Situé non loin du célèbre haras du Pin (61), l'hippodrome fêtera ses…200 ans en 2023 ! Un hippodrome qui respire le cheval, qui vit le cheval, qui existe par le cheval et que pour le cheval.
Un autre monde
Une fois que vous quittez la route départementale et sa civilisation, en vous dirigeant vers le champ de courses du Pin au Haras, vous entrez dans une autre dimension, celle des courses hippiques d'antan.
Présentation
Loin de toutes polémiques : le moderne est-il plus attirant que l'ancien, etc. etc., cet hippodrome nous met rapidement d'accord : C'est beau, naturel, reposant.
C'est sur une piste bien entretenue, malgré la visite dans la semaine de sangliers qui se sont pris pour des équidés, que c'est déroulée cette deuxième réunion de l'année. À tour de rôle, des épreuves de plat, steeple et cross-country se sont courues sans anicroche.
Le public a répondu présent. Vu les prix pratiqués, bar, sandwicheries ont été sollicités de la première à la dernière course. Une brocante ”branchée” cheval avait droit de cité sur l'hippodrome.
Coté sportif, les aficionados n'ont pas été déçus du spectacle.
Malgré des départs donnés à l'élastique, les épreuves se sont disputées de façons régulières. Faut dire que la piste est plutôt sélective avec une ligne droite de plus de 350 mètres qui se termine en montant. Les parcours de steeples sont honnêtes. Il vaut mieux savoir lever les jambes lorsque l'on s'appelle cheval.
Quant au cross-country, il n'a rien à envier à certains plus renommés. Rivière, volpum, contre-haut, banquette, etc. etc. , la panoplie complète figure au menu.
Les meilleurs moments de la journée

Le prix du haras du Logis a vu la victoire d'Écu des Fosses, monté par Hugo Lucas. Le cheval a montré pour ses premiers pas en steeple chase de bons moyens. Noir des Carnettes ( quatrième du listed à Auteuil en 2017) n'a pas à rougir de sa deuxième place.
Voici certainement deux hongres à suivre dans cette spécialité.
Dans la troisième course, les couleurs classiques verte et rouge de l'Aga Khan, ont brillé de mille feux avec la victoire de la peinture, Sagama. En tête dès le départ, la fille de Sinndar a ridiculisé ses rivaux. Bien que le lot ne semble pas être de première force, le geste de la pouliche en dit long.
Le Cross: spectacle, émotions.
L'épreuve Reine de cette réunion, un cross-country sur 4600 mètres a donné lieu à un combat de Titans. Fayas de l'écurie Papot contre Sleepingko entraîné par Jérôme Marion se sont livré une lutte farouche d'un bout à l'autre de l'épreuve. Fayas confié à Jordan Duchêne a eu raison de son adversaire qu'aux abords du poteau.
Sleepingko (Esteban Métivier), plus tendu que son rival a eu le mérite de faire le travail. Voilà du beau, du grand sport.
Bravo à tous les jockeys et chevaux qui affrontent ces parcours très techniques.
Les vieux tontons à l'honneur
Royal Dolois et Nardo ont connu leurs heures de gloire sur les hippodromes parisiens dans leur jeunesse, et malgré leurs ”cheveux blancs”, un reste de classe et surtout une envie de courir est ancrée en eux. Faciles lauréats des cinquième et septième courses, ils ont fait plaisir à leurs entourages autant qu'à l'époque de leur splendeur.
Les courses hippiques sans chichi, sans machine, sans ”aboyeurs”, reste à mes yeux la meilleure publicité.
Prochain rendez-vous sur l'hippodrome du Pin au Haras : 13 et 20 octobre 2019.
Un endroit à connaître si vous aimez le vrai sport hippique autrement que via les numéros. Mais sachant que le pari est le nerf de la guerre…un petit billet sur un cheval vous fera vibrer encore plus !