Cyclisme

JO – BMX racing et freestyle : Daudet parmi les favoris, Jeanjean seul Français en park

Après les épreuves de VTT, deux épreuves de BMX démarrent à partir de ce jeudi. L’une devient une habituée des Jeux, l’autre fait sa première apparition en tant que discipline olympique. Présentation du BMX racing, du freestyle, des athlètes français et des favoris.

Le BMX Racing, l’habitué des Jeux

Depuis les Jeux olympiques de 2008 à Pékin, les meilleurs coureurs de BMX participent à l’épreuve dite racing. Comme son nom anglais l’indique, il s’agit d’une course. Les athlètes chevauchent leur BMX et attendent le départ au sommet d’une butte de 8 mètres de haut inclinée à 35°, avant de se lancer sur un circuit aménagé pour l’épreuve. Aménagé sous-entend bien sûr qu’il est parsemé d’obstacles. Des bosses simples, doubles, des virages serrés, voilà ce qui attend les habitués de la discipline. Tout cela sur environ 400 mètres et le plus rapidement possible.

Les épreuves débutent par les trois manches de qualification dans la nuit de mercredi à jeudi à partir de 3h heure française. S’ensuit dans la nuit de jeudi à vendredi, les phases finales. Les trois manches de demi finale commenceront à 3h heure française et la finale se disputera à 4h40 pour les hommes et dix minutes après pour les femmes.

Des Français présents et favoris

Cinq spécialistes ont été sélectionnés par la Fédération française de cyclisme pour l’épreuve racing de ces Jeux olympiques. Chez les femmes, la jeune Axelle Étienne (23 ans), triple championne de France et médaillée de bronze aux mondiaux de 2019, et l’expérimentée Manon Valentino (30 ans), sextuple championne de France et double championne d’Europe, représenteront la délégation française. Deux rideuses à fort potentiel qui se sont rencontrées à de nombreuses reprises, notamment aux championnats de France. Manon Valentino a l’avantage d’avoir déjà participé à des Jeux olympiques, ceux de Rio en 2016 (8e). Mais elles auront affaire à une compétitrice de haut vol. Double championne olympique et grande favorite à sa propre succession, Mariana Pajón écrase incontestablement la concurrence. La Colombienne pourrait devenir la première à remporter trois fois les Jeux.

Chez les hommes, Romain Mahieu (26 ans), Sylvain André (28 ans) et Joris Daudet (30 ans) sont les heureux élus pour représenter la France olympique. Ces deux derniers représentent de grands espoirs de médaille. Joris Daudet possède un palmarès très étoffé. Il cumule un total de huit médailles, dont deux d’or, sur les championnats du monde, et est multiple champion de France et d’Europe. Seule la médaille olympique manque à sa vitrine, malgré des tentatives en 2012 (demi-finaliste) et en 2016 (quart de finaliste). Son principal adversaire, Sylvain André, se dresse face à lui avec trois médailles aux derniers Mondiaux, une de chaque métal, et un titre remporté à la Coupe du monde de 2017. Gare à Niek Kimmann tout de même. Comme Daudet, il ne manque que la médaille olympique au Néerlandais de 25 ans. Septième au Jeux de Rio et troisième au classement mondial, il sera à surveiller de près.

Image de synthèse du circuit de BMX Racing d’Ariake. ©Tokyo 2020

Le BMX freestyle, le petit nouveau

La partie freestyle du BMX fera ses grands débuts lors de ces Jeux olympiques. Après la première Coupe du monde organisée par l’UCI (Union Cycliste Internationale) en 2016, elle fait désormais son apparition en tant que discipline olympique en 2020. Et ce ne sera pas sa dernière ! Elle est d’ores et déjà retenue pour participer aux Olympiades de Paris en 2024. Lors de cette épreuve, les riders font eux aussi face à des obstacles. Ici, ils roulent dans un skatepark et font face à des murs, des modules de saut ou encore des spines. Leur but est de réaliser le maximum de figures acrobatiques en soixante secondes. Leurs performances seront notées en fonction de l’exécution des figures, leur difficulté, leur originalité ou encore de la hauteur de leurs sauts.

Au programme, deux nuits aux horaires similaires à celles du BMX racing. Les qualifications se dérouleront dans la nuit de vendredi à samedi à partir de 3h10 heure française. La finale se tiendra la nuit d’après, celle des femmes débutant à 3h10 et celle des hommes à 4h20 heures françaises.

Anthony Jeanjean seul freestyler français

Le seul Français à participer à la première édition olympique de BMX freestyle s’appelle Anthony Jeanjean. Double vainqueur des championnats de France de BMX freestyle park (2019, 2020), il a également été sacré champion d’Europe à Cadenazzo en 2019. Sur ce podium européen, on retrouve aussi Declan Brooks (3e), l’un de ses prochains concurrents aux Jeux olympiques. Outre le Britannique, le Français aura d’autres adversaires coriaces face à lui, notamment Daniel Dhers (36 ans) et Justin Dowell (21 ans), mais surtout Logan Martin. L’Australien de 27 ans est double champion du monde (2017, 2021), multiple médaillé aux X Games et surtout grand favori pour décrocher l’or olympique.

Côté féminin, aucune Française ne figure parmi les quatre Européennes présentes. Trois d’entre-elles forment le podium des championnats d’Europe de 2019 : Charlotte Worthington (Grande-Bretagne), Lara Lessmann (Allemagne) et Elizeta Posadskikh (ROC). Mais l’une des favorites de l’épreuve est Suisse. Nikita Ducarroz, 24 ans, a terminé seconde aux championnats du monde cette année et figure deuxième au classement général de la saison. Devant elle se trouve sa principale rivale, Hannah Roberts. Âgée de seulement 19 ans, cette jeune Américaine est déjà double championne du monde aux FISE World Series (2017, 2019) et est leader du classement général.

Crédit photo : Fédération française de cyclisme (FFC)

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