Deuxième jour en Autriche, sur les pistes lisses d'Hochfilzen. Au programme, le relais féminin qui avait été chercher la deuxième place derrière la Suède la semaine passée à Kontiolahti. Aujourd'hui, une composition différente avec un switch entre Chloé Chevalier et Julia Simon. 

Un retard handicapant 

La doyenne de l'équipe, Anaïs Bescond ouvrait la marche en premier relais, face à des filles qui avaient fait leurs preuves la veille, à l'image de Dzinara Alimbekava et Lisa Vittozzi. Sortie de route d'entrée pour la tricolore qui aura besoin de piocher trois fois pour blanchir la derrière cible manquée. Au compteur, 30 secondes de retard sur la Biélorusse à la sortie du pas de tir et un écart qui ne se doit pas grandissant si les Françaises espèrent revenir dans la course.

Trois grosses nations se dessinent à la sortie du premier relais : la Suède, l'Allemagne et la Norvège. De son côté, Bescond met son équipe en difficulté avec trois nouvelles pioches afin de combler ses trois nouvelles erreurs…

Revirement de situation 

Passage de relais à 1 minute de la tête, Julia Simon s'élance avec comme objectif de rattraper le retard engrangé et donner un espoir à la France de grapiller des places. Tandis que le trio de tête reste inchangé, Julia Simon signe une bonne opération avec un 5/5 à la vitesse de l'éclair.

Et ce deuxième tir du 2ème relais a fait l'effet d'une bombe dans le classement et les temps avec un nombre incalculable de fautes au tir, des pioches, des tirs et un replacement pour la France. Pourtant, avec 3 pioches, Julia Simon évite la boucle et se replace à 23 secondes de la tête pour un relais en position idéale pour redistribuer les cartes.

La France se replace 

Lancée dans un relais bouleversé, Justine Braisaz-Bouchet se place à une quinzaine de secondes et temporise sur la piste jusqu'au premier tir. Cette fois, moins d'erreurs pour les biathlètes mais une nouvelle pioche pour le clan tricolore. Malgré tout, la Norvège, l'Allemagne et la Suède continuent leur course en tête jusqu'au deuxième tir de ce 3ème relais qui va de nouveau chambouler cette course.

La Suède décroche par le biais d'Hanna Oeberg qui manque ses pioches et écope d'un tour de pénalité et plonge son équipe dans la difficulté. Côté français, Justine Braisaz-Bouchet pioche mais évite le tour de pénalité et replace la France en 2ème position grâce à son 1er temps de ski du groupe avant le passage de relais à Anaïs Chevalier-Bouchet.

La Norvège jusqu'au bout

La nation favorite du biathlon est dignement représentée avec Roeiseland qui assure un dernier relais de qualité pour porter son équipe jusqu'à la victoire. Derrière, les changements continuent au fil des tirs qui réservent toujours leur lot de surprises. Des pioches, des tirs, des désillusions et une chance pour la France de rêver à un nouveau podium sur le relais.

Visiblement sereine, Anaïs Chevalier-Bouchet pioche mais assure, elle reste dans les skis des nations environnantes jusqu'au dernier tir où l'Allemagne pioche davantage et où la Suède rattrape toujours le retard du relais précédent.

Dans un relais délirant de rebondissements où les différentes nations se sont échangées les places du podium, c'est finalement la France qui réussit à décrocher la deuxième place derrière une Norvège intouchable tandis que la Suède atteint de justesse la troisième place.

Crédit photo : Dicodusport.fr