Mais le Français, pris en sandwich, n’a pas vu l’Alpine et l’a envoyée dans le décor. Course ruinée pour un as du pilotage sous la pluie qui aurait clairement pu aller chercher un podium. Agacé, il a envoyé lui-même Schumacher en travers, récolant une pénalité de 5 secondes, tout comme le pilote AlphaTauri. Week-end noir pour Alonso, qui avait pourtant signé sa plus belle séance de qualifications depuis 2014 !

Une fois de plus, les cartes sont rebattues après un Grand Prix une nouvelle fois humide. Bottas le soulignait d’ailleurs très justement, cette année, beaucoup de courses se courent sous la pluie ! Le Finlandais fait un très beau vainqueur, alors que Mercedes s’est emmêlée les pinceaux avec Hamilton. Verstappen est de nouveau leader, avec 6 points d’avance, mais Red Bull accuse toujours un retard de 36 points sur Mercedes. Prochaine étape au COTA, aux États-Unis.

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